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Les frères van Eyck

Adam et Eve.

MUSÉE DE BRUXELLES

l'autre rouge, la troisième blanche. Sur un monticule, un berger et son troupeau. Une ville à l'horizon. Au ciel, l'étoile indicatrice.

H., 0,84; L., 68. B, — Fig., 0,44. — Acheté 12,000 francs, en 1848, à M°>e Maertens de Rotterdam qui, dans \e Messager des Sciences et des Arts de cette ville (années 1829-1830), en avait donné une notice accompagnée d'une gravure au trait par Onghena. Attribution très contestable. — Ce tableau, qui doit être rapproché de ceux de Munich et de Berlin, représentant le même sujet, est inspiré tout à la fois de Van Eyck et de Memling, « C'est un travail appartenant à une de ces époques dé transition où les artistes ne se contentaient plus de se créer un genre qui reposât sur des bases originales, mais où ils se laissaient aller d'un style à l'autre et perdaient toute originalité dans leurs progrès. » (Cr. et Cav., II, p. 38.) — Le bréviaire Grimani, à Venise, contient une miniature ayant quelque ressemblance avec ce tableau. L'attribution qu'en faisait, au xvi» siècle, l'anonyme de Morelli, à Liévin de Witte, ou Hugues d'Anvers (Van der Goes), ne semble d'ailleurs pas justifiée. M. Wauters [Peint, flnvi., p. 126) le donne à Jean Mostaert. « Deux particularités, dit-il, caractérisent ce précieux tableau et se retrouvent dans d'autres qui sont à Anvers, à Munich et à Berlin ; le ton roussâtre de certaines carnations et la brillante exécution du paysage fini dans la dernière perfection. »

Eyck (École des van). — Flamand.

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