BUS DE GISIGNIES (DU
Coupé : d'or a la palme de sinople et écartelé : au premier, d'agur à un écusson d'argent en abime, entouré de quatre fleurs de lys de même, qui est pu Bus ancien (1): au deuxième. d'argent à la croix de gueules, ayant en cœur une rosette d'or, cantonnée de quatre étoiles de sable, bordée d’une bordure endentée de gueules, qui est BAUDREXGHIEN: au troisième, d'or à trois merlettes de sable, qui est VUYLSTERE ; au quatrième, d’azur à l'épée d'argent en fasce, la pointe à dextre, au pommeau d'or, accompagnée de trois merlettes d'argent, deux en chef, une en pointe, qui est DEUR- WAERDER : COURONNE : de vicomte, sommée d'un heaume d'argent, liseré, grillé, décoré d'or et de sinople. CIMLER : une aigle naissante de sable. SUPPORTS : deux lévriers rampants d'argent contournés, colletés d'or, portant bannières : à dextre de la première partie de l'écu et à sénestre de la seconde.
DEVISE : Finin laborum palma (d'or sur un ruban d'azur).
Cette belle famille, originaire d'Artois, appartenait jadis à la gouvernance de Lille, a brillé dans les armes, dans la magistrature, dans les fonctions les plus éminentes de l'ad- Ministration supérieure.
Robert du Bus, écuyer, seigneur du Fresnel, conseiller de la gouvernance de Lille, reçu bourgeois de cette ville le 12 avril 14577, fut fait chevalier par lettres patentes datées de Bruxelles, le 48 mai 1649.
Léonard Pierre Joseph du Bus de Gisignies, président de la seconde chambre des états généraux des Pays-Bas, reçut par lettres patentes du roi Guillaume I‘, en date du
(1) A cette exception près que du Bus entourait de sept fleurs de lys d’argent, l'écusson en ablme.
22 mai 1819, le titre de vicomte, transmissible à sa descendance mâle par ordre de primogéniture.
Un autre arrêté royal du 14 juin 1822, complémentaire de la disposition du 22 mai 1819, accorda, à tous les membres de la famille du Bus de Gisignies , les armoiries que nous venons de décrire.
Bernard, Constantin et Albéric du Bus de Gisignies, fils de Léonard Pierre Joseph, ci-dessus, furent d'abord créés barons par arrêté du 29 août 1834 et ensuite vicomtes, à titre héréditaire, par diplôme de Sa Majesté le roi Léopold I", en date du 22 février 18492.
Nous n'avons pu recueillir qu'un fragment incomplet de cette famille à laquelle appartenait le comte du Bus, qui servit sous Louis XV, prit part à la bataille de Fontenoy, fut, plus tard, prévôt royal héréditaire de la gouvernance de Lille, jusqu'en 1789, et épousa une dame de la maison de Rouveroy, qui mourut à Lille, le 14 mai 1857, à l’âge de près de cent ans.
On trouve dans un diplôme délivré à Bruxelles, le 27 octobre 1653, quelques éclaircissements sur l’origine de cette famille.
« PiziPpg. . . de la part de notre cher et bien-aimé messire Robert du Bus, chevalier, seigneur dudit licu, nous a très-humblement remontré qu'il seroit descendant de la famille et estocq de feuc Isabeau du Bus, vivant femme de Tristan Canard, de laquelle alliance seroit issu Jean Canard, écuyer, allié à damoiselle de la Jacquerie, et que par le tombeau desdits Tristan Canard (mort le 27 février 1389) ct d'Isabeau du Bus (décédée le 8 décembre 1374), étant au cloître des frères Mineurs de Lille, les armes dudit tristan y seroient gravées au-dessus de sa tête, sans timbre, comme aussi celles de ladite Isabeau du Bus, mi-parti avec celles dudit Tristan son mari, et que sur le tombeau dudit Jean, leur fils, y joignant, paraissent sur sa cotte d'armes les armes dudit Tristan, son père, écartelées avec celles de ladite dame Isabeau, sa mère, ct en l'écu sur lequel il es!
BUS DE GISIGNIES. 299
reposans sa tête audit tombeau paraîtraient los mêmes armes mi-panti timbrées d'un heaume ouvert et trail, couronné d’une couronne suræontée de la tôle et coi d’un cheval, semblable à celui que portait dès lors. et devant Robort du Bus, écuyer, mari de Jeanne Eskiparde, au-dessus de ses armes, et que porterait ausai le remontrent, comme élant de la même famille, au-dessus des siennes qui seront d'aaur à l'écusson d'argent en cœur, entouré de fleurs de 1ys de même, timbré d'un heaume ouvert, treillé et liseré d'or, eouronné. d'une couronne de même métal, surmonté de la tête et col de cheval brun bai, bridé de gueules, les rênes et boucles d'or; et eomme ledit remontrant a remarqué par diverses vieilles lettres en parchemin, scellées du scel dudit Jean Canard, qu’icelui auroit eu pour tenants de ses armes deux hommes sauvages, et ne voyant nulle part, non plus qu'à son tombeau, ledit Tristan Canard, père dudit Jean, avoir porté aucun timbre au-dessus de ses armes, cela faisant à croire que ceux de sa famille les auraient autrefois aussi portées avee lesdits tenants, puisque lesdits timbre et heaume seroient aussi celui que portoient du passé et porteroient encore présentement ceux de la famille du Bus, il nous a supplié très-numblement que notre royal plaisir fut de continuer en sa famille, de laquelle il serait maintenant seul restant, cette marque d'honneur, de pouvoir, lui, ses hoirs et successeurs légitimes, porter lesdites armes soutenues de deux hommes sauvages et de les pouvoir ajouter aux armes du blason qui aurait servi aux funérailles de son père, et sur ce faire dépêcher nos lettres patentes, en tel cas pertinentes, savoir faisons... Fait à Bruxelles, le 27 octobre 1653. »
L Honricnois pu Bus, épousa Marguerite Desprel, dont trois enfants, savoir :
A. Gérard, qui suit, II.
B. Joseph pu Bus « Es plaids tenus en la salle à Lille par nous Henri de Lannoy, seigneur de Wahaigimes et de Baumont, chevalier, conseiller et chambellan de mon très-redouté seigneur, monseigneur le duc de Bourgogne, comte de Flandre, et son gouverneur du souverain bailli de Lille, de Douay, d’Orchies et de ses appartenances, le jeudi 34° jour d'octobre l’an 4420 fut fait ce qui s’ensuit : Audit jour-
d'hui, apris ce que ci la poursuite de Jehan Martière, porteur de vues, lettres obligatoires royales, par lesquelles apparait Joseph du Bus, écuyer, fils de feu Horignois, avoir vendu à dame Marie de Clari, veuve de fou messire Henri d’Antoing, 44 livres dix sous, monnaye de France, de rente par an, à certaines vies et à rachat, Ollin de la Hallerie, Ollin de Harnes et Pierre Mach avaient été par nous commis tuteurs et curateurs de Willemet et Catherine de Souwastre, enfants mineurs de Guillaume de Souwastre et de défunte Marie du Bus, jadis sa femme, qu'on dit avoir été sœur dudit Joseph du Bus... » C. Marie du Bus, épousa Guillaume Souwastre.
I. GérarD ou Bus, épousa Marie Patrene, dont Gilles, qui suit, III.
III. Gizces pu Bus, épousa Jeanne Iseux, dont Jean, qui suit, IV.
IV. JEan ou Bus, épousa Jeanne le Roux, dont Jean, qui suit, V.
V. Jean ou Bus, épousa Marguerite Desprel, dont Robert, qui suit, VI.
VI. Roserr pu Bus, épousa Isabeau Verdière, dont deux enfants, savoir :
A. Robert, qui suit, VIL.
B. Jean, épousa Marguerite de Lannoy, dont un fils :
Pierre pu Bus.
VII. Roserr ou Bus, écuyer, seigneur de Breuse et du Fresnel, conseiller de la gouvernance de Lille, reçu bourgeois de Lille le 42 avril 1577, chevalier, par lettres patentes, datées de Bruxelles le 18 mai 1649, ainsi conçues :
« Pour la bonne relation qui nous a été faite de notre cher et bienaimé Robert du Bus, écuyer, seigneur du Fresnel, et qu'étant cxtrail d'ancienne noble race el génération, aiguillonné de l'exemple de ses prédécesseurs , il se serait dès sa jeunesse exercé en ce qui serail d'action de noblesse, et employé en la milice en qualité de gentilhomme, employé en la compagnie d'infanterie d'Alexandre de Robles,
BUS DE GISIGNIES. 301
comte d’Annappis, et de là s'étant aussi noblement allié, il auroit été entretenu au service de l'état de notre ville de Lille par l’espace de neuf à dix ans, continuellement es charges plus honorables du magistrat d'icelle , si comme de ruwart qui seroit le premier dudit magistrait et chef-capitaine de la garde de ladite ville, et chez lesquels seraicnt les chofs d’icelle, de mayeur, d’échevin et du conseil dudit magistrat, en toutes lesquelles charges il se serait toujours honorablement comporté et acquitté de son devoir; pour ces causes etc. »
Le 14 juin 1639, on lui écrivit au nom du comte de Vertain, gouverneur de la province de Lille :
« Son Altesse Royale nous a commandé, par lettres reçues cejourd’hui, de vous ordonner, comme faisant par cette, de promptement vous bien équiper d'armes et chevaux, conformément à votre qualité, et de vous rendre à l'armée avec toute la noblesse de par deça à la défense de ces pays, ainsi qu'a été fait l’année 14635 ; bien entendu que ceux qui ne se trouveront disposés à servir en personne pourront envoyer un ou deux chevaux pour en remonter les soldats de la cavalerie qui en sont dépourvus ; et n'y faites faute, puisqu'il y va grandement du service du roi, du bien du pays et de votre propre repos. Nous serons attendant votre réponse, afin d'en être tenue note pour notre décharge. Fait à Lille. »
Il épousa Catherine Treresel, dont deux enfants, savoir :
A. Robert, qui suit. VIII.
B. Catherine, épousa Pierre Lippens.
VIII. Roserr pu Bus, avocat fiscal de la gouvernance de Lille, épousa Peronne Petit Pas, dont plusieurs enfants, entre autres, Robert, qui suit, IX.
IX. Roserr pu Bus, seigneur du Fresnel et du Grand Bus, mort le 15 mars 1691, épousa, par contrat du 16 juillet 1636, Catherine Parmentier, morte le 43 décembre 1664, dont cinq enfants, savoir :
A. Jean pu Bus, mort sans alliance le 44 août 1675. B. Jean François pu Bus, mort sans alliance le 21 janvier 1689.
C. Marie Calherine, épousa, le 414 juillet 4658, Philippe le Clément, premier du nom, chevalier, seigneur de Saint-Marcq et de Molinel, mort le 20 juin 1744, mayeur ct ruwart de la ville de Lille.
D. Anne, morte sans alliance le 7 août 1747. Par testament du 46 octobre 1716, elle institua Philippe le Clément, son beau-frère, pour légataire universel.
E. Valcatine, épousa Joseph Boudart, chevalier, seigneur de la Couturelle.
- Douxtième branche.
X. François Joserx nu Bus, arrière petit-fils de Robert du Bus et de Peronne Petit Pas, mort à Dottignies le 25 mars 1790, épousa Marie Joseph de Baudrenghien, dont quatre enfants, savoir :
A. Pierre Ignace Joseph, qui suit, XI.
B. François Joseph pu Bus, conseiller au conseil provincial de Tournay, sous l'administration autrichienge, membre de la seconde chambre des États-Généraux, puis de la chambre générale des comptes, sous le gouvernement hollandais, né à Dottignies le 41 scptembre 1757, mort le 17 janvier 1835, épousa Marie Aimée Joseph Philippart, née à Tournay le 13 janvier 1761, morte le 4 février 48. dont trois enfants :
a. Marie Henriette Josèphe, née à Tournay le 30 novembre 1789.
b. Françvis Louis Joseph pu Bus, décoré de la croix de Fer, commandeur de l’ordre de Léopold, né à Tournay le 32 janvier 1791, président du tribunal de première instance de Tournay, membre du congrès national, membre de la Chambre des représentants, depuis son installation en 1831. et, pendant dix années consécutives, vice-président de cette assemblée.
c. Léonard Edmond pu Bus, né à Tournayle 29 octobre 1808, chevalier de l'ordre de Léopold, ancien membre du conseil provincial du Hainaut et membre du conseil communal de Tournay, épousa Virginie Émilie Blecher, née à Demerary, (Guyanne hollandaise), le 14 juin 1810, dont sept enfants :
1. Céline Aimée Virginie Françoise Josèphe, née le 29 novembre 1833.
2. Flore Marie Aimée Virginie Emilie Josèphe, née le ? avril 1835. 8. François Edmond Henri Narcisse Aimé Joseph pu Bus, né le 6 octobre 18%.
° BUS DE GISIGNIES. 303
4 Edmond François Marie Joseph pu Bus, né le 25 juin 1838.