C. Adeline, née le 2 février 1808 , morte le méme jour
D. Marie Louise Alexandrine, née le 25 septembre 1841, épousa, à Anvers, le 4 mai 4843, John François Cobb.
XI. Josepx ALEXANDRE NoRBERT CARPENTIER, né le 46 juillet 4805, épousa, à Ixelles, le 12 août 1841, Pétronille Coché, fille de Jean et de Thérèse Mommens.
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D'ARGENT à dix losanges d'azur posées 8, 3, 3, 1, avec deux lions au naturel pour supports.
La famille de Cartier, dite autrefois de Forvie, est issue des chevaliers de Quartier, qui florissaient à Liége au xiv siècle. Leur origine est très-ancienne, trop reculée même pour qu'il soit permis de lui attribuer une date certaine, car les premiers du nom, qui apparaissent dans l’histoire, étaient revêtus de titres, de charges, de dignités, et avaient contracté des alliances qui témoignaient déjà d’une vieille et illustre extraction. Des généalogistes modernes lui attribuent une origine commune avec les maisons gasconnes, bretonnes et normandes DE CARTIER et avec les CARTER, qui occupent une place distinguée dans le pearage anglais. Les Cartier de Belgique, sans toutefois la repousser d’une manière absolue, n’admettent point cette hypothèse, sur laquelle ils ne possèdent d'ailleurs ni preuves ni données. Ils objectent que de tout temps ils ont appartenu à la foi catholique, tandis que les Cartier de France, descendant de l'illustre Jacques Cartier, anobli par Louis XI et à qui on doit la découverte du Canada en 1534, ont embrassé le parti de la réforme, et que l'établissement du protestantisme ne remonte pas à une époque assez éloignée, pour qu'une séparation entre plusieurs branches de la famille, provoquée par
un dissentiment religieux, n’eût laissé aucune trace dans ses archives ou dans ses traditions. Les Anglais et les Bretons du même nom ont peut-être une souche commune, mais il n'est point vraisemblable, selon nous, qu'ils eussent la moindre analogie avec leurs homonymes de la maison de Belgique.
Ceux-ci, quoiqu'il en soit, n’ont pas à emprunter dans une similitude de nom, dans des présomptions de parenté, des titres de noblesse et de gloire. Ils doivent tout à eux-mêmes. À Liége, leur patrie, ils occupèrent souvent, de 1366 à 1768, la charge éminente de bourgmestre, tantôt nommés par l'autorité souveraine du prince-évêque, tantôt élus par le suffrage de la commune. Libert de Quartier fut bourgmestre en 1366, Jean Arnould de Cartier en 1702 et:1715, Louis Joseph de Cartier en 1722 et 1739, Jean Louis de Cartier en 1798 et 1789, François Denis de Cartier en 1758; Pierre Robert de Cartier en 1768.
Il est utile de faire remarquer dès à présent que Jéan ÀArnould'de Cartier et Louis Joseph de Cartier appartiennent à deux branches différentes : le premier à celle des Cartier de Fiémal, le second à celle dés Cartier de Marchiennes.
Les généalogistes anciens, qui se sont le plus spécialement occupés de la maison de Cartier, sont Loyens et Ophoven. Loyens, dans son Recueil hérallique des bourgmestres de la cité de Liége, s'exprime en ces termes :
« Le premier de cette famille qui s’est venu établir dans Liége en qualité de parlier, l'an 1585, se nommait Johan de Quartier. Il avait épousé Barbe du Château, fille de Louis du Château, commissaire de la cité de Liége, l’an 1586, d'où descend le bourgmestre de Cartier. Ce Johan de Quartier était fils de Libert de Quartier, de Flémal, et de Gertrude Hamelot, de Flémal-Haute, près de Goffon. comme il appert par convenances réalisées aux échevins de Liége le 7 mai
CARTIER. 373 1845. Libert de Quartier, de Flémal, naquit d’un autre Johan de Quartier, dit de Fourvie, et de Marie de Comheere, fille de Colette Comheere de Cuxhan, ou Souxhon, de Flémal, comme se prouve par un relief fait à la cour féodale de Liége de l'an 1503, par lequel il releva tous les biens que son père avait relevés l'an 1461, ce qui se vérifie aussi par un document de l’an 1483, de même que par les actes des ans 1504, 1507 et 1508. Il estnommé dans les uns fils de Libert de Quartier de Fourvie, ctdans les autres fils de Libert Fourvie de Quartier, manant à Flémal. Ce Johan de Fourvie, dont nous venons de parler, était fils de Libert de Fourvie et de Maroie, fille unique de Libert de Quartier, comme il conste par convenances de mariages du 28 juillet, dit Fenalmois, de l’an 4427, est le même dont parle Hemricourtaux feuillets 156, 172 et 229. I] est donc à remarquer parles documents mentionnés et quantité d'autres, qu'il serait trop long de rapporter ici que, depuis plusieurs siècles, la famille a indistinctement porté tantôt le nom de Quartier et tantôt celui de Fourvie. — Elle a cependant par après abandonné le nom de Fourvie, dont elle a conservé l’écusson jusqu’à ces jours avec lenomde Quartier, dont la lettre initiale est aujourd'hui un G, et cela seulement depuis un peu plus de soixante ans; car anciennement ce nom s'écrivait par un Q, comme. se voit à la magistrature de Libert de Quartier, de l'an 1366. Il est vrai que lécusson de Quartier est différent de celui de Fourvie ; mais ce changement de nom et cette différence des armes n’empêchent pas que ces deux familles ne soient la même, ce qui s’est encore vu dans plusieurs autres. »
« Messire Libier de Quartier, chevalier, » dit encore Loyens dans le même ouvrage, « maître à temps de la cité de Liége en 1366, portait alors les armes de Dammartin de Beaurieux, qui sont d'argent à cinq barres d'azur, un lion couronné grimpant de güeules, sur le tout. Libier de Quar-
tier est fils de Libier de Quartier, dit le Blez, et d'une fille de la maison de Beaurieux. Ge Libier était baïlli et mambour de la cathédrale de Liége en 1357 et 1360. Il épousa Ide, fille de messire Baudouin de Hollogne, chevalier et échevin de Liége. Il n'est sorti de ce mariage qu'une fille unique, nonmée Îde de Quartier, qui épousa Arnoud Dewvez, fils d'Arnoud, échevin, et de Marie de Wihogne. Ce maître est enterré dans l’église paroissiale de Saint-Etienne avec son épouse, à l'entrée du chœur, où il est représenté en chevalier avec l'écusson de ses armes sur la cuisse et quatre quartiers gravés au-dessus de la tête. L'épitaphe de cette pierre sépulcrale est conçue en ces termes :
» Chy giest monseigneur Libier de Quartier, fils de Libier, voué de Quartier, jadit mestre de la cité de Liége, ki trespassat l'an MCCCLXXV, le jour de. . . . Chy giest delle Ide, fille de Baudouin de Hollogne, eskevin de Liége, ki trespassat l'an MCCC. . . .
» On voit encore aujourd’hui à Grivenée l’épitaphe sépulcrale d'Arnoud Dewez, échevin, et de Marie de Wihogne, son épouse, avec celle de cette unique héritière qui eut ÀArnoud, leur fils, pour époux, dont nous venons de parler. Il est représenté en armure avec blason. Voici l’extrait de ces épitaphes :
» Chy giest Ernould Dewez, cskevin jadit, ki trespassat l'an 1413, le 17° jour de décembre.
» Chy giest delle Maroie de Wihogne, sa femme jadit, ki trespassat. . . .
» Chy giest deile Ide de Quartier, femme jadit Ernould Dewez, ki trespassal. . ..
» Il se prouve par le registre de la cour des Tenans de Saint-Pierre, qui commence l’an 1370, qu'Ernould Dewez, dont nous parlons, vient relever deux tierces parties de la maison et assise qui fut à Libier de Quartier, séant à la rue Saint-Laurent, de l’an 1409, le 11 de décembre. Le dernier des Quartier de la branche des Wihogne est inhumé aux
frères Groisiers sous sa propre sépulture, où il est représenté en armure avec cette épitaphe :
» [ci gist Libier Wihogne, dit de Quartier, ki trespassat l’an 1465, ce cinquième jour d'octobre. Prié por 1y.
» Son épouse, Ide d’Athin, qui mourut le 17 août 4440, est pareillement inhumée auxdits frères Croisiers. »
Voici la généalogie de la maison de Cartier d’après Jalheau, dernier éditeur de Hemricourt, Ophoven, Loyens, F. V. Goethals, et complétée par les mutations de famille survenues depuis vingt ans :
T. STockar DE FoRviE, chevalier, seigneur de Hemptinne au Brabant wallon, portant d'azur à dix losanges d’or, eut trois enfants, entre autres Jean, son fils cadet, qui suit, IT.
IL. JEAN DE ForviE, écuyer, épousa N. Smael de Bonneville, dont cinq enfants, entre autres Arnoud, l'aîné, qui suit, III.
IT. ArNouD DE FoRviE, seigneur de Seron et de Mierdorp, dont le testament du 8 octobre 1432 fut approuvé par les échevins de Liége le 12 juillet 1437, épousa 1° Marie de Marbais, morte en 1401 et inhumée au Val Notre-Dame, lez- Huy, fille de Jean, échevin de Huy, et de Gertrude de Dammartin, dite d'Abée, et 2 Êve..…
Il eut du premier lit trois fils et deux filles et du second lit cinq autres enfants, savoir :
F. Marie, épousa Jean de Blehen, chevalier, avoué de Harsé, fils d'Anséal, chevalier, et d’Isabeau de Gesve.
G. Jacques pe Fonvis, religieux.
H. Baudouin DE FoRvIE, prévôt de Postei, de l'ordre des Prémontrés, en 1430, puis abbé de Floreffe, en 1449.
J. Jean, qui suit, IV.
J. Henri DE Fonvis, écuyer, seigneur de Milroy, échevin de Namur, bailli de Wasseige, acheta la seigneurie et châtellenie de Naméche, jadis comté, de Louis de Juppleu, son beau-frère. Il épousa, par contra! du 22 mai 1416, approuvé aux échevins de Liège le 8 octobre
1420, Élise de Jüppleu, fille de Robert de Juppleu, dit de Boneffe, chevalicr, scigneur de Boneffe, et de Marguerite de Seraing, dame de la Chapelle, veuve de Godefroid de la Chapelle. I1s eurent deux file, dont la destinée est inconnue, et une fille, qui, d'après Jalheau, épousa Henri de Dongelberghe de Longchamps, chevalier, seigneur de Lamines:
IV. Jran ne Fonvir, dit le Vieux, seigneur riche et puissant, épousa Mabille, fille de Gilles de Ferme, dont deux enfants, savoir :
A. Jean, qui suit, V.
B. Stockar, dit Stokclet be FonviE.
V. JEAN DE Fonvir, dit le Jeune, épousa, par contrat du 28 juillet 4427, Marie de Quartier, fille de Libert de Quarucr et de Marie de Tilhoul, sa femme du premier lit, dont deux enfants, savoir :
A. Libert, qui suit, VI.
B. Isabelle, qui épousa, par contrat du 13 mars 1445, approuve aux échevins de Liége l'an 4460, Thomas, fils de Renier le Picke. de Graaz.
VI. LiBerT 0E FoRvie, dit DE QUARTIER, résident à Flémal, épousa Ivette de Rulinghen, fille de Renier, dont cinq fils et une fille, entre autres :
À. Jean, qui suit, VII.
B. Jeanne De Fonvie, dite DE QUARTIER, épousa, par contrat du dimanche avant la Saint-Jean de 1510, Hubert Fiveit, dit Moillin, de Flémal.
VIT. JEAN DE FonviE, dit DE QUARTIER, fils aîné, résident à Flémal-Haute, épousa, en 1519, Mabille, fille de Colette de Chaffour, dont sept enfants, savoir :
A. lIvetle. — B. Onde. —- C. Gilles DE FORVIE, dit Gilet Salmon. — D. Arnoud DE ForvtE, dit DE QUARTIER. — E. Jean, qui suit, VII — F. Rigaud DE FORVIE, dil DE QUARTIER. — G. Renier DE ForviE, dit Rennechon DE QUARTIER. :
CXHTER: 371
VITE. JEAN dE FôRdE, dit PÉTIT-JEAN DÉ QUARTIER, épousa Marie, fille de Nicolas, dite Colette Comheere de Souxhon, femme en secondes noces de Michel del Tour, à Flémal, dont un fils, Libert, qui suit, IX.
IX. Laisert ne Fôrvir, dit ne Quartier ne FLÉMAL, épousa, par contrat réalisé aux échevins de Liége le 7 mai 1545; Gertrude Hamelot, de Flémal-Haunte, dont est issu Jean de Forvie, dit de Quartier, qui vint s'établir à Liége, ainsi que la famille de Forvie, dite de Quartier ou Cartier à Liége. Il eut un fils, Louis, qui suit, X.
X. Louis DE CARTIER, épousa Isabelle de Sclessin, fille de Thomas, commissaire de Liége, et d'Elisabeth des Brassiues, sœur de Thomas de Sclessin, écuyer, conseiller de Son Altesse Sérénissime Électorale dans sa cour féodale, qui, étant veuf d'Anne Radoux, embrassa la carrière ecclésiastique et fut ensuite chanoine et doyen de l’église collégiale de Saint- Martin en Mont. Elle était tante aussi d'Albert de Sclessin, chanoine de l'église de la cathédrale, à Liége.
Louis de Cartier eut d'Isabelle de Sclessin cinq enfants, SAVOIr :
. Thomas, qui suit, XI.
. Jen pe CARTIER, chanoine de Saint-Denis à Liège. . Margucrite, épousa Christiane de Môrticr.
. Barbe, ursuline à Liége.
. Louis DE CARTIER.
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XI. THoywas DE CARTIER, épousa Marie Marguerite Renièér, fille de Paul Renier, haut avoué de Liboy, frère de N. Renier, chanoine et doyen de l’église collégiale de Maeseyck, où il fut inhumé sous une pierre sépulcrale, et de Catherine Jeanne de Villers du Mont. Ils furent inhumés dans l'église de Saint-Martin enlIsle, avec épitaphe ctquartiers, comme suit :
REeNiEer, du Mont, de Cerf, Hoseus.
D'ORGo, d'Hâbures, Bouchet, d'Habures.
Eu mémoire de feu noble dame Catherine Jeanne de Villers du Mont, décédée le quatrième septembre 1650, et de Paul Renier, son mari, en son temps haut voué de Liboy, d'Éve, de Bonchêne, décédé le 10 août 1690, âgé de 102 ans.
Thomas de Cartier eut de Marguerite Renier, Jean Arnold, qui suit, XII.
XII. JEAN ARNOLD DE CARTIER, licencié en droits, procureur général, conseiller et trésorier du prince-évêque Joseph Clément de Bavière, bourgmestre de la cité de Liége en 1702 et 1715, député des États du pays et comté de Looz, épousa 1° Marie Agnès le Maitre, fille de Jean le Maitre, et de Catherine de Gordinne, fille de Gérard de Gordinne et de Jeanne Everard, et 2 Adèle Catherine Fabry, veuve de Henri Martens d'Emerix, avocat, fille de Jean Fabry, un des maîtres. et commissaires de Liége, et d’Agnès de Gershoven. Il portait d'argent à dix losanges d'azur et fut inhumé avec sa seconde femme dans l'église paroissiale de Saint-André.
Loyens le cite en ces termes :
« Pendant le règne de Jean Louis d'Elderen, il fut auditeur général des troupes, tant cavalerie qu’infanterie. Il eut l'honneur de porter le premier l’agréable nouvelle de l’élection de Joseph Clément de Bavière, à l'évêché de Liége, à Maximilien Emmanuel, son frère, qui, comme gouverneur général des Pays-Bas, tenait pour lors sa cour à Bruxelles.
» Le comte de Sinzendorff, plénipotentiaire de Sa Majesté impériale, donna ordre au bourgmestre de Cartier, qui avait été nommé à la magistrature par le prince Joseph Clément, de se retirer de Liége. Ce bourgmestre, très-attaché au service de son prince, le rejoignit à Namur et y resta pendant la guerre, aussi bien qu’à Dinant et ailleurs, ayant toujours exercé la charge de trésorier général et de conseiller de la chambre des comptes de sa dite Altesse Électorale. »
Il eut du premier lit trois enfants, savoir :
À. Jean Joseph DE CARTIER, chanoine de l'église collégiale de Notre-Dame, à Huy.
B. Jean Louis, qui suit, XII.
C. Pierre Robert DE CARTIER, chanoine de l’église collégiale de Saint-Jean l’Évangéliste, à Liége.
Il eut du second lit deux enfants, savoir ;
D. Lambert Paul De CARTIER, mort en bas âge en 1703.
E. Anne Marie Catherine Louise, morte le 15 octobre 1748.
XIII. JEAN Louis De CARTIER, né en 1677, mort à Liége en 1753, seigneur de Marchienne au Pont et de Mont sur Marchienne, par relief du 6 février 1726, conseiller et secrétaire de la chambre des finances de Son Altesse Sérénissime Électorale Joseph Clément de Bavière, évêque de Liége, et l’un des députés perpétuels aux États de Liége, bourgmestre de Liége le 19 septembre 1793 et Le 148 septembre 1729 (on voit encore ses armes au coin de la muraille d’eau du quai dAvroy, au rivage des Révérends Pères Augustins), épousa Marie Agnès de Bilquin, fille de Guillaume, maître de forges, bailli des forêts d’Entre Sambre et Meuse, seigneur de Marchienne-au-Pont, de Mont-sur-Marchienne et de Bioul, au comté de Namur, fils d'Antoine de Bilquin et d'Anne de Moreau, et de Marie Agnès de Balliencour, fille d'Alexandre de Balliencour et de Claire Angélique van Beughem, sœur de N. de Balliencour, archidiacre et chanoine de Bruges, et de Charles Alexis de Balliencour, aussi chanoine de Bruges et l’un des députés ordinaires aux États de Flandre, nièce de Denis François de Balliencour, évêque de Bruges, où il fut inhumé dans le chœur de la cathédrale sous une pierre sépulcrale avec épitaphe.
Par acte de partage des biens délaissés par Guillaume de Bilquin et son épouse, en date du 18 décembre 1795, les seigneuries de Marchienne-au-Pont et de Mont-sur-Marchienne échurent à Marie Agnès de Bilquin, épouse de Jean Louis
de Cartier, « telles qu'elles sont tenues en engagères de Son » Altesse évêque et prince de Liége, avec tous les droits et » prérogatives diverses et obligations que l'héritier devra » payer. »
L'évèque de Bruges, Denis François de Balliencour, dans son testament, fait à Bruges le 39 décembre 1680, rappelle Marie Adrignune de Balliencour, san neveu Jean François de Balliencour, chanoine, pénitentier et oflicial de Bruges, son frère Guillaume de Balliencour, receveur du domaine de Sa Majesté au quartier de Nivelles, à qui i} laissa la jouissance et propriété de l'héritage dit Balliencour, situé sous la seigneurie de Falenwez, jl laissa sa bibliothèque à sou autre frère, Charles Alexis de Balliencpur, en commyn avec l'official ; il légua à demoiselle Barbe Catherine de Balliencour, sa nièce, six mille florins, également à Madeleine de Baillencour, aussi sa nièce, six mille florins. « Quant à ma nièce, » dit-il, dame Marie Agnès de Balliencour, mariée à Mon- » sieur Guillaume de Bilquin, comme par son dit mariage, » je l'ai assez libéralement bénéficiée, et qu'elle a eu par » avance plus que je n'ordonne pour ses sœurs, elle se con- » tentera, quant à présent et jusqu'à la mort de son père, » lorsqu'elle aura sa part avec ses cohéritiers et aussi en la » Succession de sa tante, qui les aime tous et qui a toujours » eu d'elle et de ses frères et sœurs soin de mère; et peut- » être aura-t-elle tout, si personne ne tente à mariage. »
Jean Louis de Cartier eut de Marie Agnès de Bilquin quatre enfants, savoir :
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À. Jean François, qui suit, XIV.
B. Pierre Robert DE CARTIER DE FoRviE, seigneur de Mont-sur-MKgrchienne, de Genneville, de Porcheregsa, etc., député perpétuel aux États du pays de Liége et comté de I:90z, bourgmestre de Liégg am 11768, reprit en 1782 Le nom de Forvie, porté par ses ancêtres ay xv* siècle. On a pu remarquer déjà que, malgré la différence de nom
ot quoique Forvie porte d'argent et Car lier de Flémal d'or, tous deux à dix losanges d'azur, Forvie et Cartier ne or ment cependant qu ‘une seule et même famille, Sortie de la même tige.
Pierre Robert de Cartier de Forvie épousä Gertrude Barbe Worck, fille de Gilles François Werck, avocat, fils de Gilles Werck, procureur général et syndic aux statuts de la noble cité de Liége, et de Marie” Lanhage; Gertrude Barbe Werck était fille aussi de Barbe Lambertine de Counotte, fille de Walther Ferdinand de Counotte, chevalier de Son Altesse Électorale, et de Gertrude de Bounameau, dont deux enfants :
a. Charles Albert DE CARTIER DE PORCHERESSE, député aux États de Namur, membre de l'ordre équestre, mort sans postérité en 1836 au château de Porcheresse, épousa: 1° N. de Donea, de Liége, et 2° Augustine de Thier, de Seneffe. [1 portait d’or à dix losanges d'azur.
b. N. épousa N. de Bossy, de Beaufayt, près de Liège, dont deux enfants : 1. Louise, morte à Liége.
2 Hyacinthe, p8 CARTIER, mort à Liége le 2 septembre 1852. C. Louis pe CARTIER, conseiller à la chambre des comptes de l'évêque de Liége, mort sans alliance.
D. N. DE CARTIER, chanoine de la collégiale, à Huy.
XIV. Jean François ARNOUD DE CARTIER, seigneur de Marchienne-au-Pont, épousa, le 8 juin 1748, Marie Thérèse Josèphe Bosquet, fille de Jean Baptiste, premier juré de la ville de Binche. Ils eurent sept enfants : quatre moururent en bas âge, trois survécurent, savoir :
A. Pierre Louis Alexandre Ghislain, qui suit, XV.
B. Caroline Louise Rose Ghislaine, née à Binche le 4 septembre 1738, épousa François Joseph Ghislain le Hoye de la Potle, de Namur, fils de Louis François Ghislain, seigneur de la Potte, bailli de Brainele-Comte et du Plancenoit, et de Philippine Joséphine Raymond, dont postérité.
C. Charles Louis Ghislain De CARTIER, né le 4 juin 1754, mort en 1810, chanoine de la collégiale de Notre-Dame, à Huy.
XV. PiERREe Louis ALEXANDRE GHISLAIN DE CARTIER, né le 6 mai 1752, mort à Marchienne le 29 novembre 1811, épousa
à Gosselies, en janvier 1783, Anne Marie Amélie de Philippart, morte en 1828, dont quatorze enfants : cinq moururent en bas âge, neuf survécurent, savoir :
A. François Marie Louis Joseph Ghislain ne CARTIER, né le 28 octobre 1783, mort sans postérité le 43 janvier 1828, épousa Henriette Scholastique de Bruges de Gerpinnes, dont il n’eut pas d'enfants. Il portait d'argent à dix losanges d'azur.
B. Eugénie Françoise Ghislaine Josèphe, née le 13 septembre 1785, morte en 1810, épousa, en 1806, Charles Alexis Maurice de Bruges de Gerpinnes, dont postérité.
C. Louis Jean Baptiste Ghislain Joseph, chef de la branche des Cartier d'Yve.
D. Anne Marie Amélie Engleberte Josèphe Ghislaine, née le 31 mai 1789, morte sans alliance, à Marchienne, le 7 janvier 1819.
E. Englebert Ghislain Joseph De Carrier, qui porte d'argent à dix losanges d'azur, né le 31 décembre 179%, épousa, lo 29 avril 1834, Almérie Desprez de Treslon, dont deux enfants :
a. N., morte en bas âge.
db. Eugénie Joséphine Ghislaine, née à Marchienne au Pont, le 4 décembre 1837, épousa à Marchienne au Pont, le 7 avril 1838, Gustave Philippe de Brou, né le 24 mai 1835, fils ainé de Ferdinand, baron de Brou et de Charlotte van der Cruyce, dont postérité.
F. Charles Ghislain Joseph pe CARTIER, né le 48 juin 1796, mort sans postérité à Paris le 14 février 1841, épousa, le 40 octobre 18%6, Amélie Bosquet, de Couillet.
G. Marie Thérèse Ghislaine, née le 12 avril 4798, morte sans postérité le 21 novembre 1358, épousa, le 10 juillet 4826, Ferdinand de Philippart d’Auvelois, inspecteur des eaux et forêts de la province de Namur.
H. Joseph Ghislain, chef de la branche des Cartier de Marchienne.
I. François Amour Eugène Ghislain Joseph, chef de la branche des Cartier d'Auderghem.