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XIV. Logis Grau» NicoLas, COMTE DE BRIEY DE LANDRES, Capi

taine au régiment de Vierset, né au château de Ruette le 47 avril 174%, mort au château de Laclaireau le % février 4766, épousa, le 6 décembre 1771, Charlotte Hyacinthe de YEspine, née à Laclaireau, fille de Barbe Dorothée Josèphe de Pointes de Gevigny.

De ce mariage sont nés six enfants, savoir :

A. Louis Marie Hyacinthe, qui suit, XX.

D. Charles Joseph pe BRiey, chevalier de l'ordre do Malte, né à Thionville le 14 septembre 1773.

C. François Gabriel pe BRriEy, né à Laclaireau le 4 mars 1779, mort on célibat le 18 janvier 4839.

‘D. Philippine Louise Caroline, née à Étain le 45 mars 1775, morte à Versailles.

E. Joséphine Rose, née à Laclaireau le 14 juillet 1777, épousa, le 2 février 1801, Joseph, comte de Coudenhove. *

F. Maximilienne Dorothée, née à Thionville le 45 juillet 14780, épousa Antoine, comte de Coudenhove.

XVII. Louis MARIE HYACINTHE, COMTE DE BRIEY, BARON pE LaAN- DRES, né à Thionville le 17 septembre 1772, mort au château de Laclaireau le 1 décembre 1883, épousa : 1° le 7 décembre 1793, Anne Marie Caroline Albertine de Pouilly, née à Pouilly le 28 mai 1773, morte à Metz le 27 octobre 1799, fille d'Albert Louis, baron de Pouilly et de Chauflour, seigneur de Quincy, maréchal des camps et armées du roi de France, député de la noblesse de Clermontois aux États- Généraux, et de Marie Antoinette Philippine de Custine de Guermange, et % le 25 avril 1801, Amélie de Pouilly, née à Nancy le 12 mars 1779, sœur de la précédente, morte au château de Laclaireau le 13 février 1833.

Il eut du premier lit cinq enfants, savoir :

A. Louis Auguste DE BRIEY, né à Hanau le 12 septembre 1794, mort le 20 du même mois. °

BRIPY. 189

B. Charles Philippe pe BREY, jumeau du précédent, mort à Ruelte le 25 actobre 1795.

C. Charles Herbrand, COMTE DE BRIEY, BARON DE LANDRES, Capitaine aux chasseurs à cheval de la garde royale de France, démissionnaire en 1828, né au château de Ruette le 26 septembre 1796, épousa à Poiliers , le 28 mai 4893, Louise Sophie Zélanie de Busancy-Pavant, dernière de cetle ancienne et illustre maison, née au chateau de Ia Roche-Gencay le 12 juin 1805, fille de Charles Marie, vicomte de Busancy-Pavant, et d'Albertine Louise Dorothée de Revigliasc, dont cinq enfants :

8. Charles Louis Marie Anatole ne Baiey, né le 27 octobre 1824.

b. Marie Camille Albert ve Briey, né le 10 octobre 1826.

c. Marie Ange Emmanuel 9£ BRIEY, né le 10 novembre 1828. . Marie Théodore pe Buiey, né lc 2 septembre 1851.

€. Marie André Édouard pe Brie, né le 30 novembre 1832.

D. Albert Joseph pe BRiey, officier de cavalerie, puis prieur de l'abbaye de Septfonds, né le 44 février 1798, mort le 3 avril 1854, supérieur de là Trappe à Ubexi (Meurthe).

E. Camille, qui suit, XVIIL.

Il eut du second lit trois enfants, savoir :

F. Louis Édouard Emmanuel , COMTE D£& BRIEY, BARON DE LANDRES, né à Metz le 1° mai 1803, élève de l'école Polytechnique, lieutenantcolonel au corps royal du génie, chevalier de la Légion d'honneur etde l'ordre de Léopold, un des officiers de génie désignés on 1831 par le gouvernement français pour la réorganisation de cette arme en Belgique, fit les campagnes d’Afriqu: en 4834 et 4838, épousa au château de Dhuy, le 5 août 183’, Léopoldine Françoise Marie de Namur d'Elzée, née le 2 janvier 1817, fille de Coustant Marie Claude Xavier Ghislain, vicomte, et d'Anne Chrétienne Léopoldine Joséphine de Beaufort, dont trois enfants :

a. Emmanuel Léopold Émile De BRIEY, né à Dhuy le 12 juillet 1836.

b. Florimond René DE BRIEY, né à Saint-Germain en Laye le 13 mai 1859.

c. Caroline Amélie, née à Bastia, en Corse, le 26 octobre 1857.

G. Clémence, née à Metz le 2 juillet 1804, mortoen juillet 1824.

H. Caroline Amélie Renée, née à Metz le 5 mai 1812.

XVIII. CANILLE, CONTE DE BRIEY, BARON DE LANDRES, chef de nom et d'armes de la branche belge, ancien membre du sénat, ancien envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté le roi des Belges près la Confédération Germanique et les cours de Bavière etde Wurtemberg, et plus tard près la cour impériale de Russie, ancien ministre des finances et des affaires étrangères, grand officier de l'ordre de Léopold, grand'croix des ordres de la légion d'honneur, de Charles III d'Espague, du Lion néerlandais, de Saint- Michel et de la Couronne de Bavière, du Sauveur de Grèce, de Sainte-Anne de Russie, etc., né le 29 juin 1799.

M. le comte de Briey entra au pouvoir le 13 avril 1841, en acceptant le portefeuille des finances ; il siégeait au Sénat et faisait partie de cette glorieuse majorité unioniste qui avait accompli de si grandes choses depuis l'ère nouvelle ouverte en Belgique par la révolution de septembre 1830 en prétant un appui loyal au gouverrement dans tous les actes essentiels de politique intérieure et de négociations diplomatiques qui fondèrent la nationalité, l'indépendance, la neutralité et la dynastie royale de la Belgique, adoptèrent le traité des dixhuit articles, créèrent les chemins de fer, l’organisation de l'ordre judiciaire, l’organisation de la pfovince et de la commune, l'organisation de l'enseignement, le traité de paix avec la Hollande. Non-seulement M. le comte de Briey appartenait à ce parlement illustre que l'Europe entière admirait et qui sut, en si peu d'années, assigner à la Belgique le rang le plus honorable et le plus digne dans Ia grande famille des nations, mais encore il y occupait une place distinguée. Il se trouvait ainsi naturellement désigné au choix de la couronne lors de la crise ministérielle de 1841.

L'administration remplacée par celle dont M. le comte de Briey fit partie, était homogène. Présidée par M. Ch. Rogier, tous ses membres appartenaient à l'opinion libérale, tandis

que, par une anomalie bizarre, la majorité catholique était réelle à la Chambre et considérable au Sénat. Un tel exclusivisme se justifiait d'autant moins que les catholiques, deux fois appelés au pouvoir depuis 1830, avaient deux fois partagé les portefeuilles avec des membres du parti libéral.

Cependant ils étaient disposés à prêter leur appui au ministère libéral, mais les imprudences de la revue créée par M. Paul Devaux, sous le titre de : Revue nationale, modifièrent cette situation. Cette publication qui prétendait priver de toute participation aux places et à l'administration du pays les catholiques qui formaient cependant la majorité dans les deux chambres, avait en quelque sorte remplacé le programme ministériel préchant le calme et la modération.

Les catholiques ne crurent pas que leur conscience, leur devoir, leur dignité les obligeât à se résigner , à s’effacer, à laisser désormais le pouvoir aux mains des libéraux, ils ne pensèrent pas, en un mot, que la minorité dût régner et gouverner , tandis que le rôle de la majorité serait l’obéissance et l'abstention.

Cette situation intolérable ne pouvait exister longtemps. Aussi, à la chambre des représentants, où siégeaient cependant un grand nombre de fonctionnaires qui votèrent presque tous en faveur de leurs chefs, le budget des travaux publics ne fut vôté qu’à la majorité de 49 voix contre 39 et 3 abstentions.

Au sénat, la discussion politique se porta sur le budget de l'intérieur et peut-être la haute assemblée eut-elle, par esprit de conciliation et de modération, maintenu le cabinet, si M. Rogier n’eût hautement et franchement refusé de renier les doctrines de la Revue nationale. Dès lors son maintien devenait impossible; mais le sénat éprouvait de la répugnance à recourir à la mesure extrême du refus d'un budget, et dans cet état de choses, MM. le vicomte Desmanet de Biesmes,

le comte de Briey, le baron du Bois de Nevele, le baron de Peuthy, van Saceghem, le comte van der Straten Ponthoz, d'Hoop, le baron della Faille , le baron Pelichy van Huerne, de Rouillé, le baron de Stoekheim, le baron de Mooreghem, présentèrent, le 19 mars, l'adresse célèbre qui fut votée par 93 voix contre 19, et qui détermina la chute du ministère de. MM. Rogier et Lebeau.

Qu'on me permette de m'arrêter sur ce point important de notre histoire parlementaire. Dans une œuvre héraldique où toutes les opinions consciencieuses sont rappelées avec éloge, où les actes les plus opposés sont tour à tour, pourvu qu’ils soient inspirés par l'amour de la patrie et du devoir et accomplis avec courage et loyauté, sont tour à tour, dis-je, jugés dignes d'exemple et d’admiration, l’auteur ne peut manifester d'opinion exclusive; il ne doit connaître que des grands principes de morale, d'ordre et de conservation de la société humaine. Le fait qu’il doit exalter dans cette circoustance solennelle, c’est que le sénat, auquel on voulait assigner un rôle secondaire, sut maintenir et faire prévaloir ses droits, ses prérogatives, son indépendance et sa dignité.

« Sire, disait l'adresse, la nationalité belge a été fondée sur l’union d'opinions divergentes, réunies dans un but commun. Le maintien de cette union peut seul permettre le développement des nombreux éléments de prospérité que possède le royaume et garantir son existence politique. Les divisions déplorables qui se sont manifestées pendant cette session, dans le sein de la représentation nationale, sont une preuve nouvelle de l'impuissance où se trouvent les assemblées législatives de s'occuper des besoins réels de la nation, lorsque les partis s’éloiguent au lieu de se rapprocher. Une telle situation, Sire, entrave la marche régulière de l'administration et lèse les intérêts les plus chers à la Belgique.

PRIEY. 193

C'est sous ce point de vue surtout que le sénat a dû s'en préoccuper. Pouvoir essentiellement modérateur, ses efforts tendront à concilier les opinions dans l'intérêt général. Le sénat regarde comme un devoir d'appeler l'attention de Votre Majesté sur une position qui peut faire naître de véritables dangers, il place toute sa confiance dans cette haute sagesse, dans cette impartialité auxquelles toutes les opinions se plaisent à rendre un juste hommage. Il a la conviction que, quelques soient les moyens que Votre Majesté croie devoir employer pour arrêter de funestes divisions, les hommes sages et modérés voudront s’y rallier et préteront ainsi à a royauté, placée au-dessus de tous les partis, l'appui nécessaire pour remplir la mission qui lui est assignée.

» Votre Majesté peut compter sur le dévouement inaltérable du sénat et sur son loyal concours à vos vues éclairées pour la prospérité et l'union de la patrie. »

Le cabinet du 13 avril 148#1, fut encore conçu dans des principes d'union, de tolérance et de modération. Le parti catholique, auquel deux des nouveaux ministres MM le comte de Briey et de Meulenaere appartenaient, donna trois porlefeuilles à des ministres libéraux : MM. Nothomb, van Volxem, et Buzen. Ce cabinet, voulait, disait son programme, fixer d'une manière sincère le gouvernement sur le terrain des opinions modérées. :Il n’était l'avènement ni d'un parti politique ni d’une classe sociale, mais l'organe libre et impartial du pays eonsidéré dans son ensemble.

Ces principes hautement proclamés, fidèlement exécutés étaient ceux de M. le comte Camille de Briey.

C'est sous son ministère que le projet de fédération hollando-belge de M. de Potter fut conçu et qu'avorta la conspiration orangiste des généraux van der Meeren et van der Smissen.

Malgré ses entraves, le cabinet laissa des traces ineffa-

194 LA BELGIQUE HÉRALDIJUE.

cables de son passage aux affaires. On ne trouverait pas dans nos annales parlementaires de sessions plus fécondes, plus actives que celles qui suivirent l'avènement du ministère de 1841. Ces sessions furent marquées par les lois deréforme des institutions communales, sur la réparation des pertes causées par les événements de guerre de la révolution, sur l'institution des conseils de prud'hommes, sur les distilleries, sur les relations commerciales avec la France, sur l'exécution de grands travaux d'utilité publique et surtout par la loi célèbre sur l'instruction primaire, cette œuvre grandiose à laquelle il a été impossible, jusqu'aujourd'hui, d'apporter la moindre amélioration.

Le 30 mars 1843, M. le comte de Briey qui, déjà, avait échangé le portefeuille des finances contre celui du ministère des affaires étrangères, quitta le pouvoir parce que le cabinet, contrairement à son avis, avait prorogé sans examen la durée de la société générale. Son opinion prévalut plus tard et détermina la création de la banque nationale.

M. le comte Camille de Briey épousa, le 29 septembre 1829, Caroline Amélie Laurence de Beauffort, fille de Charles et d’Adélaïde de Pouilly, dont six enfants, savoir :

A. Marie Claire, née le 26 novembre 1832, épousa, le 2 septembre 1854, Stanislas, baron de Broqueville.

B. Marie Charles Albert pe Brisy, né le 23 décembre 1835, épousa, le 15 septembre 1859, à Alix Alexandrine Félicité Élisabeth , fille du chevalier Adolphe Daminet et de Joséphine, comtesse van der Burch.

GC. Marie Adèle Caroline Amélie, née le 13 février 1838, morte le 14 mars 1859.

D. Marie Emma Léopoldine Camille, née le 24 août 1839, entrée dans l'ordre de Saint-Vincent de Paul le 4° mai 1868.

E. Marie Albertine Laure, née le 43 janvier 4847.

F. Marie Louis de Briey, né le 2 août 1854.

BROICH.

D'ARGENT, à la fasce de sable, au lambel de même.

N'ayant pu réunir encore de renseignements précis sur cette famille, sa généalogie sera traitée dans une autre partie de cet ouvrage.

BRONCKAERT.

D'ARGENT au lion de sable, lampassé de gueules, tenant de la patte dextre une crois pattée de gueules. CIMIER : un lion naissant de sable, lampussé de gueules.

L'observation présentée pour la famille Broich s'applique également à la généalogie de Bronckaert.

BROQUEVILLE.

D'AZUR, au sautoir d'or, accompagné en chef d'une étoile à six rais d’or. COURONNE . de baron. SUPPORTS : deux lévriers contournés, au naturel, colletés d'or.

Cette ancienne famille, originaire de Monfort, département du Gers, compte parmi ses ancêtres :

Josera DE BROQUEVILLE, épousa Catherine de Saluste. Elle testa à Monfort le 29 août 1558.

JEAN DE BRoQUEvILLE, épousa, à Monfort, le 45 juillet 4634, Anne de Boudoulle.

JEAN DE BRoQuUEvILLE, épousa , à Monfort, le 12 août 1618, Françoise de Bordes, fille d'Antoine et de Jeanne de Polastron.

BLAISE DE BROQUEVILLE, épousa, à Montfort, le 1° février 4645, Catherine de Manus.

JEAN DE BROQUEYILLE, seigneur d'Empiroy, épousa, par contrat passé à Monfort le 19 septembre 1648, Marguerite Dulaur, fille de Jean, conseiller au Parlement de Toulouse, dont :

Marie de Broqueville, épousa, à Monfort, par contrat du 24 mai 4670, Guillaume du Bouzet, seigneur de Vivès, fils d'Octave et de Philiberte Castelbajac.

JEAN DE BROQUEVvILLE, épousa, à Monfort, par contrat du 9 juillet 1620, Françoise de Saint -Arroman, dont un fils, Jean, qui suit.

LA BELCIQUE HÉRALDIQUE, 11. 14

Jean De Broquevize épousa, 1°, à Monfort, par acte du 20 septembre 1650, Jacquette de Bourquié, et , à Monfort, par acte du 13 juin 1656, Brigitte de Colignon, fille de François et de Rose de Ladmérat.

I. Jean BaPristE ne BRoQUEvILLE, seigneur de Colomé, chevalier de Saint-Louis, premier capitaine au régiment d'Orléans, fils de Louis, seigneur d'Endarde, épousa, à Toulouse, par contrat du 17 octobre 1749, Jeanne Marguerite de Fraysse, fille de Joseph et de Marie d'Albert, dont deux fils, savoir :

A. Jean Joseph Bernard, qui suit, 1.

B. Louis De BROQUEVILLE, seigneur de Colomé, mousquetaire gris, cnsuite colonel, chevalier de Saint-Louis, épousa, à Toulouse, par contrat du 25 septembre 1793, Emilie de Viguerie, fille d'un conseiller au Parlement de Toulouse.

IT. JEAN Josepx BERNARD DE BROQUEVILLE, seigneur de Colomé, capitaine de la gendarmerie royale sous Louis XVII, chevalier de Saint-Louis, épousa, à Monfort, par contrat du 97 octobre 17178, Ursule de Lerme de Lariene, morte à Mauvezin le 16 février 1817, fille de François, seigneur de Carteret et de Saunet et de Louise d’'Abadie, dont deux enfants, SAvOIr :

A. François Marie Charles Hubert, qui suit, LH.

B. Isidore DE BROQUEVILLE, Capitaine de gendarmerie, chevalier de la Légion d'honneur, mort des suites d'une blessure reçue en Algérie, en 1841.

IV. François MARIE CHARLES HUBERT DE BROQUEVILLE, né à Monfort le 4 novembre 1783, lieutenant d'infanterie au service de France, épousa, au château de Ghyseghem (Flandre Orientale), le 20 mai 1828, Octavie Marie Josèphe Antoine de Padoue Françoise de Paule le Candèle, morte à Toulouse le 30 mars 1835 et inhumée à Ghyseghem, fille de Charles Pierre Joseph, baron le Candèle de Ghyseghem, et d'Elisa-

BROQUEVILLE. 201

beth Marie Eugénie de Robiano, dont trois enfants, savoir :

A. Marie Pauline, née le 9 mai 1829, morte à Ghyseghem le 26 juillet 1853.

B. Stanislas Marie Joseph, qui suit, IV.

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