CHAPELLE SAINTE-BARBE
Claeissens (Pieter). — Triptyque.
Panneau central. — Ecce homo. — Au milieu, le Christ, dépouillé do ses vêtements. A gauche, le grand prêtre, en robe verte, tunique rouge et manteau vert, un roseau dans la main gauche, montre le Christ dt^ la main droite. Un homme en bras de chemise et caleçon brun clair lui pose les mains sur l'épaule et le bras.
Volet de gauche. — Saint Jean VÉvangéliste, en robe rouge et manteau rose, tient dans sa main un calice qu'il bénit.
Volet de droite. — Le Doîiateur Jeayi Montanus, abbé de l'Eeckout, en vêtements sacerdotaux, est agenouillé, tourné vers la gauche; fond de paysage.
Signé sur le panneau central, à droite : Petrus Claeiss fecit, 4 609. École flamande du xv^-xvi' siècle. — Mort de la Vierge.
Réplique, avec variantes, du tableau du même peintre à l'Académie de Bruges. (Voir p. 333.) — Attribué, sans preuves, à Jan Schorel.
Pourtour du chœur :
troisième chapelle dite de saint-joseph
* École flamande. — Triptyque dit de Saint- Hippoly te.
Panneau central. — Martyre de saint Hippohjte. — Au milieu, le saint est étendu sur le dos, les quatre membres liés à des harnais d'attelago que tirent quatre chevaux fouettés par leurs conducteurs; au premier
BRUGES
plan, les V(}tements du saint ; au fond, sur un tiTtro, trois spectateurs assis.
Volet de droite. — Le i)roeonsul, en costume oriental, accompagné de quatre personnes, annonce sa condamnation à saint Hippolyte, agenouillé, de profil tourné vers la gauche, vêtu d'un manteau bleu, et cliausses rouges; au fond, sur un sommet, un château fort.
Volet de gauche. — Dans un paysage, le donateur et sa femme, agenouillés, de trois quarts tournés vers la droite; au fond, une maison sur le bord d'une rivière.
Revers des volets. — Quatre figures, (Kaboul, eu pied, en grisaille: saint Charlemagne, saint Hippolyte, sainte Élisabeth et sainte Marguerite.
Les critiques qui altribnent cette peinture à Momling y croient trouver une preiivu d'un séjour de l'artiste à Venise, où il aurait copié les fameux chevaux do bronze. Cette opinion est fort contestable; car, conime le font remarquer CK.et Cav. (II, li)), t ces animaux no sont ni traités avec le même naturel, ni dessinés avec la môme correction que ceux de l'Apocalypse dans le Mariage de sainte V.atherine. La composition ne s'élève, d'ailleurs, guère au-dessus des plus médiocres productions de» élèves de Momling; les figures sont mal faites, la «tructure des muscles mal exprimée, les draperies de mauvais ^oût et les poses exagérées, selon l'habitude do Stucrbout. i Tel esl également l'avis de Waaoen (I, 121), de \V.\i;TEKà i^PeitU. /Iam.,82), de J. Whals (Ilruges, p. 102) qui remarque, avec justesse, que « le sujet représenté dans le compartiment du milieu est tout à fait étranger aux sentiments délicats et exquis de Memling i, que < le volet gauche est dans le môme stylo », mais que « le volet droit tient davantage de la manière de Memlinj,' ». Malgré la justesse de quelques-unes de ces critiques, cette peinture vivante et colorée nous semble une œuvre digne d'étudo et dont il serait intéressant do déterminer l'autour.
École flamande du xv-xvi* siècle. — VolHs (Vun retable en bois sculpté..
Volet gauche. — Partie inférieure. — La Conversion de saint Hubert. — Partie supérieure. — La Consrcration de saint Hubert.
Volet droit. — Partie inférieure. — Condamnation de sainte Lucie. — Partie supérieure. — La Charité de sainte Lucie.
Au revers. — Saint Gilles et trois ('vrnues.
Daté sur le cadre : 1533.