Paysage
Pendant du numéro précédent.
Memling (Hans). — Flamand.
* Triptyque dit de saint Christophe.
4. — Panneau centrsl. — Saint Chr istophe, saint i¥aw% saint Gilles» — Au milieu, traversant le fleuve, saint Christophe en tunique bleue, manteau rouge, appuyé sur une longue branche, porte sur ses épaules l'Enfant Jésus. Celui-ci, en robe verte, bénit avec sa main droite et se retient de la gauche au turban du Saint. A gauche, saint Maur, de troi? cparts tourné vers la droite, s'appuie sur sa crosse abbatiale et tient uii livre ouvert de la main gauche. A droite, saint Gilles, de trois quarts tourné vers la gauche, caresse de la main droite une biche et s'appuie de la gauche sur une crosse ; son bras gauche est percé d'une flèche.
Fond de paysage; à gauche, devant une grotte, un moine portant une lanterne allumée.
On lit sur le cadre : Anno Dni 1484.
BRUGES
5. — Volet de droite. — La Donalrice. — Vôtuo d'une robe noire bordée d'hermine, avec ceinture rouge et écharpe blanche, coiffée d'un hennin noir, une bague à l'annulaire de la main gauche. Barbe de Vlaenderbercii, ou van Ilorftvelde, est agenouillée devant un prie-Dieu, de trois quarts tournée vers la gauche. Derrière elle, agenouillées, ses onze filles, dont l'une porte le costume de l'ordre religieux de Saint-Dominique, et debout, sa patronne, sainte Barbe, en robe de brocart noir et or, manteau rouge, ceinture rose, retenue par une agrafe enrichie de pierreries, tenant une tour de la main droite. Fond de paysage. Sur le cadre : 1484.
A rapprocher de la sibylle Zametli, A l'hôpital Saint-Jean.
Au revers. — Saint Georges terrassant le dragon. (Grisaille.)
6. — Volet de gauche. — Le Dinialcar. — Guillaume Moreel, seigneur d"Oost-(]leyhem, bourgmestre de Bruges, en tunicjue grenat, manteau rouge, est agenouillé devant un j)rie-Dieu, les mains jointes, de trois quarts tourné vers la droite; derrière lui, ses v'u\(\ fils, également Ugenouilh^s, et debout, son jiatron Guillaume de Maleval, fondateur de Tordre des Ermites Guillelmiles. Celui-ci, vétu d'une cotte de mailles et d'une robe de bure, pose sa main gauche gantée sur l'épaule du donateur et porte de la droite un étendard semé de fleurs de lis d'or; à ses pieds, une bète fauve (le Diable). Fond de paysage : un château fort, à droite; une ferme et une chapelle, à gauche. Date sur le cadre : 1484.
Au revers. — Saint Jean-Baptiste debout, une bannière dans la main gauche, montrant de la droite l'agneau couché à son côté. (Grisaille.)
Pan. cent., H., 1,20 ;L., 1,54. — Fig., 0,95. — Volets, H., 1,20; L., 0,69. B. — Primitivement sur l'autel de la chapelle des Moreel à l'hospice Saint-Julien, puis, 'plus tard, dans la chambre des Tuteurs de l'ho.spice, ce triptyque fut transporté à Paris de 1794 à 1815. Le Louvre possède une étude du maître })Our la tête de saint Guillaume. Ce tableau a subi de profondes restaurations, la ligure de saint Jean, le bras gauche de sainte Barbe ont été presque entièrement repeints. Les dates sont fausses, suivant MM. Ck. et Cav. (II, 23), qui regardent cette cL'uvre, une des plus belles productions du maître, comme peinte par lui à une époque postérieure. M. A.-J. "Waltkks, au contraire, en accepte rauthcnticité, et M. J. Wkale {/inKjt's, p. 5C) croit seulement à l'addition des figures de saint Jean-Baptiste et de saint Georges, « peut-être ajoutées, en 1501, aui frais du deuxième et du troisième tils du donateur, Jean et Georges Moreel ». « La composition est etcelleiite, la manière hardie; aussi a-t-il moins sacrifié ici à la symétrie que dans les Fiançailles de sainte Cathenne, à l'hôpital Saint-Jean. La tête de saint Christophe est belle, fine, pleine d'intelligence et de vie. La tête et la main gauche de saint Gilles, la tête de saint Guillaume et celle du donateur sont aussi d'admirables morceaux. La rivière, au premier plan, est peinte avec une vérité et une profondeur remarquables : les ombres projetées par les rochers qui la bordent, ainsi que par lo corps du géant, sont rendues d'une manière savante ; dans le fond, la rivière devient claire et brillante, réfléchissant les lueurs du soir. » (Weale, Calai., 25.)
MUSÉE DE BRUGES
Minderhout (Hendrik van). — Flamand, i 632-1 696. 56. — Combat naval sous les murs de Bruges. Signé en avant : H. van Minderhout.
H., 1,60; L., 2,40. T. — Fig. pet. nat. — « Ce tableau, composé dans un style lumineux, est d'un effet des plus agréables. Les épisodes de l'avant-plan sont très variés. On y remarque cependant de la faiblesse de dessin quant aux personnages et aux animaux, et peu de fidélité quant à la topographie. » (Weale, Calai., p. 84.)
Oost (Jacques van), dit le Vieux. — Flamand, 1600-1671.