‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 116 sur 121 · II. — Macçonnées · texte numérisé non relu

II. — Macçonnées

La chaudière elliptique en fonte (fig. 14) est simple et économique : elle présente au foyer une large surface légèrement concave et elle comporte un retour de flamme.

Fig. 14. — Chaudière Fig. 15. — Chaudière en selle Fig. 16. — Chaudière en selle elliptique. simple. avec tubes.

Les chaudières en selle, peuvent être simples (fig. 15) ou traversées par des tubes pour la fumée et l'air chaud (fig. 16).

Elles sont en fonte ou en tôle de fer ; on les fabrique beaucoup à Liège où elles sont en usage. On peut, quand il faut chauffer une assez grande longueur de tuyaux, monter ensemble deux de ces chaudières chevauchant l'un sur l’autre avec un intervalle de 010

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environ entre elles. Le même résultat est obtenu par le système de J. Jones et fils (fig. 17).

SysTÈME J. JoNES ET ris (Zron marchands, 6, Bankside, South- | wark, London, S. E.).

Ce système paraît fort ingénieux.

Le modèle de 24 pouces de

long, 20 pouces de haut et 18 pouces de large, pour

chauffer 400 pieds de tuyau,

est côté à 8 liv. sterling.

Les chaudières en tubes sont Fig 4710 Chandérs double does bien connues : elles sont en vogue à Gand et à Bruxelles; les tubes peuvent être verticaux (fig. 18) ou horizontaux (fig. 19). Voici,pour terminer,quelques considérations générales extraites d'un rapport de M. Ch. Joly à la Société centrale d’horticulture de France

Fig. 18. — Chaud. tubuleuse verticale. Fig. 19. — Chaud. tubuleuse horizontale. (1874, p. 175), qui résument parfaitement la question des chaudières de serre.

« Le but de tout appareil est de chauffer économiquement, rapidement, régulièrement et longtemps un espace donné, et cela dans de bonnes conditions d'hygiène pour les plantes. Dans l’industrie manufacturière, comme en horticulture, l’économie joue le premier rôle; mais il y a dans le second cas des conditions particulières à remplir ; il faut de la régularité, ce que le manufacturier obtient par le volant; il faut de la durée, on l’obtient par l’eau qui emmagasine la chaleur ; il faut de l'égalité de température en haut, en bas et sur tous les points de la serre; il faut porter la chaleur au loin par des coudes, sous des bâches ou des passages ; le feu doit être allumé et entretenu par des hommes qui sont loin d’être, comme dans l'industrie, des chauffeurs de profession; enfin, il faut que la chaudière

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soit simple, d'un nettoyage facile, qu’elle offre une résistance 'suffsante sous un faible poids et un petit volume.

« Dans quelques circonstances, on emploie des chaudières de fonte qui, suivant la nature de la matière et la forme du foyer, sont trèséconomiques; mais pour les grands chauffages, on a adopté avec raison la tôle rivée, comme dans les usines, pour ce motif qu’elle est économique, solide et durable. Enfin, d’autres constructeurs préferent le cuivre, parce qu’il garde toujours sa valeur intrinsèque comme métal, parce qu'il se travaille facilement et se prête mieux à tous les contours qu’on à variés à l'infini pour utiliser la circulation des gaz brûlés. Tout dépend, ici comme ailleurs, du but qu’on se propose, de l’emplacement, de la dimension des appareils, etc.

« En somme, pour les chaudières moyennes, on emploie deux dispositions qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. La première consiste à construire un foyer intérieur en forme de fer à cheval, puis à faire circuler les gaz brûlés autour de la chaudière, avant de les laisser passer dans la cheminée. Ce dispositif exige une enveloppe ou construction en briques qui, lorsqu'elle est faite à doubles parois, séparées par une couche d’air, emmagasine la chaleur et, à cause de ses dimensions, se place généralement en sous-sol. Beaucoup de constructeurs ont adopté ce système qui s'impose dans certaines circonstances, comme dans les jardins d'hiver ou les grandes serres.

« La deuxième disposition consiste à faire circuler la flamme dans des tubes ou des compartiments de diverses formes, brasés et placés dans l'intérieur même de la chaudière. On utilise ainsi assez bien les gaz brûlés, et en les laissant sortir de la serre par un long tuyau de fonte, comme ceux qui servent aux conduites d’eau, pour éviter trop de joints, on réunit alors à peu près toutes les conditions d'économie de combustible. De plus, la chaudière a son entrée placée à l’extérieur, dans une baie, pour éviter les cendres et la fumée près des plantes ; mais le corps de l’appareïl est à nu, sans enveloppe aucune, dans la serre elle-même et se trouve ainsi très-facile à inspecter, tout en offrant une addition considérable comme surface de transmission. Beaucoup de propriétaires préferent cette dernière disposition, parce qu’elle n’exige pas d'ouvriers maçons spéciaux et que l’appareil peut se poser partout, en le raccordant tout simplement par deux

joints aux tuyaux de circulation. »

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