LÉGENDE : VERTU POUR GUILDE
La maison de Calonne, qui eut pour berceau la terre de Calonne sur l’'Escaut, dans les environs de Tournay, se divise , depuis près de quatre siècles, en deux branches : l’une connue sous les noms et titres de comtes DE CALONNE et or BoGAERDE, l’autre sous l'appellation de van CALOEN.
ÏJ. PIERRE, Îe du nom, SEIGNEUR DE CALONKE, sur l’Escaut, fit partie de la première croisade, et se trouva, l'an 1099, à la prise de Jérusalem, avec Robert le Frison, comte de Flandre. De retour dans sa patrie, il porta, par les ordres de ce prince, le bras de Saint-Georges, martyr, dans la célèbre abbaye d’Anchin. Il fut, par la suite, envoyé en Alsace avec Gertrude de Flandre, sœur dudit comte Robert, pour conclure son mariage avec Thierry, duc d'Alsace. Il vivait encore en 1121. Selon Jean le Carpentier, il donna, du consentement de Jeanne de Vendville, issue d’une très-noble famille du Cambrésis, six mencaudées de terres à l’abbaye
de Saint - Aubert. Il fut aussi qualifié bienfaiteur de l’abbaye d'Anchin.
11 épousa Manassée, fille du seigneur de Cisoing, dont un tils, Roger, qui suit, II.
II. RoGER, SEIGNEUR DE CALONNE, chevalier, se trouva au siége de la ville de Cambray, que le comte Robert de Flandre, dit le Frison, prit sur l'empereur Henri V, l'an 1433. La même année, il suivit à Mayence le comte Robert, qui remit Cambray à l'Empereur par un traité de paix. Il eut de son mariage avec Brunechilde de Wavrin, dame d’Héromez, deux enfants, Savoir :
A. Pierre, qui suit, III.
B. Baulduin pE CALONNE , tenu sur les fonts baptismaux par Baudouin, dit à la Hache ou Hapkin, comte de Flandre, mort évêque de la Ville de Thérouane en Boulonnois.
III. Pierre, IIe du même nom, dit RoBERT, SEIGNEUR DE Ca- LONNE et D'HÉROMEZ, fut blessé dans un combat contre les Anglais , à Arcques-lez-Saint-Omér, et mourut de ses blessures à Roulers, où il fut inhumé. Il épousa N..., héritière de Bondues et de Marck, femme en secondes noces de Richard de Templeuve, dont un fils, Eustache, qui suit, IV.
IV. EUSTACHE, CHEVALIER, SEIGNEUR DE CALONNE, Bondues, Marck, Héromez, fut envoyé en ambassade, à Rome, par Charles de Danemark, surnommé le Bon, comte de Flandre, vers le pape Calixte IT, pour faire confirmer la fondation que ce comte avait faite à Bruges, dans Péglise de Notre-Dame, d'un prévôt et de huit chanoines, comme en font foi les archives de ladite église et les bulles dépêchées à ce sujet. Il épousa : 4° à Rome, Justine Colonna, morte sans enfants, et 2 en Flandre, Manissende, fille du seigneur d’Antoing, sur V'Escaut, morte l'an 1157. II était mort lui-même en 1440, et inhumé avec sa seconde femme dans l’église du village de Calonne.
Il eut du deuxième lit un fils, Pierre, qui suit, V.
V. PIERRE, IIIe du nom, dit SIDRAC, SEIGNEUR DE CALONKE, mort au service de Louis VIT, roi de France (1137-1180). Il épousa Jeanne de Péruwez, fille de messire Colard de Péruwez et de dame Jeanne d’Antoing. Il est inhumé dans le cloître de l’abbaye de Cambron, en Hainaut, près de la sépulture de Baudouin de Péruwez, laissant de son mariage six enfants, Savoir :
À. PIERRE IV, seignour de Bondues, Marck, Héromez, capitaine des arbalétriers de Louis VIII, roi de France (1223-1226), épousa Blanche de Créquy, fille de Baudouin, sire de Créquy, et de Marguerite de Saint-Omer, dont deux enfants :
a. Louis DE CALONNE, chevalier, seigneur de Bondues, Marcq, Héromez, Calonne et Fratrissart, après la mort de Pierre V, son cousin, mort en 1662, épousa Péronne de Croix, fille de messire Gilles de Croix, chevalier, et de Marie de Mortagne, dont quatre enfants :
1. Pierre VI, SEIGNRUR DE CALONNE, chevalier, est qualifié bienfaiteur de la cathédrale de Notre-Dame à Tournay, dans une charte de l’an 1271, et dans des extraits authentiques du cartulaire de l'abbaye de Saint-Médard, dit Saint Nicolas des Prez, à Tournay, de l'an 1253, par lesquels il conste qu'il donna onze bonniers trente-trois verges de terre audit monastère : il épousa Béatrix ou Catherine de Morchipont.
2. Olivier DB CALONNE, chevalier, mort avant son père, fut flancé avec Agnès de Langlée, comme il conste de titres reposant aux archives du comte de Hoogstraeten.
3. Nicolas DE CALONNE, chevalier, vivait en 1226, selon uns charte de ladite année, déposée aux archives de l’abbaye de Looz, près Lille.
4. Marguerite, dame de Bondues et Marck, épousa : l° messire Jean de Molembuis, chevalier; ? Amaury d'Auberchicourt, seigneur d'Ausnoy.
b. Sidrac DE CALONNE, grand aumônier de saint Louis IX, roi de France, qu'il accompagna dans sa guerre contre les Sarrasins, où il fut fait prisonnier avec lui (1250). Vansenbergh le nomme le père des pauvres (Fol. 265).
B. Louis, qui suit, VI.
C. Ansel DE CALONNE, surnommé le Jeune, chanoine de Notre-Dame de Cambray, commo il résulte d’une charte de l’abbaye de Sainte- Richilde, de Marchiennes-sur-l’Escarpe, de Baudouin, comte de Flandre.
D. Robert pe CALONNE, seigneur de Calonne, chanoine de Condésur-l’Escaut, puis cordolier au couvent de Valenciennes, en Hainaut,
épousa Laurette de Montigny en Ostrevant, morte un an après son mariage, dont un fils unique :
Pierre V, seigneur de Calonne et de Fratrissart, épousa Éléonore de Miraumont, dame, en partie, de Bracquencourt, village situé en Artois, près de Hesdain, Malherbe et Tigneuil, dont il n'eut point d'enfants. lis fondèrent une messe à Bracquencourt, qui devait être dite à perpétuité tous les dimanches à dix heures, et ÿ furent inhumés sous une belle sépulture.
E. Jeanne, épousa Jean de Saveuse, chevalier, seigneur de l’Angrelo.
F. Gilleite, abhesse de Sainte-Hélène en France, dite de Port- Royal près Paris.
VI. Louis ne CALoNxE, I du nom, chevalier, seigneur de Calonne et Héromez, gouverneur du château de Rupelmonde, fut fait prisonnier à la bataille de Pont-à-Bouvines lez-Tournay, l'an 1214, avec Ferrand de Portugal, comte de Flandre. Il épousa Jeanne ou Ida de Landas, fille de messire Gérard, dit Alard de Landas, seigneur d’'Esne, et de la fille du sire de Lens, dont six enfants, savoir :
À. Bernard DE CALONNE, scigneur de Calonne, mort sans alliance le lendemain de la Saint-Jean 1305, comme appert par son épitaphe, gravée sur une belle tombe devant l'autel de la Sainte-Vierge, à l'église de Calonne.
B. Alain, qui suit, VII.