‹ La BelgiqueChapitre 48 sur 495 · Silène ivre (salle X · texte numérisé non relu

Silène ivre (salle X

Silène, la tôte chancelante, do profil tourné vers la gauche, regarde le vin couler d'un vase qu'il porte de la main droite; up. faune par derrière le soutient sous les bras et se tourne à droite vers une bacchante qu'il veut embrasser.

H., 1,32; L., 1,08. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Ancienne collection de Vinck de Wesel, à Anvers (1814). — Acheté 1,200 fraocs, en 1827, à la vente de Vinck. d'Orp, à Bruxelles. — Il existe de nombreuses répliques de ce tableau avec des variantes. Une de ces compositions, dont les premiers plans sont semblables à ceux du tableau de Bruxelles, a été gravée par S.-.\. Bolswert et Fr. Van den Steen.

266. — Portrait d'Alexandre Dellafaillc, magistrat anversois, au xvii* siècle (sal!e X).

Vu de face, le visage légèrement tourné de trois quarts vers la droite. Chevelure, moustaches et royale noires. Pourpoint noir, manteau noir, dont il retient les plis de la main droite; fraise et manclictles blanches. Au fond, à gauche, l'écusson de la famille Dellafaillc.

H., 1,10; L., 0,95. T. — Fig. à rai-corps, gr. nat. — Gravé i-ar L imiiudin. — Acheté 1,112 florins, en 1827. à M. Geelhand-Dellafaille.

* La Famille van Vilsteren (salle X).

Dans une chambre, à gauche, le père de famille, en vêtement de soie noire, col blanc et manchettes blanches, vu de face, jouant de la guitare, appuie son bras gauche contre le dossier d'une chaise rouge, sur laquelle est assise sa femme. Celle-ci, de trois quarts tournée vers la droite, en robe verte et corsiige blanc décolleté, portant un collier de perles, tient un nourrisson sur ses genoux. Devant son père, une petite fille, en robe brune à crevés et tablier blancs, deltout, tournée vers la droite, joue du tambour ; à droite, tournés de trois quarts vers la gauche, se tiennent debout trois autres enfants; une petite fille, au j)remier plan, en robe verte à crevés et tablier l)lancs; une plus grande à son côté, en longue robe noire, jouant du clavecin, et au second plan, un garçon en costume grenat, de profil, soulevant une draperie rouge. A droite, fond de paysage.

H., 1,50; L., 2,1.5. T. — Fig. pet. nat. — Acquis 200,000 francs, en 1894, du comte de Kibeaucourt, dans la famille duquel ce tableau a toujours été. t M. le comte de Ribeaucourt conserve soigneusement un grand tableau peint par Van Dyck où sont représentés sept portraits ou figures dans des attitudes très gracieuses..., le tout est si vrai et si naturel qu'on ne peut rien voir de plus parfait. » (Mansaert, peintre amuleur et curieux, p. 58.) N° 280 du Catalogue Smilh. L'enfant portant un tambour se retrouve en Cupidon dans un tableau ayant autrefois fait partie de la galerie Le Brun, Il est gravé par Le Villain, dans la Galerie des Peintres par Le Brun, t. I, p. 16, avec la mention : « d'après le tabhau original de Van Dyck ».

MUSÉE DE BEUXELLES

Cliché Hanfstaengl. Typogravure Boussod, Valadon et C'\

26G. — Van Dyck.

Portrait d'Alexandre DeUaf aille.

MUSÉE DE BRUXELLES

Dyck (Philip van). — Flamand, 1680-1752. 267. — Portrait de femme (salle VIII).

Assise, de face, en robe bleue décolletée, à manches blanches. Le coude du bras gauche, replié à la hauteur du front, est posé sur une table recouverte d'un tapis rouge, sur laquelle sont rangés des instruments de toilette ; au fond, un rideau rouge ; à gauche, un vase sur un piédestal, au bas duquel est la signature : P. van Dyck, 1726,

H., 0,53 ; L., 0,44. T. — Fig. à mi-corps. — Provenance inconnue.

Eyck (HuBKUT et Jan van). — Flamands : Hubert, vers 1366 (?)-l 426-, Jan, vers J390 (?)-l440.

* 19. — Adam et Eve (salle XII),

Ad(uti. — Dans une niche surmontée de l'inscription : Adam, et d'une grisaille représentant Gain et Abel, le premier homme est debout, tout nu, de trois quarts tourné vers la droite, le bras gauche rephé sur la poitrine. De la main droite il retient une touille de vigne qui cache sa nudité.^

* Au i-(>\('i s, il la partie supérieure, la sibylle Érytliréee^l agenouillée, de trois (piai ts louniée vers la droite, vn robe blanche à bordure dorée, fichu noir, coilfée d'un turban blanc à rayures rouges; au-dessus de sa tête, sur une banderole, les mots : Nil mortale conâb. afflata... es 7iu?nine celso; sur une traverse : Sibilla Eritrca. A la partie inférieure, une chambre donnant sur une rue de Gand, qu'on aperçoit par une double poHe. On lit sur l'arcade : Pleîia Dus lecmn.

H., 2,40; L., 0,38. B. — Fig. gr. nat. — La collection du Louvre possède deux dessins que MM. Cr. et Cav. (I, 78) considèrent comme originaux; mais cette assertion est contestable. La figure d'Adam est un petit fac-similé do la peinture; celle d'Eve offre quelques différences. Derrière ces dessins, on voit un homme écrivant, assis à un pupitre, et trois tètes de femmes en bonnet. — « On peut voir dans cette figure la connaissance approfondie du peintre en anatomie et dans les principes de la perspective appliquée à la forme humaine. Quoique la figure, dans son ensemble, manque d'une certaine noblesse, la tête a de la dignité et le corps do justes proportions. » (Ch. et Cav., I, "74.) — Voy. E. Leclerc, Van Eyck et Stuerbout au musée de Bruxelles {Gaz. des Beaux ArIs, 1861, t. IX, 283). « Quant à nos premiers parents, c'est à Bruxelles qu'il faut les voir dans les panneaux originaux qui ont paru trop peu vêtus pour une chapelle, et non dans la copie de Saint-Bavon, plus bizarre encore avec le tablier de cuir qui les habille. N'y cherchez, bien entendu, rien qui rappelle la Sixline ou les Loges. Ce sont deux êtres sauvages, horriblement poilus, sortis l'un et l'autre, sans que nul sentiment de leur laideur les intimide, de je ne sais quelles forêts primitives, laids, enfles du torse, maigres des jambes, Ève, avec son gros ventre, emblème trop évident de la première maternité. Tout cela, dans sa bizarrerie naïve, est fort, rude, très imposant. Le trait en est rigide, la peinture ferme, lisse et pleine ; la couleur nette, grave, déjà égale par le ressort, le rayonnement mesuré, l'éclat et la consistance au coloris si audacieux de la future école de Bruges. » (E. Fromentin, 423 )

MUSÉE DE BRUXELLES

* Ère. — Dans une niche surmontée de l'inscription : Eva, et d'une grisaille représentant le meurtre d'Abel, la première femme est debout, toute nue, tournée de trois quarts vers la gauche. Le bras gauche tombe le long du corps; de la main droite elle présente une pomme.

* Revers. — A la partie supérieure, la sibylle de C urnes agenouillée, de trois quarts tournée vers la droite, en robe verte, corsage bleu, coiffée d'un turban jaune recouvert d'un voile; au-dessus de sa téte flotte une banderole sur laquelle on lit : Rex ai... uduvirL p. secla futur, sciz. i. carm.; sur une traverse : Sibilla Cumnna. A la partie inférieure, une chambre, au fond de laquelle, dans une niche, une bouilloire sur un plat et un linge blanc pendant à une tringle.

H., 2,J0; L., 0^8. B. — Pig. gr. nat. — « La grande intelligence do l'artiste pour exprimer la beauté des formes par les lignes extc-rieures est remarquable dans la main et l'avant-bras ; mais la tétc est trop grande, k- corps penche légèrement en avant et les jambes sont trop grêles. » (Ck. et Cav., 1, "l.i — Ces deux panneaux, acquis par l'État, en 1860, de l'église de Saint-Bavon. à Gand, formaient une partie des volets du célèbre polyptyque du Triomphe de l'Agneau inyi^liqur, commencé vers 1120 par Hubert Van Eyck (t 1426), et terminé, après sa mort, en \4li2, par son frère Jean (voir plus loin, p. 306). La composition centrale est resté© seule dans l'église Saint-Bavon. Six autres panneaux, vendus en 1816, pour 0,000 francs, au marchand Nieuwenhuys, sont passés, en 1821, avec la collection Solly, au musée do Berlin, qui les paya -150,000 francs. Les deux panneaux ci-dessus ont échappé au mémo sort à cause de la nudité des figures, qui les avait fait reléguer, depuis nss, dans une armoire. L'acquisition fut faite aux conditions suivantes : I» une somme de 50,000 francs destinée à l'exécution de v.;rrièrc8 dans l'église de Saint- Bavon ; 2° un don à la môme église de la copie des six volets enlevés, peinte au xvi» siècle par Michel Co.xcie ; 3" une exécution et un don d'une copie de l'Adam et Eve. Ces deux admirables peintures montrent avec quel talent et quelle science les frères Van Eyck. savaient déjà traiter les figuras nues. Les imitations au xv^ et au xvic siècle en furent innombrables. Il est intéressant de les comparer, pour les difierences d'exécution et de style, avec les Adam et Eve de Masolino et de Masaccio, peints dans le même temps nu Carminé de Florence. > (Voir Florence, par les mêmes auteurs, 254 et 255.)

Eyck (Ja\ va\) (?). — Flamand.

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