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MIE VE TARE

novembre ; il finit avec avril, et c’est après ce temps qu'il fleurit. Pendant la période de végétation, il a besoin de rosée et de pluie. Warscewiez considérait cette plante comme une de ses plus belles découvertes et il ne reconnaissait pas ses fleurs américaines la pre-

mière fois qu'il les vit à Londres, tant elles étaient pales et chétives.

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Fig. 2. — Fleur du Trichopilia suavis (grandeur naturelle).

Les premières fleurs qui s'ouvrirent en Europe furent en effet d'une pâleur désespérante, que l'exil explique suffisamment; mais bientôt, mieux traitées, les plantes s’acclimaterent dans nos serres et elles donnent aujourd'hui des fleurs d’une carnation fraiche et san-

guine. Nous en avons vu fleurir une, deux années de suite, en 1873

et 1874, chez notre ami M. Oscar Lamarche-de Rossius, président de la Société d’horticulture de Liége, et elle surpasse tellement tout ce qui est figuré du 7richopilia suavis que nous n'avons pas hésité à en prendre le portrait pour le faire figurer ici. La plante a les bulbes caractéristiques des 7rich. suavis et ses fleurs en ont le parfum, mais leurs folioles, le labelle surtout, sont ornées de beaux dessins roses; Madame Caroline Lamarche-de Rossius a bien voulu en accepter la dédicace.

Il se pourrait que cette plante fût la même que celle qui figure dans les catalogues marchands sous le nom de 7richopilia superba et que les uns (Cat. Veitch) rapportent au 7”. coccinea et les autres (Cat. Bull) au T7. suavis : elle est, en effet, intermédiaire entre ces deux types.

Avec la planche coloriée du rich. Lamarchae, nous pouvons offrir à nos lecteurs deux belles gravures noires du Trichopilia suavis, exécutées d'après les dessins de M. Riocreux. Elles ont été publiées en 1859 par la Revue horticole dont l'administration a eu l’amabilité de nous en prêter les clichés pour orner notre esquisse du genre Trichopilia. |

Trichopilia Galeottiana Ac. RICH.

Orch. Mex. Galeottianae, dans Ann. des sc. natur., 1845, p. 29. — TRICHOPILIA PICTA LEM., Zi]. hortic., 1859, t. VI, mise. p. 86, et pl. 225. — TRICH. PICTA LEM., Rev. hort., 1859, p. 277. — Rcus. fil., in Gard. Chron. 1865, p. 770. — LEM., ZI. hort., 1865, misc. p. 60. — MuELLER, Ann. bot., VI, 1861, p. 682. — RcxB., Xenia, II (1867), p. 103. — 7. Turialbae BATEM. (nec H. B. Rcxs.), in Hook. Bof. Mag., 1865, pl. 5550. 7

Le Trichopilia Galeottiana à été découvert, par Galeotti, pendant son voyage au Mexique (1835-1840), à Chimantla, près de Teotaleingo, à une altitude de 3000 pieds. IL croissait sur les chênes. Galeotti en a fourni seulement des échantillons d'herbier (n° 5105) qui ont été décrits par Achille Richard, en 1845, sous le nom du botaniste qui avait eu le mérite de la découverte. L'introduction dans les cultures est due à Ghiesbrecht qui retrouva la même plante au Mexique, dans la province de Chiapas, croissant sur les arbres dans les endroits humides et ombragés : il envoya sa récolte à M. Ambroise Verschaffelt à Gand, en 1858, et, dès l’année suivante, Ch. Lemaire l’annonca et la figura dans l’/!ustration horticole; mais, ignorant alors la détermination antérieure de Richard, Lemaire lui donna le

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