VII. HYyACINTRE, CHEVALIER CAMBERLYN D'AMOUGIES
CAMBRY DE BAUDIMONT.
D'azUR à trois losanges d'or, sommé d'un casque de chevalier, grillé, vcolleté, vouronné d'or, fourré de gueules. CIMIBR : une aigle éployée de sable portant un anneau d'or au bec. SUPPORTS : deux licornes portant bannières aux armes de l’éou.
La maison de Cambry, originaire de la Champagne, de l'Artois et du Cambrésis, vint s'établir à Tournay dès les premières années du xv° siècle. En 1408, messire Jean de Cambry, dit Saint-Chucque, épousa Marie de Lassoy. À cette époque déjà, Cambry était cité pour l'authenticité de sa noblesse et l'ancienneté de sa race ; et, depuis lors, cette belle maison a toujours brillé dans les annales du Tournésis, si riche, cependant, en illustrations nobiliaires, guerrières, scientifiques.
Nous allons démontrer que le nom de Cambry résume tous ces titres de gloire.
La maison de Cambry est non-seulement une des plus anciennes dans la noblesse des Pays-Bas; mais, Jean le Carpentier atteste (4) que « Cette très-noble et très-illustre famille , originaire de la Champagne, de l’Artois et du Cambrésis, est reconnue noble dès le xu° siècle, c’est-à-dire deux siècles avant que l'infâme et impétueux Philippe le Bel donna la noblesse moyennant finances. »
(1) Histoire de Cambray ef du Cambrésis, tome Hl, p. 35.
Au ur° siècle, les Cambry étaient jurés de Cambray.« Une charte de l'abbaye de Saint-Aubert à Cambray, de l’an 1197, dit le Carpentier, fait mention d'un différent entre les abbés de Saint-Aubert et du Saint-Sépulcre, touchant quelques droits de dîmes aux faubourgs de Cambray, différent qui fut terminé par Gilles de Caulery, chevalier, Jean de Cambry et Jean le Bègue, écuyers et jurés dans la magistrature à Cambray. À cette charte pend le scel dudit Jean de Cambry, qui représente trois losanges ou trois macles. L'an 1293, se trouve un autre Jean de Cambry, écuyer, inhumé dans l’église de Saint-Aubert. Rosel, en ses Remarques, rapporte son épitaphe :
{chi gist Jehans, chi gist Cambry, Lettré chil fut, et molt chéri; Passant qui vit Por s’arme prie.
MCCLXXXXUL. |
» Une charte de ladite abbaye nous assure qu'il avait épousé Agnès de Longpret ou Longoprato, fille de Hugues et de Marguerite de Sequedin, de la châtellenie de Lille, d'où vinrent Jean, allié à Jeanne de Mourcourt, et Alix, femme de Watier de Waucquetin. De cette maison est sortie ès siècles plus nouveaux, Jean de Cambry, écuyer, seigneur de PRaudimont (1), de Houplines, de Viescourt, qui fut allié avec aimé du Retz, d’où sortit entre autres, Jean de Cambry, seigneur des mêmes lieux, qui épousa dame Marie de Thouars, fille de Hugues, chevalier, et de Jacqueline de la Bouverie ; de leur conjonction vint Hugues de Cambry,
(1) Baudimont est une très-belle terre à Blandain, Tournésis ; les Cambry, seigneurs de Baudimont, prétendaicnt, contre le chapitre de Tournay, la hauteur du clocher, mais pat transaction leurs armes furent mises au clocher, immédiatement après celles du chapitre. (Note de M. HoveRLANT, Hisioire de Tournay, tome XXVIIT, supplément, p. 128.
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écuyer, seigneur de Baudimont, Chastelet, Viescourt, Lavigne, etc., marié avec Jeanne de Heydendael, fille de Tobias, fils de Beauduin, et de Jeanne de Herselles, et de Marie d’Atre, fille de Jacques d’Arre, écuyer, et d'Agnès le Louchier.
» Marie de Cambry, fille dudit Hugues, épousa Louis de Blondel, seigneur de Beauregard.
» Jacques de Cambry épousa Jeanne de Landas, d'où Antoine de Cambry, qui épousa sa cousine, Anne de Cambry, d’où provint Florence de Cambry, mariée à Charles Damman, seigneur Doyenberghe, de Velaine, Bus, Bavinchove, Wenoye, Burgrach et Vromenhove, fils de Jean de la Katulle, dit le Riche, seigneur d’Oyenberghe, etc., et de Jeanne de Walbroucke, fille de Jean et d’Isabeau de Blochx.
» Une Jeanne de Cambry, mariée à François Dumortier, seigneur des Mottes; Françoise de Cambry, mariée avec Roland de Landas, seigneur de Villeroy. »
La maison de Gambry n’est pas seulement illustre par son anciennetéetses alliances. Déjà au xvr° siècle, ses membres avaient exercé depuis plus de deux cents ans les principales charges de la magistrature à Tournay. André Catulle, dans son livre intitulé Tornacum Nerviorum, page 1014, cite au milieu du xu: siècle un Servais de Cambry, président d’une académie de musiciens amateurs de la première distinction.
« Cette illustre famille, dit Hoverlant, qui a donné des guerriers, des magistrats, des chanoines , des abbesses, des prieurs de communauté, a donné aussi des littérateurs et des ascétiques. »
La généalogie et l'histoire de la maison de Cambry de Baudimont ne sont pas entièrement connues. Son origine, qui se perd dans la nuit des temps, échappe aux recherches héraldiques. Des lacunes existent dans les descendants de Jean Cambry, juréde Cambray, en 1197, et ne permettent point
839 LA SRGIQUE HÉRALDIQUE.
d'établir une filiation suivie avant Zean de Cambry, qui vint s'établir à Tournay en 1408. Depuis cette époque, il n'existe plus d'incertitudes sur l’histoire de cette belle famille, toujours fidèle à la cause de ses souverains légitimes, aux intérêts et à la gloire de sa patrie. Ses titres de gloire reposent sur des documents précieux et respectables. C'est là que nous avons puisé les éléments de notre travail, et dans ces documents précieux où peut vérifier sans peine, la sincérité de toutes nos assertions.
Un de ces documents est la carte topographique de la ville de Tournay, publiée par ordre de Louis XV, en 1745, à Paris, chez Gaspar de Bailleul, géographe, où se trouvent les armoiries de toutes les maisons nobles de Tournay et du Tournésis. Elles sont au nombre de soixante-seize, et celles de Cambry y occupent le dix-septième rang (1).
I. Jean De Camry, dit Saint-Chucque, épousa à Tournay, en 1408, Marie de Lassoye, dont quatre enfants, savoir (£) :
(1) Voir en outre : 4° Histoire de Cambray et du Cambrésis, par Jean le Carpentier, tome If, p. 35 et suiv. ; 2 le Trophée du Brabant; 3%° Hoverlant, Aistoire de Tournay, tome XX VIII, supplément, page 426 à 187; 4° F.V. Goetbals, Dictionnaire généalogique et héraldique; Ÿ les monuments ct pierres tumulaires des églises de Tournay; G° le Recueil des épitaphes el des monsments de Tournay, manuscrit très-curieux et inédit, propriété de M. Gaston du Pré, juge de paix à Tournay; 7° le mémorial de famille, contenant une généalogie sur laquelle aucune annotation n'a été faite depuis cent ans; 8° Gachard, Recherches historiques ; 9° les actes de baptême, de mariage, de décès, de testaments, de partages, de fondations, de transactions de la maison de Cambry, etc.
(2) Un livre généalogique, publié plus d’un siècle avant la publication de l'ouvrage de Carpentier, raconte l'histoire de l'établissement de la maison de Cambry, à Tournay. dans les termes qu'on va lire :
« Premièrement, de le comté de Champaigne, en France, est venu demeurer en la ville et cité de Tournay, environ l’an 1412, Jean de Cambry, dict Saint- Chucque, lequel de sa femme uct en légitime mariage quatre enfants, Jean,
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A. Jean pe CamBay, mort en bas âge.
B. Guillaume, qu? suit, H.