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été obtenu par une voie indirecte, son habitat n’a pu encore être déterminé avec exactitude. Ce Palmier est de taille peu élevée, à ce qu'il parait ; ses feuilles d’un vert brillant et presque biloculaires, sont profondément et régulièrement dentelées.
Si nous abordons l’énumération des Orchidées nouvelles, nous placerons d'emblée au premier rang l'Odontoglossum vexillarium et l'Odontoglossum Raæzli. Mais nous serions fort embarassé de faire un choix ultérieur entre ces deux magnifiques spécimens. Tous deux sont originaires de la Nouvelle-Grenade et se rattachent à un type distinct l’Odontoglossum Phalaenopsis. Les fleurs du premier sont de grande taille et d’une teinte rosée charmante : celles du second sont blanches, mais présentent de superbes macules à la base des pétales et du labelle.
Un Masdevallia se rapprochant du type M. Harryana, introduit déjà l’année dernière et baptisé depuis du nom de M. Denisoniana dépasse, par la richesse de ses teintes, toutes les espèces connues de ce genre. Ses fleurs cramoisi de nuance magenta présentent un brillant extraordinaire. Un autre Masdevallia, également remarquable, est le A. Chimaera, avec son labelle calcéiforme et ses pétales pourvus de longs appendices.
Le Zygopetalum Rivieri est une belle Orchidée se rattachant au type Z. Mackayt.
Un nouveau Phaius, originaire de Queensland, le Phaius Bernaysii est une belle plante ornementale dans le genre du P. grandi florus ; ses fleurs, d'un jaune soufre, seraient de bon usage pour produire des eifets de contraste.
M. Linden a décrit un Cattleya gigas dont les fleurs mesurent 8 pouces dans un sens et 10 dans l’autre : leur couleur est d’un rose magnifique, le labelle étant moucheié de carmin foncé, ce qui, assurément, doit être d’un très-bel effet. Le genre Cypripedium s'est enrichi de deux nouveautés que leur origine rend intéressantes. Toutes deux sont des hybrides ; l’une est le C. Crossianum issu des C. insigne et venustum, l'autre est le C. Sedeni provenant de l’union des C. longifolium et Schlimmi. Les fleurs du C. Sedeni sont de toute beauté : leur labelle pourpre foncé tranche heureusement sur le reste du périanthe qui est presque blanc.
La meilleure de nos acquisitions en fait de plantes de serre chaude,
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cultivées pour leurs fleurs est le Dipladenia Brealeyana, qui est peutêtre le plus beau des Dipladenia connus. Revêtu de couleurs aussi éclatantes que le 2. insignis, il a été obtenu, comme ce dernier, par des procédés horticoles. Il se distingue par ses feuilles d’un vert brillant et ses fleurs carmin foncé.
Une autre plante que l’on mentionne dans les termes les plus élogieux est le Doryanthes Palmeri originaire de Queensland. On dit qu'il produit des épis de douze à dix-huit pouces de long, chargés de fleurs rouges à la périphérie et blanches au centre.
Le Æibbertia Baudouinii de la Nouvelle-Calédonie est un charmant arbrisseau toujours vert, dont la culture pourrait réussir dans une serre froide : ses fleurs sont grandes, jaunes et disposées en forme de grappes.
Citons aussi le Caraguata Zahni, belle Broméliacée qui nous vient de Chiriqui : ses feuilles jaunes, semi-transparentes, sont teintées de pourpre à leur partie supérieure avec macules vertes. Elle porte des panicules serrées de fleurs jaunes qui s'échappent d'entre les bractées écarlates du rachis. En un mot, c’est une plante à effet dans toute la force du terme.
On dit que le Poinsettia double ou Poënsettia pulcherrimum plena, comme on l'appelle, constitue une précieuse acquisition. Les autres variétés nouvelles provenant de cette plante, datent de l’année dernière : citons le Poinsettia pulcherrimum major et le P. pulcherrimum roseo carminata chez qui les teintes roses des bractées florales sont plus prononcées que dans l'espèce type.
Les nouveautés en fait de plantes de serre chaude cultivées pour leur feuillage, sont si nombreuses, que c’est à peine, si nous en pourrons énumérer les plus saillantes. A notre avis ce sont les Dracaena, les Aralia et les Croton qui se partageront bientôt la faveur du public.
Le plus beau de tous les Dracaena est sans contredit le D. Goldieana des régions tropicales de l'Afrique, avec ses feuilles rayées transversalement de bandes argentées. Nous l’avons déjà mentionné dans notre liste des plantes acquises en 1872. Le groupe de Dracænas inauguré par le D. Œœuilfoylei et dont les feuilles sont panachées de blanc et de rose mêlés, s’est enrichi de deux beaux specimens, le 2. imperialis et le D. amabilis. Ce sont deux superbes plantes, quand leur taille est
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normale et leur coloration bien développée. Leurs feuilles sont parsemées d’une notable quantité de blanc crémeux se nuançant de rose avec l’âge. Le D. Fraseri est une des belles variétés à feuilles sombres : ses feuilles dans le genre de celles du 2. regina, sont larges, dressées et oblongues, mais leur teinte est pourpre foncé. Elles sont glaucescentes et présentent une bordure rose foncé, plus prononcée à la face inférieure de la feuille qu'à sa face supérieure. Le D. Baplisti possède des feuilles qui sont bordées de blanc crémeux. De petites raies obliques de même couleur passant plus tard au rose, sont irrégulièrement disséminées à leur surface. Ce qui ajoute au mérite de cette plante, cest que les feuilles présentent leur coloration dès le début et les conservent très-longtemps. Le D. Shepherdi ou gloriosa est également une espèce de mérite, nullement délicate, et dont les feuilles, au rebours de la plupart des autres variétés, ne présentent leur plus belle coloration que lorsque leur développement est avancé. Elles sont alors marquées de raies rouge-orange. Ces raies sont simplement vert pâle sur les feuilles jeunes et ce n'est qu'avec l'âge que la teinte orangée se développe. Toutes les espèces que nous avons citées, et dont plusieurs, signalées déjà l’année dernière, ont fait maintenant leurs preuves, paraissent provenir avec beaucoup d'autres encore des îles de l'Océan Pacifique.
Un grand nombre de beaux Croton et de Codiaeum importés pendant ces dernières années, sont actuellement bien connus des horticulteurs. Parmi les acquisitions récentes, nous attirerons l'attention de préférence sur le Croton majeslicum : ses feuilles longues et assez étroites sont planes, de facon à faire bien valoir les belles macules jaunes nuancées de pourpre brillant dont elles sont parsemées lorsque leur croissance s’est effectuée en pleine lumière. À ce propos nous conseillons de suspendre l’activité de la végétation chez les Croton tant que la lumière qui leur est destinée n’est pas suffisamment intense.
Parmi les Aralia nous citerons l'A. Guilfoylei des îles de la mer du Sud : ses folioles sont larges et présentent des panachures blanchâtres vers les bords. L’A. Veitchi et l'A. clegantissima sont deux plantes très-élégantes, avec des tiges dressées et des feuilles digitées. Les folioles sont plus étroites et plus ondulées dans la première espèce
que dans la seconde : ceux de l’A. elegantissima sont dentelés sur les bords.
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À une autre catégorie, celles des plantes acaules vivaces, se rattache le Curmeria picta dont les grandes feuilles vertes sont traversées au milieu par une large bande argentée. L'Anthurium cristallinum avec ses feuilles veinées d'argent, nous paraït plus distingué que le précédent mais nous ne sommes pas bien assuré que la particularité qu'il présente serve à le séparer définitivement de l'A. magnificum dont il possède les feuilles veloutées et d’un vert olive. Les veinules des feuilles de l'A. magnificum au lieu d'être argentées sont d'un blanc d'ivoire.
Le Hoffmannia Ghiesbreghti variegata a des feuilles vertes, veloutées, maculées de blanc crémeux et de rose, ce qui constitue une panachure d’un très-bel effet, mais nous le mentionnons ici surtout comme étant la dénomination exacte de certaines plantes connues des horticulteurs sous les nom de Campylohotrys et de Higginsia.
Nous avons ainsi rapidement passé en revue les principales acquisitions faites dans le domaine de l’horticulture pendant l’année 1873. Si nous n'avons pas eu à signaler des nouveautés aussi extraordinaires que les années précédentes, on remarquera cependant que nous avons énuméré un grand nombre de plantes dont le mérite est incontestable.