‹ La Belgique héraldiqueChapitre 32 sur 165 · CR: GROENINGHE VELT! GROENINGHE VELT · texte numérisé non relu

CR: GROENINGHE VELT! GROENINGHE VELT

Borluut est une des familles les plus anciennes et les plus illustres de la noblesse flamande. Elle est d’origine purement chevaleresque; ses ancêtres se sont signalés au moyen âge dans les tournois, aux croisades et dans les guerres sans terme de ce temps. Déjà, au x° siècle, elle jouissait en Flandre de vastes prérogatives acquises par des actes éclatants. ‘

S'il est incontestable que la majeure partie de la gloire qui revient aux Borluut ait été acquise par eux en Flandre, une opinion contraire leur attribue une source italienne, sur le texte de vieilles chroniques signalant la présence de plusieurs seigneurs de Borluut, dont le nom était alors Cherfui, à un brillant tournoi donné en Lombardie l’an 963 par le souverain des Lombards , Bérenger IIT, en l'honneur du mariage de sa fille, la princesse Roselle, avec le comte Arnoud le Jeune, neveu du comte de Flandre, Arnoud le Vieux. Quoi qu'il en soit, quand le comte Arnoud le Jeune, après être resté sept ans en Italie, retourna en Flandre l'an

de grâce 970, il était accompagné de quelques seigneurs et gentilshonmes, entre autres ceux de Borluut, de Bette et de Sersanders, qui se fixèrent à Gand, où ils reçurent de leur prince la jouissance de priviléges fort étendus.

Baudouin IV, le Barbu (à la belle Barbe), dont le règne commença en Flandre en l'an 989, gratifia les familles de Borluut, de Bette, de Sersanders et de Sersimons, — qui passaient déjà à cette époque reculée pour les quatre familles nobles les plus anciennes et les plus puissantes de Gand, — de l'administration héréditaire de ladite ville qu’elles ont successivement administrée pendant l'espace de près de deux siècles, sous les règnes des comtes de Flandre Baudouin de Lille, Baudouin de Mons, Arnoud IF. Robert Ie", Robert IT, Baudouin VIT, Charles-le-Bon, Thierry d'Alsace, Marguerite Ir, Baudouin de Constantinople. Plus tard et sous d’autres régimes, elles furent admises à prendre part encore au pouvoir en qualité de commissaires au renouvellement des lois de Flandre, premiers échevins, etc.

Au xvr° siècle, la maison de Borluut se divisa, dans la descendance de Nicaise Borluut, en quatre branches distinctes, Savoir :

4° Celle des seigneurs de Noortdonck ;

% Celle des seigneurs de Zillebeke ;

3° Celle des seigneurs de Boucle et d'Hooghstraete ;

4 Celle des seigneurs de Schoonberghe.

Les branches de Noortdonck ct d'Hooghstraete ont transmis leurs descendants jusqu’à nous ; les autres sont éteintes.

Ï. CasiN ou Nicaise BorLucur, dit l’Alostien, qui tua le duc de Normandie au siége d’Alost le 22 juillet 1128, et assura ainsi la couronne de Flandre à Thierry, compétiteur de Guillaume de Normandie, passa pour le plus adroit archer de son temps ; il fut doyen de la célèbre et ancienne confrérie de Saint-Georges à Gand. Il mourut à Alost où il

le | BORLUUT. 94

> .. fut inhumé au couvent des Guillelmites dont il avait été le bienfaiteur. Il eut de sa femme, dont on ne connaît point le nom, un fils, Jean, qui suit, IT.

IH. JEAN BorLuur, qui fit partie de la deuxième Croisade prêchée par saint Bernard, épousa ÎIde de Ghistelles, dont un fils, Foulques, qui suit, IT,

III. Foucques BorLuur épousa Quintinne Vergtime, dont un fils, Baudouin, qui suit, IV.

IV. Bauvouin BorLuuT, qui ajouta aux titres et aux prérogatives de sa famille la dignité d’avoué de l’abbaye de Saint- Bavon, eut trois enfants, savoir :

A. BauDouin BorLuuT, XLII* abbé de Saint-Bavon, mort en 1254. Sous sa bonne administration, l'abbaye de Sainl-Bavon acquit tant de puissance el de renommée qu'on ajouta à son titre d’abbé l’expression « par la grâce de Dieu. »

B. Henri, qui suit, V.

C. Simon Bonruur, qui entra dans l'ordre des Dominicains et mourul à Gand en 1274.

Page 1