‹ La BelgiqueChapitre 89 sur 495 · Portrait du duc d'Albe (salle IV · texte numérisé non relu

Portrait du duc d'Albe (salle IV

Debout, de trois quarts tourné vers la droite; cheveux courts, barbe et moustache grisonnantes ; sur l'armure damasquinée, une écharpe rouge;

MUSÉE DE BRUXELLES

au cou, la Toison d'or; dans laîmain droite, le bâton de commandement. La main gauche est appuyée sur une table couverte d'un tapis vert.

H., 1,37 ; L., 0,60. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Acquis, en 1868, pour 700 francs, de M. Slaes-Cockx. — « Quand on regarde ce portrait, on est certaia que, tout grand seigneur qu'il fût, et tout habitué qu'il fût à peindre des grands seigneurs, Antoine More était fort sérieux, fort attentif et passablement ému au moment où il s'assied devant ce tragique personnage, sec, anguleux, étranglé dans son armure, sombre, articulé comme un automate, et dont l\v\\ de côté regarde do haut en bas, froid, dur et noir, comme si jamais la lumière du ciel n'en a\ait attendri l'email. » (Fkomentin, p. 121.)

Mostaert (Ja\) ou Mostert (?). — Flamand, 1474-1355.

* 39. — Deux Épisodes de la vie de saint Benoit (salle XII).

1° Le Miracle du lamis brise. — Intérieur de cuisine. A gauche, saint Benoit, en vêtement rouge et manteau gris, est agenouillé, en prière, les mains jointes, de trois quarts tourné vers la droite; à droite, sa nourrice, en robe rouge à manches grises, tablier blanc, bonnet blanc, regarde le Saint et essuie avec une serviette son visage baigné de larmes; entre les deux personnes, sur le planclier en dalles blanches ot noires, le tamis brisé, que le Saint demande à Dieu de remettre en son premier état; à gauche, une marmite, un bufFet ouvert et une fenêtre, par laquelle on voit, dans un jardin, le Saint auquel la nourrice raconte que le tamis emprunté vient de se briser; au fond, une table, une chaise, une cheminée; par une porte entr'ouverte, on aperçoit une autre chambre.

2° Saint Benoît et le curé de Monlc-Preclaro. — Dans un paysage, au milieu, saint Benoît à gauche, le curé à droite, sont agenouillés; devant eux, sur une serviette, du pain, des verres, un couteau, une gourde et un panier que le curé, sur l'ordre de Dieu, est venu apporter le jour de Pâques au Saint retiré dans une caverne, qu'on aperçoit au second plan; à gauche, une fontaine. Au fond, près d'une maison, le curé, agenouillé, auquel Dieu apparaît dans une nuée; et le curé se dirigeant vers la demeure du Saint. A l'horizon, deux ponts sur une rivière.

Au revers des deux panneaux. — La Messe de saint Grc(joire. — A gauche, un prêtre, agenouillé devant l'autel, un encensoir et un cierge dans les mains ; derrière lui, saint Grégoire, également agenouillé, lisant dans un livre qu'il tient de ses deux mains; les marches de l'autel sont recouvertes d'un tapis semé de violettes et de marguerites, emblèmes^de Marguerite d'Autriche, à la cour de laquelle le peintre était attaché.

H., 1,68; L., 1,64. B. — Fig., 0,46. — Ces deux panneaux, qui étaient vraisemblablement les volets d'un triptyque, proviennent d'un ancien dépôt, — « Un des panneaux porto au revers la date de 1552. Il s'agirait, dès lors, d'un travail de l'extrême vieilUsso du maître. Ces œuvres n'offrent rien qui puisse servir à caractériser un artiste, et nous doutons de leur authenticité. » ',H. Hy.ma>s, K. v. M., p. 266.)

MUSÉE DE BRUXELLES

Moucheron (Frédéric). — Hollandais, 1633-1686. 359. — Paysage (salle IV).

H., 0,69; L., 0,75. T. — Fig. pet. nat. — Acheté 550 francs, en 1878, à la vente Geeland de Labistrate, à Anvers.

Navez (François-Joseph). — Flamand, 1787-1869. Portrait du peintre David (salle VI).

H., 0,70; L., 0,60. T. — Fig. en buste, gr. nat.

Athalie interrogeant Joas (salle VI).

H., 3,21 ; L., 3,85. T. — Fig. gr. nat. — Salon de 1830.

Neefs ou Nefs ou Neeffs (Pieter) le Vieux. — Flamand, 1570-1651.

* 360. — Intérieur de la cathédrale d'Anvers (salle VIII).

La nef centrale et deux nefs latérales sont vues de face ; à gauche, un prêtre, sous un dais, portant le Saint-Sacrement; à droite, des mendiants auxquels on distribue des aumônes. Aux piliers, des tableaux.

Signé, à droite, au milieu du premier pilastre : - ^

H., 0,58 ; L., 0,81. T. — Acheté 3,i:03 francs, en 1856, à M. Favart.

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