MUSÉE DE TOURNAI
Dalem (van). — Flamand, xvii« siècle.
Une famille.
Dans un paysage, à droite, une femme en robe noire, col blanc et manchettes blanches , assise à son clavecin , regarde le spectateur ; derrière elle, son mari, en vêtements sombres, tourne une page de la musique. Au premier plan, à gauche, une petite fille et un petit garçon jouant avec un oiseau dans une cage.
H., 1,20; L., 1,60. T. — Fig. gr. nat., mi-corps.
Gallait (Louis). — Belge.
Portrait de Galilée.
H., 0,62; L., 0,50. T. — Baste gr. nat. — Don de Mme ye Gallait.
Portraits des frères Louis et Charles Haghe, artistes tournaisiens.
L'un, assis, de trois quarts tourné vers la gauche, est occupé à peindre; l'autre, debout derrière son frère, regarde son œuvre au second plan.
H., 0,23; L., 0,18. B. — Fig. pet. nat., mi-corps.
La Mère et la sœur de Vartiste.
H., 1,30; L., l m. T. — Fig. mi-corps, gr. nat. — Donné par M«ne Gallait.
Derniers honneurs rendus aux restes des comtes d^Egmont et de Horn par le Grand-Serment de la ville de Bruxelles,
Les corps sont étendus sur un brancard et recouverts d'une draperie de velours noir sur laquelle est posé un crucifix d'argent. Les têtes, à gauche , apparaissent posées sur des oreillers blancs tachés de sang, les cheveux et la barbe collés par le sang coagulé. A droite, un seigneur debout, vêtu d'un pourpoint noir à manches jaunes, une écharpe rouge sur la poitrine, le chaperon dans la main droite, une flèche d'arbalète dans la gauche, baisse la tête en regardant les deux têtes des martyrs ; derrière lui s'avancent des soldats en uniforme rouge, armés de piques et portant des étendards ; derrière le brancard, on voit un homme en armure, une écharpe jaune en sautoir, les deux mains appuyées sur son épée. Au fond, à gauche, un moine allume des cierges sur un autel.
Signé, sur le brancard, au milieu : Louis Gallait, 1831.
H., 2,50; L., 3,20. T. — Fig. gr. nat., jusqu'aux genoux. — « Tout le talent qu'on peut acquérir avec du travail, du goût, du jugement et de la volonté, M. Gallait le possède », » dit Théophile Gautier, dans son étude sur le Salon de Bruxelles de 1851. Dans son
TOURNAI
Histoire des beaux-arts en Belgique (p. 110 et 111), M. Lemonnibk développe cette opinion : « C'est un mélange habile de toutes les qualités de l'art, moins l'élan primesautier, le cri de la passion, le han irrésistible du génie Seules les têtes coupées parlent dans ce grand cadre... Une idéalisation malsaine gâte ici les visages, les mains, les silhouettes, en les dénaturant. Et la peinture soutenue, soignée, patiente, au lieu de s'emporter, ajoute sa belle indifférence à toutes les autres. » Une très belle réduction do cette peialure qui reste, malgré les observations ci-dessus, l'o uvre capitale du peii-tre et l'une dos meilleures compositions de l'école belge, a été acquise en avril 1895 par lo Musée d'Anvers.
Goes (Hugo van der) (?). — Flamand.
Saint Jean prêchant.
Dans un paysago, à jijaui'lio, dobout dans une chaire, saint Jean, de profil tourné vers la droite, vêtu d'une tunique violette et la tête entourée d'une auréole d'or, parle devant une nombreuse assistance groupée à droite.
H., 0,'75; L., 0,60. B. — Kig. pet. nat. — L'attribution donnée par lo catalogue est inexacte. Ce n'est là qu'une n-uvro d'atelier de la fin du xv' siècle.
Gossaert (J\n), dit Jean dk Mabuse(?).
Saint Donat.
Le saint, revêtu d inie riche dalinati(|ue, j)ortant une croix de la main droite, est tourné de trois quarts à droite; devant lui, une roue sur laquelle sont allumés des cierges.