C. Jacques Ferdinand, qui suit, VIN
D. Philippe Jacques Marie BLOMMAERT , né le 8 novembre 1777, mort le 1° décembre 1804, épousa. le 16 juin 1809, à Gand, Thérèse Caroline Françoise Camberlyn, née à Gand le 41 novembre 1773, dont un fils :
Jacques Philippe Aimé BLOMMAERT, né à Gand le 21 décembre 1803, mort en bas âge.
E. Marie Thérèse Jossine, néc le 44 février 1780, morte le 6 juin 1794.
VIII. Jacques FenDiNAND BLoMMAERT, quitta l’université de Louvain pour faire partie des volontaires autrichiens ; congédié le 43 juillet 1800, il continua ses études à Bruxelles ; avocat le 4 prairial an XII, membre de la commission pour l'extirpation de la mendicité le 31 octobre 1817, membre des États députés de la Flandre orientale le 17 octobre 1817, membre du conseil de milice de la même province le 43 janvier 1819, échevin de Gand le 9 septembre 1818, commissaire royal de l'arrondissement de Gand le 44 avril 1824, né 8 mars 1774, mort le 16 novembre 1897, épousa, le 30 mai 1805, Catherine Philippine van den Bossche, dont cinq enfants, savoir :
BLOMMAERT DE SOYE. 93
A. Virginie Bernardine Pétronille, née le 17 avril 1806, épousa, Je 24 mai 4830, Auguste Alphonse van den Hecke, fils de Jean Bruno et de Marie Kervyn.
B. Jean Baptiste Philippe qui suit, IX.
C. Philippe Marie BLommaznT, auteur de différents ouvrages et membre de plusieurs sociétés savantes, né le 27 août 1808, épousa, en 1841, Thérèse Charlotte Massez, née à Gand le 45 octobre 1804, fille de Charles Massez, premier président de la cour d'appel de Gand, et de Marie Thérèse de Grossemy, dont deux enfants :
a. Charles Philippe BLOwMArRT, né le 9 octobre 1842.
b. Jean Paul BLOMMAERT, né le & mars 1844.
D. Charles BLOMMAERT, néle 24 mars 1819, mor! le 10 février 14899.
E. Thérèse Philippine Ferdinande, née le 21 mars 1819, épousa, le 42 novembre 1849, Albéric Félix Polydore Ghislain, chevalier de Formanoir de la Cazerie, fils de Charles Adrien Auguste et de Pauline van der Gote Metz-Blanc-Bois.
IX. JEAN BAPTisTE PuiLippe BLOMMAERT, né le 44 mars 1807, épousa, le 19 août 1846, Henriette Françoise Ysenbrandt, née en septembre 1820, fille de Henri Bernard Ysenbrandt, ancien sénateur, et d'Eugénie Sophie Delcambe, dont quatre enfants, savoir :
À. Albert Henri Catherine Ghislain BLOMMAERT, né le 9 novembre 1847, mort le lendemain.
B. Marie Catherine Henriette Ghislaine, née le 21 février 1849.
C. Léon Philippe Eugène Ghislain BLOMMAERT, né le 14 février 1851.
D. Gabrielle Virginie Henriette Eugénie Ghislaine, née le 45 avril
DB SABLE : à la bande d'or. COURONNE : À cinq fleurons. SUPPORTS: deux griffons contournés d'or. CiMIER : une aigle essorante de sable.
Courcelles a fait de l’histoire de la maison de Blondel une étude approfondie, et son travail, résumé fidèle des écrits de ses devanciers, est d’une importance qui nous détermine à le reproduire :
« La maison de Blondel est recommandable par la pureté de son origine, les nombreuses possessions seigneuriales et titrées qui ont fait l'apanage de ses diverses branches, les alliances immédiates qu’elle a toujours contractées avec les maisons les plus illustres de France et des Pays-Bas, et surtout pour les services éminents qu'elle a rendus à nos rois, depuis plusieurs siècles, dans nos armées, dans Île commandement de nos places de gucrre et dans la haute magistrature. Elle est issue, au sentiment de l'historien de Cambrai, d’un puiné de la maison de Gonñelieu, l’une des plus considérables de l’ancienne chevalerie du Cambrésis, où elle florissait vers le milieu du xi° siècle, dans la personne de Hugues de Gonnelieu, chevalier, bienfaiteur, en 1060, de l’abbaye d'Honnecourt, près de Cambrai. Le titre du tournoi d'Anchin, de l’an 4096, fait mention de Wautier de Gonnelieu, de Williaume de Vailly, son frère, et de Williaume, dit Blondel, son neveu. Les mêmes comparaissent dans une charte de l’an 1109, en faveur de l’abbaye de Saint-
Aubert , et Guillaume Blondel est encore nommé, parmi les barons et chevaliers du Cambrésis, dans une charte de Hugues, châtelain de Cambrai et seigneur d'Oisy, en faveur de l'abbaye du Mont-Saint-Éloy, du mois de juillet 4129. De plus, on trouve plusieurs sujets de la même maison, depuis l'an 1170 jusqu’en 1245; mais la filiation n’est établie que depuis Baudouin Blondel, premier du nom, chevalier, qui accompagna le roi Saint-Louis dans sa dernière croisade en 4270 et fut tué à la fameuse bataille de Woeringen en 19288. Il avait épousé Béatrix de Rosoy, fille de Roger, sire de Rosoy en Thiérache, et arrière-petite-fille de Clérambault, sire de Rosoy et d'Élisabeth de Namur; cette dernière, fille de Godefroi, comte de Namur, époux, vers l’an 1088, de Sybille de Château-Porcien. Les enfants de Baudouin I et de Béatrix de Rosoy furent éhtre autres : Jean Blondel, chevalier, seigneur de Sailly, et Baudouin ou Ghislain Blondel.
» De Jean Blondel, chevalier, et d'Agnès de Furnes, sa première femme, sont sorties quatre branches principales :
» 4° Les seigneurs de Sailly, vicomtes de Vadancourt en Vermandois, qui ont donné un vaillant capitaine, au commencement du xv° siècle, dont le fils aîné du second lit fut gouverneur de Saint-Valéry et de Malmaison, pour le duc de Bourgogne, grand prévôt de Cambrai en 1453, gouverneur des terres de Crévecœur, d’Arleux et de Rumilly en 1463. Sa postérité s’est éteinte dans la personne d'Antoine Blondel, premier du nom, vicomte de Vadancourt, seigneur de Bayenpont, reçu conseiller au parlement de Paris le 47 août 4588, puis conseiller d’État, et du conseil privé du roi. Gette hranche s'était alliée aux maisons d’Astiches, de Belleval, d'Espinoy, de la Fosse, de Fromezelles, de Givenchy, d'Harlebeck, de Hellin, de Lambres, de Maignac, de Maraville, de Noyelles, du Peschin, de Preud’homme, de Ricamer, de Rouvroy Saint-Simon, de Vignon, etc.
» % Les seigneurs et barons de Cuinchy, sortis au sixième degré de la branche précédente, et éteints l'an 1684, après avoir donné des gouverneurs, des grands prévôts et grands baïllis de Cambrai, de Tournay, de Mortagne, de Saint- Amand, de Lille, de Wavrin et de Philippeville, plusieurs colonels et officiers de marque au service de France, et un lieutenant général des armées de Sa Majesté Louis XIV, et s'être alliés aux maisons de Beauffort, de Mercatel, de Bercus, le Blanc de Caroy, Blondel Oudenhove, Bonnières de Guines, de Bosc de Maesdam, del Campo, de Cantaleu, de Chaumejan-Fourilles, Diedemen de Riandrie, de Hennin de Ghislenghien, l’Hospitalier, d’Ydegem, Imbert de la Bazecque, de Lannoy d’Ablain, de Logenhagen, du Mesnage, de la Motte du Tronquoy, Oudart de Guinchy, de la Porte, de Proisy, Rosel de Hordaing, de Saint-Venant, de Stanley, de Tenremonde, de Verreycken, de la Viefville-Steenvoorde, de Villasera, etc.
» 3° Les barons de Blondel de Beauregard, formés au huitième degré par Louis Blondel, chevalier, seigneur de Beauregard, des Haut-Bois, de Baillelet, d'Havrincourt, d'Hainville, de Bois-l'Esquier, qui fut gouverneur de Bapaume et commissaire ordinaire des montres de guerre en 4572 pour le service de Sa Majesté Catholique en Flandre, Artois, Hainaut, Cambrésis et Tournaisis. Cette branche a donné plusieurs officiers supérieurs au service de France et s’est alliée aux maisons de Bertoul d'Herboval, du Breuil- Helion, de Cambry du Châtelet, de Cardevacque-Beauvoir, du Carieul, de Grebert de Doulcy, de Martigny, le Mercier du Payage, de Mortagne-Landas, de la Motte-Baraffe, de Partz, Despret de Rochaincourt, de Reissenbach, Snouck de Hultsberg, Wachat, etc.
» 4° Les barons de Drouhot, formés par Jean de Blondel, sixième du nom, écuyer, seigneur du Barlet et de Hainville,
mort en 1643, second fils de Jean V, chevalier, seigneur de Beauregard, et de Marie de Cambry. Cette branche a donné un lieutenant général et plusieurs capitaines et officiers supérieurs au service d'Espagne et deux colonels au service des rois Louis XIV et Louis XV, et s’est alliée aux maisons du Bus, de Carondelet de Tumery, de Caulaincourt, Corps des Gouttes, Drouhot de Féchain, Rodrigue, le Vasseur de Valhuon, Wyts de la Boucharderie, etc. Elle subsistait l'an 1772 en trois mâles et trois demoiselles.
» Les armes de ces quatre branches de la maison de Blondel sont : de sable à la bande d'or, l’écu timbré d'un casque taré au tiers, orné de ses lambrequins d'or et de sable et d’une couronne de marquis. Supports : deux griffons d’or armés et langués de gueules. Cimier : une aïgle essorante de profil de sable. Cri de guerre : Gonnelieu.
» Baudouin ou Ghislain Blondel, second fils de Baudouin I, est auteur d’une nombreuse postérité, substituée aux nom et armes d'une branche de la maison de Joigny. Cette branche de la maison de Blondel s’est subdivisée en trois rameaux :
» 4° Les seigneurs de Longvilliers, de Mery et de Canteleux, titrés de barons et de marquis de Bellebrune en Boulonnois, qui ont donné un écuyer tranchant du roi Louis XI, sénéchal et gouverneur de Ponthieu, ainsi que son fils, qui fut gentilhomme ordinaire de la chambre de Charles IX et chevalier de son ordre en 4570. Antoine, l’un des petits-fils de ce dernier, fut lieutenant général des armées du roi, de la promotion du 10 juillet 4652 ; deux frères d'Antoine furent reçus chevaliers de Malte de minorité en 1611 et 1618, et un troisième fut capitaine au régiment des gardes françaises, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIII, puis maréchal de camp le 26 novembre 1652. Cette branche s’est alliée aux maisons d’Ailly d'Annery, de Boulainwgliers de
Bournonville, de Béthune-Locres, de Caruel-Boranc, de Courteheuse d’Antigny, de Crequy, Crespieul d’Ambricourt, des Essarts de Meigneux, d'Estampes-Valançay, de Fay, de Forcet, de Hallewyn-Tronchiennes, de Harville des Ursins, de Marle, de Mouchy, de Morainvilliers, de la Motte de Bellebrune, de Roussel d'Orville, de Vion de Tessancourt, etc. Ce rameau écartelait aux 1 et 4 de gueules, à l'aigle d’argent, qui est de Joigny ; aux 2 et 3 d'argent à trois aiglettes de gueules, becquées et membrées d'azur, qui est de Marle.
» 9 Les seigneurs de Bellué en Bordelais, formés par Charles de Blondel de Joigny de Bellebrune, frère d’Antoine, lieutenant général des armées du roi Charles, fut seigneur de Boisguillaume, capitaine de cent hommes d'armes, maître d'hôtel du roi Louis XIII et commandant dans les ville et château de Blaye. Ses descendants ont tous porté les armes dans divers grades et se sont alliés aux familles de Ferrand, de Corson de l'Isle et Daulède de Pardaillon. Dans les preuves qu'ils firent en 1734, pour les pages de la petite écurie des rois (de France), on voit qu'ils portaient les armes de Joigny sans écarteler de Marle.
» 4° Le rameau des barons de Pamele, bers de Flandre, séparé des seigneurs de Méry et de Longvilliers, vers la fin du xiv° siècle; ce rameau, décoré de la chevalerie héréditaire, par diplômes des 20 septembre 1581 et 9 décembre 4588. a donné plusieurs conseillers et un chef président du Conseil privé de l’empereur , et s’est allié aux maisons d’Alaert, de Breydel, de Cambronne d’Argoules, de Carnin, de Carondelet, de Cauwenburgh de Cayen, de la Chapelle, de la Corona, de Courteville-Linden, d'Evora y Vega, de Griboval, de Grimaldi, de Gruutere, d'Hallewyn, van den Heede, de Herselles, de Lichtervelde, de Lieres, de Maldeghem, de Mamez, de Montmorency-Croisilles, du Quesnoy d'Audenaerde et de Pamele, de Renty, de Sainte-Aldegonde,
de Steenhuys, de Touteville, de la Viefville, de Vlaminckpoorte, de Wastines, de Winnoc-Saint-Quentin, de Wynckelman, etc. Théodore, comte de Joigny de Pamele, époux de dame Rose d'Ennetières, chef actuel de cette branche, est le seul qui ait postérité. Les armes de cette branche sont : écartelé aux 1 et 4 de gueules, à l’aigle d'argent aux 2 et 3 fascés de gucules et d’or. »
Donner à chacune de ces branches de complets développements, serait s'étendre bien au delà des limites imposées à cet ouvrage par l'abondance des matières; c'est à la généalogie de la maison belge, dont le nom est inscrit en tête de cette notice, que nous devons exclusivement nous consacrer.
Ï. BauvouIx BLonpez, chevalier, tué à la bataille de Woeringen, en 1288, accompagna Saint-Louis dans sa dernière croisade, en 4270. Il épousa Béatrix de Rosoy, dont un fils, Jean, qui suit, II.
IT. JEAN BLonpEz, seigneur de Sailly et d'Erpy, morten 1368, grand-bailli du Vermandoiïis, en 1328, épousa : 1° Agnès de Sucre, et 2° Alix le Preud'homme, fille d’Alard, seigneur de la Mayrie d’Anappe, d’Halluin et de Crux, et de Mahaudly-Prevost de Basserode, morte en 1305.
Il eut du premier lit deux enfants, savoir :
À. Simon, qui suit, II.
B. Guillaume BLonpez, grand bailli du Vermandois en 1356, conseiller au parlement de Paris, en 1366.
IE. Simon, pit BaupouiN BLoNDEL, chevalier, seigneur de Sailly en 1368, épousa Béatrix de la Fosse, fille d'Hoston, seigneur d'Ayette, et de Béatrix de Hainecourt, dont cinq enfants, Savoir :
A. Jean BLonDeLz, seigneur de Sailly, écuyer de la chambre du duc de Bourgogne, Philippe-le-Hardi, en 14371, premier écuyer de son
écurie, envoyé le 4% mai 1396, par Philippe-le-Hardi, en ambassade vers le duc de Milan, marquis de Montferrat, et le prince de Piémont et de la Morée, pour terminer les différends qui existaient entre eux, au sujet du comté de Savoie ct de son pays au delà des monts.
Philippe-le-Hardi, dit le chroniqueur Olivier de la Marche, tenait Jean Blondel en si grande estime qu'il le destina pour faire partie de la maison de son fils, le duc Jean, quand il lui aurait succédé au duché de Bourgogne et au comté de Flandre; toutefois, Jean Blondel, ayant, plus tard, pris parti pour le roi de France, les propriétés qu'il relevait du duc de Bourgogne furent confisquées. Par représailles et dans l’espoir de rentrer dans ses seigneuries , il surprit le fort de la Malmaison, à deux lieues de Cateau-Cambrésis, entreprise difficile dont le récit se trouve dans la célèbre chronique de Monstrelet. 11 réussit dans ses desseins et non-seulement il rentra en possession de ses fiefs, mais encore il récupéra la faveur de la maison de Bourgogne et mourut dans un âge fort avancé. Il avait épousé Louise d'Escaubeque, fille de Jean Sauvage, seigneur d'Escaubeque, chanceher de Bourgogne, dont deux enfants :
a. Jean BLoxpeL, seigneur de Sailly. Monstrelet en fait mention dans le récit de l'expédition malheureuse que le duc de Bourgogne tenta contre le fort de Montorgueil, près de Bouvines. Il épousa N. le Roy, dont une fille, Marie, qui épousa Guillaume de Croix, et un fils qui ne laissa point de postérité mâle.
D. Jeanne, épousa Jean de Lacherie.
B. Baudouin, qui suit, IV.