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Meert

Portraits des Syndics des Poissonniers.

MUSÉE DE BEUXELLES

MUSÉE DE BRUXELLES

Meert (Pieter). — Flamand, 1619-1669.

339. — Portraits des Syndics de la corporation des poissonniers, à Bruxelles (salle X).

Quatre hommes d'âge moyen sont agenouillés, de trois quarts tournés vers la droite, regardant le spectateur; costumes noirs, manchettes blanches et larges cols blancs. Fond brun.

H., 1,77; L., 1,60. B. — Fig. gr. nat. — Provient de la maison de la corporation. — « Ces quatre bourgeois agenouillés, largement drapés en leur costume d'un noir intense, aux têtes fines, bien caractérisées et modelées en pleine pâte dans des colorations lumineuses et vigoureuses, s'enlèvent magistralement sur le fond uniforme d'un simple frottis bitumineux. Ils sauvent de l'oubli le nom de Pierre Meert et placent ce maître parmi les plus remarquables portraitistes flamands de son temps. » (Wauters , Peint, flamande, p. 352.)

Memling (Hans) ou Memlinc. — Flamand, 1435 (?)-1 495. * 31. — Triptyque (salle XI).

Panneau central. — Le Christ en croix, pleuré par la Vierge et saint Jean. — Au second plan, le Christ en croix, la tête penchée sur l'épaule droite; à gauche, la Vierge, en manteau bleu, les mains jointes, vue de face, la tête inclinée vers la gauche ; à droite, saint Jean, les mains jointes, en manteau rouge, de trois quarts tourné vers la gauche; au pied de la croix, une tête de mort. Au premier plan, trois personnages agenouillés; à droite, François Sforza (?) de trois quarts tourné vers la gauche, les mains jointes, nu-tête, cuirassé et armé; derrière lui, son écusson surmonté d'un heaume à cimier fantastique. Au milieu, sa femme, Blanche Visconti (?), en robe brune, bordée d'hermine, manches rouges, coiffée d'un diadème en perles ; à gauche, s'inchnant sur la jambe gauche et regardant la croix, leur fils Galéas-Marie (?), en pourpoint bleu et blanc, à manches vertes, haut-de-chausses bleu, l3lanc et rouge, une toque rouge dans la main gauche, la droite posée sur la poitrine. Au fond, une ville fortifiée ; un lac entouré de coUines à l'horizon.

Volet de droite. — Au premier plan, à gauche, vue de face, sainte Catherine, en robe noire et manteau bleu, dont elle retient les plis de la main gauche, une couronne posée sur sa chevelure blonde, une épée dans la main droite, une roue à ses pieds; à droite, sainte Barbe, de profil tournée vers la gauche, en robe de brocart jaune et noir, manteau rouge, un cordon noir dans sa chevelure blonde, portant une tour dans ses mains. Au second plan, au milieu des rochers, saint Jean- Baptiste, de trois quarts tourné vers la gauche, en tunique marron et manteau gris, portant une croix, descend vers le premier plan. Contre

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le cadre, on lit à la partie supérieure : Ecce aynus Dei qui lollit pcccata viiindl.

Au revers. — Saint Georges, à cheval, \H\x d'une cuirasse, de trois quarts tourné vers la droite, s'apprête à tuer le dragon. (Grisaille.)

Volet de gauche. — Au premier plan, saint François d'Assise, en robe de bure, montrant ses mains stigmatisées, à genoux, de trois quarts tourné vers la droite ; à gaucho, saint Bavon, en pourpoint de brocart doré, manteau rouge, un turban noir bordé de fourrure sur la tiHe, portant sur son poing gauche un faucon, la main droite dans son escarcelle. Au second plan, sous un hangar, l'Enfant Jésus, adoré par la Vierge et trois anges ; à gauche, le bœuf et l'àne. Fond de paysage.

Au revers. — Saint Jérôme, assis à l'entrée d'une grotte, retire une épine de la patte d'un lion.

Paaneau central, H., 0,54; L., 0,46. — Volets, H., 0,54 ; L., 0,19. B. — Fig., 0,25. — Aclieté 23,000 francs, en 1872, à la vente Middleton, de Londres. — « Bien que l'œuvre rappelle Rogier Van der W'eydon, je crois que nous sommes réellement en présence d'un travail du jiinceau de Memling, mais des débuts do sa carrière ; c'est peut-être môme l'ci'uvre la plus ancienne que nous possédions du maître; seul, le diptyque de Chantilly, représentant également un Calvaire, et sur l'un des panneaux duquel est peint le portrait de Jeanne de Franco, duchesse de Bourbon, pourrait être de cette époque, antérieure à 1460. » (.\.-J. Wauteks, Hnns Mcmliiiy, p. 39.)

32. — Portrait de Guillaume Moreel, bourgmestre de Bruges dans la seconde moitié du xv® siècle (sailc XI).

De trois quarts tourné vers la droite, les mains jointes; chevelure brune, robe violette, avec bordure de fourrure aux manches; au fond, une balustrade et des colonnes. Paysage à l'horizon.

H., 0,3*7; L., 0,27. B. — Fig. on buste, trois quarts nat, — Derrière le panneau, les armoiries de la femme du bourgmestre et une inscription : ARMA. D, BARBARE DE VLAENDBHBERGH ALIAS DE HERSTVELDE UXORIS GUILLERMI. — « Ce portrait et le suivant, n° 33, autrefois à l'hôpital Saint-Julien, de Bruges, d'où ils furent enlevés lors de la domination française, furent acquis par le musée, en 1851, pour la somme de 4,950 francs, à la vente Van den Schrieck, de Louvain. » — « Ce tableau est une des onze peintures de Memling signalées, au milieu du xvie siècle, par l'historien Van Vaernw yck, dans les édifices de Bruges. Le portrait de Guillaume Moreel se retrouve dans deux autres tableaux de Memling, la Desrenie de croix (sous le nom de Rogier Van der Weyden), dans la galerie Doria à Rome, et le triptyque de Saint Christophe au musée de Bruges. » (.J. \Vauter.s, Hans Memling.) — M. Fktis croit que c'est par suite d'une distraction de l'artiste que les armoiries des deux personnages ont été peintes, celles de la femme au revers du portrait du mari et réciproquement. Il ne nous semble pas impossible que cette transposition ait été, au contraire, voulue de la part de Memling, comme pour prouver d'une façon plus évidente les liens qui unissaient ces deux modèles.

33. — Portrait de Barbara de Ylaendenberqh, femme de Guillaume Moreel (salle XI).

De trois quarts tournée vers la gauche, les mains jointes; robe vio-

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Cliché Lévy. Typogravuie Houssod, Valadoa et (J'".

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