‹ La Belgique héraldiqueChapitre 86 sur 165 · BRANDNER · texte numérisé non relu

BRANDNER

DB GUEULESS, a la fasce d'azur, chargée d'une tête de femme de carnation échevelce accompagnée on chef et en pointe d'une étoile à six rais d’or. CIMIER : une étuile de l'éca entre deux vols, à dextre, parti de gueules et d'azur et à senestre, d'azur et de gueules.

Cette famille est originaire d’Erfurt, en Basse-Saxe.

I. FRÉDÉRIC AD“ DE BRANDNER, anobli par lettres patentes de l'impératrice Marie Thérèse, en date du 20 février 1770, sous le nom de Brandner de Goldenstern (de), entra au service d'Autriche, comme simple soldat, en 1739, et fut incorporé au régiment du prince Charles de Lorraine, alors en garnison en Bohême. Il prit part, en 1741, au siége de Glatz, assista aux batailles de Braunau, en Bavière, d'Hawelswerth, de Trautenau, de Prague, de Rocoux et de Laffeld, à l'assaut de Dingefingen et de Patschkau, ainsi qu'au siége de Sweidnitz. Il fut fait prisonnier de guerre en Prusse, reçut plusieurs blessures, et, après la paix conclue, obtint une commission de recrutement dont il s'acquitta avec le meilleur succès dans le cercle de la Basse-Saxe et dans laquelle il eut une occasion nouvelle de faire preuve de vaillance et de sangfroid, en sauvant d'un naufrage, au péril de ses jours, un transport de soldats qu'il avait enrôlés. Après trente et un ans de service, de simple soldat il parvint au grade de major. Pendant toute sa carrière il reçut les marques les plus précieuses de l'estime et de la haute faveur de l'illustre colonel de son régiment, le prince Charles de Lorraine, qui joignit à ses brevets de capitaine-lieutenant, le 24 août 1759, de capitaine-commandant, le 28 septembre 1765, et de

major, le 25 février 1770, des lettres de félicitations et d'attestations les plus honorables.

Envoyé plus tard dans les Pays-Bas, le major Félix Adam de Brandner mourut à Bruxelles, peu de temps après avoir obtenu une nouvelle promotion dans le commandement de la place de Gand. Il avait épousé, à Brême, le 10 mai 1767, Caroline de Buccow, fille du baron de Buccow, capitaine de cavalerie au service de Hanovre, femme en secondes noces de Henri Himmelbaccer, chirurgien en chef de l’armée autrichienne aux Pays-Bas.

Il eut de son ‘mariage un tils, Charles Alexandre Conrud Georges, qui suit, II.

IT. CHARLES ALEXANDRE CONRAD GEORGES DE BRAND\ER DE GOLDENSTERN, né à Brême le 24 février 1808, mort à Pruxelles en 1835, docteur en médecine, en chirurgie et en accouchements, chevalier de l’ordre du Lion Belgique, en récompense des soins dévoués qu’il prodigua aux blessés de Waterloo, et réputé l’un des meilleurs praticiens du pays, épousa à Bruxelles, le 18 vendémiaire an VI, Catherine Thérèse Yernau, dont un fils, Charles Théodore Henri Ghislain, qui suit, IT.

ITL. CHanLes THÉODORE HENRI GHISLAIN DE BRANDNER, né à Bruxelles le 27 thermidor an VI (14 août 1793), docteur en droit, greffier de la cour de cassation le 16 octobre 1839, obtint reconnaissance de noblesse par arrêté royal du 10 février 1857. Il épousa, en 1832, Thérèse Lavallée, fille de François, avoué licencié près la cour d’appel de Bruxelles, dont trois enfants, savoir

A. Elise, née en 1824, épousa Jules Simon, capitaine commandant d'artillerie. — B. Emile Dg BRANDNER, né en 4826, docteur en droit, attaché au ministère de la justico. —C. Alfred pe BRANDNER, né en 1839.

BREDY. '

D'AZUR a la grue d'argent, su vigilance d'or, reposant sur une terrasse de sinople; accompagnée, en chef, à dextre d’un croissant contourné d'or, à sénestre d'une étoile à huit rais de même. COURONNE de baron. Cixi£R: un griffon issant d'or, langué de gueules, tenant de la dextre un sabre de sable. SUrPORTS : deux lions léopardés au naturel, armés et lampassèés de gueules.

Devise : Dulce et decorum pro patria mori.

Le général-major Hugues Charles de Bredy, né à Bruxelles, paroisse de la Chapelle, le 30 juin 1791, mort pendant les émeutes à Vienne, en 1848, au moment où il commandait le feu, était fils d'Antoine, official à la cour des comptes.

Ce dernier avait épousé Ludwine Koeler, née à Luxembourg le 47 avril 4770, fille de Lothaire Frédéric, dont nous parlerons plus bas. Outre Hugues Charles, il eut deux autres ils: ® François Frédéric, né à Bruxelles, paroisse de la Chapelle, le 18 août 1792, premier lieutenant au régiment de Beaulieu, au service impérial, mort prisonnier de guerre en France ; 3° Joseph, né à Prague, créé baron par le roi des Belges.

Lothaire Frédéric Koeler, père de la femme d’Antoine de Bredy, fut successivement sous le gouvernement autrichien, inspecteur des eaux et forêts du duché de Luxembourg, se- Crétaire du conseil impérial du duché, bourgmestre de la 'ile de Luxembourg. Il laissa cinq enfants : 1° Willebrord, j& à Luxembourg le 7 juin 1763; 2° Joseph, né en 1772;

3° Jean Baptiste, qui suit; £° Jeanne, née à Luxembourg le 25 novembre 1766, qui épousa M. Fiocardo, et 5° Ludwine, qui épousa Antoine de Bredy.

Jean Baptiste Koeler, né à Luxembourg le 26 décembre 1775, épousa Gertrude Chevalier et fut père de Jean Baptiste Adolphe Koeler, membre de la chambre des représentants, chevalier de l’ordre de Léopold.

Le roi voulant honorer le courage et le dévouement du général Bredy et reconnaître en même temps les bons et fidèles services rendus à différentes époques, dans leurs fonctions respectives, tant civiles que militaires, par les membres de la famille Koeler et de la famille de Bredy, a accordé, par arrêté du 2 juin 1857, à Joseph de Bredy le titre de baron, avec la clause que si le titulaire meurt sans enfants, ledit titre passera à son cousin Jean Baptiste Adolphe Koeler, que nous venons de mentionner.

Le titre de baron se transmet par ordre de primogéniture.

Les ARMES de la ville de Briey : D'or à trois pals abaissés de gueules. CIMIER : un chapeau de gueules traversé de deux épis de sinople. SUPPCRTS : deux lions contournés d'or.

La famille de Briey, originaire de la Lorraine, est connue par son ancienneté et par les hommes remarquables qu’elle a produits. M. Cayon, dans son livre sur la chevalerie de la Lorraine, dit qu’elle remonte aux temps primitifs des ducs bénéficiaires de Lorraine. Les divers pays où elle a jeté ses rameaux ont compté dans son sein des hommes éminents dans tous les genres, des généraux, des conseillers d’État, des ambassadeurs. Elle a fourni aussi des chevaliers de Malte et des chanoinesses des chapitres nobles de Lorraine. Ses alliances ont été prises dans les maisons de Lorraine, d'Aspremont, du Chatel, de Choiseuil, de Hangest, de Haraucourt, de Haussonville, de Merode, d'Escorailles, de Beauffort, etc. En 1768, elle eut les honneurs de la cour de Versailles et l'on voit dans la première salle des croisades, au Musée de Versailles, les armes et le nom de Renaud de Briey, qui se croisa en 1096 avec son neveu, Hugues de Briey, et mourut en Palestine.

Quant à la ville de Briey, située dans le duché de Bar et qui donna son nom à l'antique famille dont nous nous occupons, elle avait été possédée en franc-alleu par les premiers ducs de la Mosellane, avant de passer comme bien allodial à la maison de Briey.

178 LA BELGIQUE RÉRALDIQUE.

Cette famille, dont une tige existe encore en Belgique, est, suivant Vassebourg (1), une branche pulnée des anciens comtes de Briey, cadets de ia maison d’Ardennes. Depuis les croisades jusqu'à notre époque, elle se trouve mélée aux guerres et aux affaires de tous les siècles. Les comtes de Bar, les ducs de Lorraine et ensuite les rois de France utilisèrent leur épée et leur loyauté. On les voit d'abord unis à d'autres puissants seigneurs résister à un empereur d’Allemagne, combattre plus tard au premier rang des plus vaillants et mourir pour la cause embrassée.

Nous rencontrons dans l’année 981 Sigefroi, comte de Briey, se liguant contre Othon IIT avec les comtes de Namur, d'Ardennes et de Chiny. Après lui, le comté de Briey passa aux mains de Thierry, duc de Haute-Lorraine et comte de Bar, son parent, dont le fils aîné, Simon, avait nom comte de Briey. C'est à ce Sigefroi, comte de Briey, que commençait la généalogie de cette maison, d’après des pièces possé dées par don Calmet, qui se proposait dans sa MNolice de la Lorraine, t. I, p. 156, de publier l'histoire de cette famille.

Au xr siècle, les branches de la famille de Briey avaient pour chefs :

1° Albert de Briey, d’où est descendue la seconde race des seigneurs d'Aspremont.

% Bezelin, son frère.

3° Jean de Thionville, le plus jeune, de qui sont issus toutes les autres branches.

4 Constantin.

5° Rainald ou Renaud; — tous qualifiés d'hommes trèsnobles.

En 1096, la comtesse Mathilde, duchesse douairière de

(1) Vassebourg, archidiacre de l'église de Verdun, Antiquités de la Gaule Belgique, in-fol. — Paris, 1549.

Toscane, comtesse de Modène, ayant fondé, dans sa terre de Briey, l’abbaye de Saint-Pierre-Mont , Jean, seigneur de. Thionville, son cousin, frère d’Albert de Briey et de Richer, évêque de Verdun, figura avec le fils du comte de Montbelliard et plusieurs autres seigneurs, comme temoin de la charte de fondation. Constantin et Renaud de Briey se chargèrent de l'exécution de cette œuvre pie. Cette même année, l'évêque de Verdun remit à Godefroid de Bouillon, pour les frais de la Croisade, des masses considérables d'or et d'argent provenant des églises de son diocèse.

Au commencement du xu° siècle, Mathilde restitua l’avouerie de Briey à Albert qui en avait réclamé la seigneurie à l'empereur, Briacensem potestatem sibi vindicavit, dit Laurent de Liége.

Huart de Briey signa, avec la comtesse de Bar, l’acte par lequel Thibault de Briey fixait à Briey et Saint-Mihiel le douaire d'Ermesinde de Luxembourg, sa femme.

En 1247, Herbrand de Briey échangea avec Thibault, comte de Bar, plusieurs seigneuries contre la forte place de Landres. Herbrand est qualifié monseigneur dans le contrat d'échange. Il avait épousé Havide de Florenges, de la maison de Lorraine, C'était alors le temps où les jeunes hommes nobles exerçaient leur adresse dans les tournois. En 1984, les fils d'Herbrand, nommés Henry et Oury, figurèrent en première ligne au tournoi de Chauvency, en 1270. (Voir le poême de Jacques Bretex.)

A la suite de l'échange que nous venons de mentionner, Oury pour se distinguer des autres branches de sa maison aujourd'hui éteintes, prit le nom de Landres, commeil résulte de deux actes de 1275 et 1304, où on le nomme Oury de Landres, fils de monseigneur de Herbrand de Briey. Il se déclara homme lige de Thibaut, comte de Bar, le 25 août 1275.

Son fils Jean III du nom, est énoncé fils de monseigneur

Oury de Briey, lequel était fils de monseigneur Herbrand de Briey, dans les lettres d'Érard de Bar, sire de Pierrepont, du 23 février 1303. Il eut pour fils Herbrand IIIe du nom.

IV. HEerBRAND DE LaxDres IIIe du nom, obtint par lettres du 1 juillet 1328, d'Édouard I, comte de Bar, la ratification de l'échéance de 1247 dont nous avons parlé plus haut. II avait épousé Catherine de Mercy, dont il eut entre autres enfants, Bertrand de Landres, qui suit, V.

V. BERTRAND DE LANDRES, seigneur de Landres, de Mercy, etc., servit de garant à Robert, duc de Bar, qui avait été pris par les messins à Ligny en 1368. Il avait épousé Alix d’Yvoy, dont il eut Herbrand IV, qui suit, VI.

VI. Herbrand IV, fit la guerre à Jean, comte de Rodemack, qui lui disputait la terre de Mercy et périt, le 2 juillet 1431, à la bataille de Bulgnéville, perdue par René d’Anjou. I] avait épousé Catherine de Vuatronville, dont il eut Didier Eer.

VIT. Diner ne BRiEY DE LANDRES, Seigneur d’AviLers, de Murwville, né en 1415, mort à Tichemont le 15 novembre 1483 et enterré dans le couvent des cordeliers de la Chapelleaux-Bois, fondée par Jeanne de Pulligny, sa première femme, fut fils d'Herbrand de Briey de Landres et de Catherine de Vuatronville. 11 eut la terre de Tichemont de Philibert des Armoises et de Jeanne de la Force, sa femme. Il acheta le 16 août 1460, de Guillaume de Haraucourt la terre de Mesey, I épousa : 1° Jeanne de Puligny, veuve de Collignon Deville et de Jean de Bassompierre, fille de Perrin de Pulligny et de Jeanne de Chambly, et 2 Catherine de Choiseuil, morte sans enfants, fille de Jean, seigneur de Sorey, et d'Isabelle de Thiaucourt. Il eut du premier lit trois enfants, savoir :

A. Antoine pe BRiIEY, écuyer, seigneur d'Avillers, de Mesey, de Murville, qui suit, VII.

B. Perrin pe BRigy, qui suit, IX.

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