‹ La Belgique héraldiqueChapitre 120 sur 165 · C. Léon Philippe Marie, qui suit, XVI · texte numérisé non relu

C. Léon Philippe Marie, qui suit, XVI

D. Gustave Louis Mario ve BurBure, chevalier, ancien cmplové supérieur de l'administration de l'enregistrement et des domaines, conservateur des hypothèques à Gand, major au 3° bataillon de Îa 4 légion de la garde civique à Gand, membre de la commission directrice du conservatoire de musique, à Gand, né à Termonde le 22 juillet 1845, s’est livré avec succès à la composition musicale. Il a publié plusieurs morceaux pour harmonie dans le Journal de musique militaire de Paris, et des valses, galops, romances, chansonnettes, etc., à Bruxelles et à Gand. Il a épousé à Gand, le 26 octobre 1841, Sidonie Marie Verhaeghe, née à Gand le 28 septembre1820, morte à Gand le 29 décembre 1845, fille de Jacques Jean et de Catherine Marie Caroline van Poucke, dont trois enfants :

a. Oscar Édouard Faustin Marie DE BURBURE DE WEZEMBEEK, né à Gand le 25 juillet 1842.

b. Hector Gaspard Faustin Marie be BURBURE DE \VEZEMBEEX , né à Gand le 51 juillet 1845.

c. Marie Mathilde Faustine, née à Gand le 24 décembre 1843.

E. Mathilde Henriette Marie, née à Termonde, épousa à Termonde, le 40 septembre 1845, Jean Baptiste Auguste Antoine Joseph Louis Guillaume le Grelle, fils atné du comte Gérard le Grelle, ancien membre du Congrès national ct de la Chambre des représentants, ancien bourgmestre d'Anvers, etc., dont huit enfants.

XVI. Léon Pailippe MARIE, CHEVALIER DE BURBURE DE WEZEN- BEEX , Chef de nom et d'armes de sa famille, membre de la classe des beaux-arts de l'Académie royale de Belgique, de la commission des monuments, de l’Académie royale des beaux-arts d'Anvers, de l’Académie de Sainte-CGécile à

Rome, etc., né à Termonde le 46 août 1812, remporta le premier prix au concours de composition musicale, ouvert en 1840 par la Société des Sciences, des Arts et des Lettres, du Hainaut, docteur en droit de l'Université de Gand depuis le 8 août 14832, ancien administrateur de l'académie d'Anvers et compositeur de musique renommé. Ses premiers succès dans la carrière musicale datent de l'exécution d'une de ses œuvres dans un concert donné à Gand, le 5 mars 1830, par la Société de la « Lyre Académique, » dont il était l’un des fondateurs et le bibliothécaire directeur-adjoint.

Revenu à Termonde, il se plaça, avec son frère Gustave, à la tête de plusieurs sociétés musicales, entre autres la « Société Philharmonique de Sainte-Cécile » qui, sous la direction de ces deux artistes distingués, acquit bientôt une brillante renommée; de la société dramatique « Kunstliefde » et de la société des « Chœurs des Échos de la Dendre. » C'est pendant la présidence de M. le chevalier Léon de Burbure que cette dernière remporta d’éclatants et de nombreux triomphes dans les concours des villes de première classe, aux luttes vocales de Bruxelles, Mons, Gand, Furnes, etc.

Des travaux plus sérieux absorbèrent bieutôt M. le chevalier Léon de Burbure. En 1831, à la deinande de MM. Fétis et Auguste Voisin, iltranscrivit et annota le célèbre traité de contre-point de Jean de Muris et le « Tractatus effectuum musices » d'Égide Carlier, du manuscrit de la bibliothèque de Gand.

Membre du conseil de fabrique de l'église de Notre-Dane à Termonde, en 1849, il s'occupa pendant trois années du dépouillement et de la classification des archives du chapitre et de l’église.

Le mérite de ce travail remarquable fut si justement apprécié, qu’en 1845, époque à laquelle M. le chevalier Léon de Burhure vint fixer son domicile à Anvers, les marguilliers

BURBURE. 287

de la cathédrale recoururent à lui pour le prier de vouloir, . comme à Termonde, faire le classement de leurs archives qui, depuis 1798, se trouvaient dans le plus grand abandon et dans un complet désordre. M. le chevalier Léon de Burbure accepta cette besogne ardue avec le plus louable empressement et avec un désintéressement sans égal. Il fallut des années pour accomplir cette tâche difficile, mais elle fut couronnée d'un succès absolu. Les découvertes faites durant ce travail par l’intrépide et savant archéologue embrassent la période de 1195 à 1798 et jettent un grand jour sur les hommes célèbres, les arts et l’histoire de la Belgique.

Depuis 1848, M. le chevalier Léon de Burbure, par ses écrits, a acquis un rang distingué dans la littérature du pays ; ses œuvres musicales, publiées en grand nombre, mais dont les principales, dit-on, sont encore inédites, ont attaché à son nom une réputation justement méritée de talent, d’assiduité au travail et d'heureuse fécondité.

M. le chevalier Léon de Burbure a épousé à Anvers, le 25 septembre 1855, Louise Joséphine Marie Eugénie Rymcnans, née à Dusseldorf, tille de feu Jean Joseph Eugène et de Marie Catherine Joséphine Gertrude Reyland, morte à Anvers le 2 août 1865, à l’âge de soixante-treize ans.

Sans enfants.

BURLET.

D'AZUR au chevron d'argent, accompagné de trois croissants montants d'or et d'une rose de gueules, tigée et feuillée de sinople.

Cette famille, qui reçut ses premières lettres d'annoblissement le 15 août 1763, est originaire de la province de Namur.

Ï. ANTOINE DE Burner, receveur de la terre et baronnie de Perwez pour la comtesse douairière d'Egmont, épousa Jeanne Franquinet, dont, entre autres enfants, il eut un fils, Lambert, qui suit, II.

IT. LAMBERT DE BURLET, né à Namur en 1688, avocat au grand conseil à Malines, annobli par lettres patentes du 15 août 4763, épousa Isabelle Mortgat, fille d'Hubert, drossart du marquis d’Assche, annobli par lettres patentes du 20 août ‘4704, et d’Agnès T’Kint, dont deux enfants, savoir :

A. Lambert, qui suit, HI,

B. Anne Thérèse, née en 1735, morte en 1820, épousa à Malines, le 4° décembre 1764, Herman Joseph, baron de Bernard de Fauconval, seigneur de Deukem, né au château del Thour, à Saint-Paul, le 27 novembre 1734, mort au château de Bloemendael, à Strombeck, le 40 mai 1837, enseigne au régiment de Los Rios, retraité avec un grade supérieur, dont elle eut cinq enfants.

IT. LAMBERT GÉRARD DE BURLET, né à Malines, servit comme cadet dans lerégiment d’Aubran, au service impérial, épousa

à Tourinnes-les-Ourdons (Brabant), Marie Josèphe de Bernard, fille quatrième de Charles Jacques, seigneur de Fauconval et de Deukem, né au château del Thour, à Saint- Paul, le 93 juillet 1700, mort le 10 octobre 1776 et d'Isabelle Martin de Beaumont, née en 1740, morte le 13 janvier 1719, dont deux enfants, savoir :

A. Gérard Antoine Joseph, qui suit, IV.

B. Charles Louis Wenceslas bg BURLET, né à Perwez le 44 avril 4777, mort à Malines le 9 novembre 1848, épousa à Perwez, le 42 brumaire an X, Thérèse Françoise Ghison, fille de Jacques, conseiller au grand conseil de Malines, dont deux enfants.

IV. Géranb ANToixe Josepn pe BURLET, reconnu dans la noblesse du royaume par arrêté royal du 2 juillet 1889, fut officier au régiment des dragons la Tour.

BURTIN.

D'ARGENT à la fasce ondée d'asur accompagnée de trois merlettes de sable dont deux en chef et une en pointe. HRAUME : couronné et surmonté d'une merlette de sable. LAMBREQUINS : d'argent et d'azur. COURONNE : de chevaller pour le titulaire.

Cette famille, qui s’est d’abord fixée en France puis dans le Limbourg vers 1680 , est originaire d'Italie. Elle possède des titres anciens à la noblesse comme le prouvent les documents ct des lettres de souverains qu'elle conserve encore actuellement. D’après des renseignements certains, cette famille existait partiellement en France. C'est ce qui a été reconnu dans le temps par la très-ancienne maison des barons de Burtin, à Reims en Champagne, qui y existait encore en 1790 et qui s’est ensuite émigrée. Elle a toujours brillé dans la magistrature et dans les conseils de la province et de la commnne , mais elle s'est surtout distinguée dans les sciences et les arts. Les charges honorables et convoitées, que ses membres ont remplies sous le règne des princes évêques de Liége, ne s'accordaient qu'aux personnes distinguées par leur naissance, leurs alliances et leurs capacités.

Monsieur François-Xavier de Burtin (voir IIT), de noble qu'il était, fut élevé à la dignité de chevalier héréditaire par l'empereur Joseph IT, et Sa Majesté Léopold I", roi des Belges, reconnut et confirma ce titre au petit-fils de François- Xavier, par lettres patentes du 95 décembre 1856.

I. N. Burrin, propriétaire foncier dans les environs de Maestricht où il est mort en 1690, laissa un fils, Louis Jacques, qui suit, Il.

II. Louis Jacques Burrix, licencié ès-lois, conseiller procureur général ad lites du prince évêque de Liége, à Maestricht, mort à Maestricht en 1763, épousa le 26 avril 1721, Marthe Thérèse Claessens dont, entre autres enfants, il eut trois fils qui suivent :

A. Monulphe BurTiN, né à Maestricht le 16 juillet 4724. Entré au noviciat de la Compagnie de Jésus, le Père Monulphe se distingua de bonnc heure par son érudition et son assiduité au travail. En 4753, il fut envoyé à Paris pour y continuer son cours de théologie; ordonné prêtre après la troisième année, il revint en Belgique l’année suivanto. 11 s’appliqua alors surtout à l'éloquence sacrée, et c'est ainsi qu'en 4770 le duc Charles de Lorraine le nomma prédicateur ordinaire à sa cour, fonctions qu’il remplit pendant plusieurs années. Le Père Monulpho Burtin, qui fut un des plus célèbres prédicateurs de son époque, a laissé un grand nombre de sermons vraiment remarquables.

B. Frédéric BurTIN, né à Maestricht le 43 juin 1726, entra également au noviciat de la Compagnie de Jésus le 28 septembre 1743. Ordonné prêtre en 1754, le Père Frédéric, après avoir rempli plusieurs fonctions, fût nommé recteur du collége de Maestricht en 1763 ot de celui de Malines en 1768.

Page 1