‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 60 sur 121 · ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES · texte numérisé non relu

ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES

E. abyssinica HoRT. — Hamb. Gart. u. Blumenteit., 1873, p. 6.

Introduit d'Abyssinie en Angleterre par le major Leveson. C’est probablement une espèce de Cotyledon, d’une autre section que celles des Echeveria, mais elle en a le port par ses feuilles en rosette. Elle est annoncée sur le catalogue pour 1874 de M. L. de Smet, habile horticulteur gantois, qui l'appelle aussi Z. Sempervivoides, en ajoutant que les feuilles sont entièrement brunes pendant l'été.

M. Bull dit que les fleurs sont rouges.

-E. acutifolia Lino. — Bot. Reg., 1842, pl. 29; Baker, Ref. bot., 1869, n° 34. |

Mexique, où il à été découvert par Hartweg. Assez grande espèce voisine du gibbiflora; les feuilles ont la forme d’une spatule aiguë et l’inflorescence est en panicule serrée.

E. adunca Baker, Ref. bot., 1869, pl. 60. — Pachyphytum roseum HoRrT.

Mexique. Jolie plante qui s'élève, en serre tempérée, à quatre pieds de hauteur : les feuilles ont la forme d'une olive et sont couvertes d'une légère farine blanche. L’inflorescence est en grappe simple et unilatérale : les fleurs, fort jolies, ont une bractée rouge, un calice rouge et vert et des pétales jaune et rouge.

bi)

E. agavoïdes LEM., ZI. hort., 1863, misc. p. 78; Baker, Ref. bot., 1869, pl. 67; the Gard. Mag., 1873, p. 237 c. ic. xylogr. VAN HOUTTE, F1. d. serres, XIX, 1874, pl. 2003. 4

Mexique; introduite vers 1860-61. Cette jolie espèce, bien distincte, ressemble à un Aloe : elle est acaule, glabre, à petite rosette de feuilles épineuses au sommet, glauques, d’une couleur vert opale et

Fig. 4. — E. agavoïdes bordées de rouge, au moins au sommet. Les fleurs sont insignifiantes mais précieuses pour la graine parce que cette plante est difficile à reproduire autrement : cependant M. L. de Smet assure, dans son dernier catalogue, être parvenu à la multiplier rapidement. Fe

Nous insérons ici la figure de cette plante que nous devons à l’obligeance du Gardener's Magazine.

E. argentea HoRT. — LEeM., JU]. hort., 1863, p. 78. Probablement un nom jardinique de l’Æ. pulverulenta.

E. atropurpurea BAKER, Ref. bot., 1870, pl. 198. — Æ. sanguinea HoRT.

Probablement du Mexique. Fort belle plante, d'un assez grand développement; la tige s'élève à quelques pouces de hauteur; les feuilles sont en rosette, glauques, rouge foncé surtout en dessus : leur forme est obovale aiguë : les fleurs, disposées en grappe simple et régulière, sont jolies ; le calice régulier est vert; la corolle est

blanche à la base, rouge en dessus. On recommande de la placer en été au centre d’une corbeille de petites plantes blanches.

E. Bernhardyana FoRrsT.

D’après M. Baker, c'est une forme de l’#. gibbiflora.

E. bifida Scxrcap., Linnaea, XIII, 411.

Mexique. Nous n’en connaissons que la description donnée par de

Schlechtendal dans son travail sur les végétaux rapportés du Mexique

par Schiede et Ehrenberg : elle serait voisine de l’Z. secunda, avec la grappe bifide.

E. bracteolata Lk., Ki. et Ovr., Ze. plant., 1844, IT, pl. 27 ; LEM., ZUI. hort., X, misc. p. 78; BAKER, Àef. bot., 1869, no 18.

De Caracas et des Andes de la Nouvelle-Grenade. Cette plante a une autre allure que celle des Echeveria mexicains : la tige est élevée avec les feuilles espacées et vertes ; les fleurs, qui viennent en grappe bifide et unilatérale, sont jaunâtres. Espèce peu intéressante pour l'amateur des jardins.

E. bracteosa PaxT., F7. Gard., III, 1852, p. 60, n° 531; LEM., Z/Z. hort., 1863, misc. p. 78. — Pachyphytum bracteosum Lx., KL. et OTTo, Zcon., II, 1844, pl. 43; AZlg. Gart., 1841, 9, 1856, p. 350; Hook., Bof. Mag., pl. 4951. — E. Pachyphytum BAx., Ref. bot., 1869, n° 12.

Du Mexique ; introduit en 1838. C’est un beau végétal, ressemblant

sans doute aux Echeveria mais qui nous parait botaniquement

distinct. Ses feuilles ont la forme d’une langue et la couleur d’un beau vert glauque : ses fleurs sont plutôt curieuses que belles avec leurs larges sépales qui dépassent la corolle.

E. caespitosa DC., Prodr., IT, 401 ; BAKER, Ref. bot., 1869, pl. 69. — Sedum cotyledon JACQ. f., Eclog., I, pl. 17. — Cofyledon linguiformis A1T. — C. re- Jexza Wizzp. — M. Baker lui rapporte les Æ. Jaxa LiNDpL., Journ. of the hort. Soc., IV, 292. E. campanulata KuNzZE, Del. sem. hort. Lips. adn., p.77, et E. lanceolata NUTT., TORREY et GRAY, Flora N. Am., p. 561.

De la Californie et du Mexique. Petite espèce à rosette acaule, à feuilles étroites, vertes ; l’inflorescence est en cyme compacte avec

les fleurs jaunes; difficile à cultiver; elle ne compte pas parmi les plus belles.

E. californica BAKER, Ref. bot., 1869, pl. 70. Californie. Acaule, petite, à feuilles étroites, glauques; fleurs en

cyme, tournées du même côté, jaunes. Jolie et facile à cultiver. On en distingue une variété viridis.

E. calophana Horr. angl. — LEM., ZI. horé., 1863, p. 78.

Probablement un nom jardinique de l’Æ. acutifolia.

E. campanulata Knze., Delec. sem. hort. Lips., 1842, adn. 7; Allg., Gartenz., 1844, p. 257; Warps. Rep. bot. syst , Il, 935.

Mexique. Feuilles glauques en dessous, bordées de rose. Selon M. Baker, identique à l’Z. caespitosa.

E. canaliculata Hook., Bof. May., 4986; Baker, Ref. bof. 1, 1869, no 9.

Belle et robuste espèce, caulescente, à feuilles en rosette, allongées, en forme de courroie amincie au bout et creusée en gouttière, vertes avec des reflets brunâtres : l'inflorescence est une belle grappe de fleurs rouges. Originaire du Mexique et introduite par M. Staines,

amateur à Kew.

X E. carinata HorT. — Hamb. Gart. u. Blumenzeit., 1873, p. 7.

On le dit hybride entre le metallica et l'atropurpurea. M. L. de Smet annonce une forme qu'il nomme Gandavensis et qu'il dit être magnifique.

E. carnicolor Bax., Ref. bot., 1870, pl. 199.

Mexique. Jolie plante à petite rosette acaule de feuilles glauques et rougeâtres, donnant de petites grappes de belles fleurs rouges. De la même section que perwviana et lurida.

E. coccinea DC., Prodr., III, 401; Bot. Mag., pl. 2570; Coéyledon coccinea LonD., Boë. cab., pl. 832; Drapiez, Herb. de l’amat., I, pl. 72; BAKER, Ref. bot., 1, n° 2.

Ancienne plante, introduite du Mexique en 1816, caulescente, rameuse, voisine de l’Z. pubescens, mais à feuilles plus étroites et à pubescence plus fine: les fleurs, d’un rouge safrané, sont serrées en épi.

E. Corderoyi Bakx., Gard. Chron., 1874, p.599.

Yoisin de l'Agavoïdes, maïs à rosette de 60 à 70 feuilles ; fleurs en cyme trichotome au nombre de 15-20. Dédiée à M. Corderoy, amateur

anglais.

E. cymosa Lem., Rev. hort., 1858, p. 439 ; ZI. hort., 1863, p. 79; Ref. bot., 1869, pl. 68.

Du Mexique et, dit-on, aussi de Californie. Acaule; feuilles longuement atténuées, d’abord glaucescentes, puis vertes ; inflorescence en cyme serrée; fleurs jaunes. La plante croit lentement et l'humidité lui est funeste.

FE. decipiens BAKER, Ref. bof., 1870, pl. 200.

Ce n’est pas à proprement parler un Echeveria : la plante à tout à fait l'apparence d’un Sedum et, par ses fleurs blanches en corymbe, elle se rapproche des Umbilicus. M. Baker dit qu'elle est du Pérou, mais M. L. de Smet dans son récent catalogue lui donne Port-Natal pour patrie, ce qui nous paraît probable. En fleurs elle atteint 020.

E. Desmetiana.

« Le plus beau de tous les Echeverias estassurémentlÆ. Désmetiana, originaire des hautes montagnes du Mexique. Imaginéz-vous l’Z. agavoïdes, avec des feuilles plus courtes et mieux fournies, imbriquées comme les pétales d’une rose et d’une couleur franchement bleue; vous n’auriez encore qu'une faible idée de ce qu'est cette nouveauté. Mais comme la plante ne se multiplie pas, je ne sais encore quand je la mettrai au commerce. » L. DE SMET, 2% lilleris.

E. discolor L. DE SMer, Catal. pour 1874.

Mexique. Feuilles en rosette compacte, rouges en dessous ; fleurs grandes, d'un orangé très-foncé.

E. farinosa Linxpc., Journ. of the hort. Soc., IV, 292 adn.; Bak., Ref. bof., 1869, pl. 71.

Californie, dans la baie de Carmel. Jolie plante naine, à feuilles en rosette couvertes de poudre blanche. L'inflorescence est en cyme comme celle d'une joubarbe, avec les fleurs jaunes. La plante n'aime pas l’eau, ni sur les feuilles ni sur les racines.

E. farinulenta LeM., Z/!. hort., 1864, à la pl. 392 et 1863, misc. p. 83.

Nom donné par Lemaire à une espèce qui n’est mentionnée nulle part ailleurs.

E. fulgens Lem. Voyez Æ. retusa Linz.

E. gibbiflora DC., Prodr., III, 401; Mém. Crass., pl. 5 ; Linpe., Bof. Reg., 1829, pl. 1247; Roxs., For. exot., V, pl. 321; BAKER, Ref. bot., 1869, no 23. — ÆE. grandifiora HaAw., TAYL., Philos. Mag., 1828; SwxerT, Fl. Gard., pl. 275.

C’est la plus grande espèce du genre et la plus répandue dans les serres. Elle vient du Mexique et elle est connue depuis une cinquantaine d’années. Sa tige s'élève à un pied ou deux sur une épaisseur de 3 ou 4 centimètres : les feuilles, disposées en rosette, sont amples, épaisses, cunéiformes, mucronées, planes, glauques et plus ou moins chatoyantes : l'inflorescence est une ample panicule de cymes scorpioïdes : les pédoncules sont courts : le calice est étalé, à cinq divisions inégales : la corolle, urcéolée, est rouge et jaune. Cette plante est recherchée pour ses fleurs qui persistent longtemps et qu'elle donne en abondance pendant tout l'hiver. Richard Courtois, dans son Magazin d'horticulture (1833, p. 170), l'a décrite en signalant son introduction à Liége, chez Jacob-Makoy. |

Elle à donné plusieurs variétés.

Var. metallica BAKER, Ref. bot., 1869, pl. 65 ; la Belgique horticole, 1874, pl. VIL — Z. metallica Horr. et LEM., ZI. hort., 1863, p. 81.

Plante admirable par son feuillage chatoyant de cette couleur qu’on nomme, je crois, gorge de pigeon : il est rose avec des reflets cuivrés et bronzés. La floraison est fort belle. Pendant les chaleurs de l’été on peut, on conseille même, de la placer au jardin, en plein soleil, au centre de corbeilles à feuillages vivement colorés. En hiver il lui faut la Serre tempérée et une atmosphère sèche. Cette plante, comme la plupart des Echeveria, a horreur de l’humidité et de l’eau stagnante : un seul arrosement intempestif peut la faire mourir : elle demande un sol léger, riche en terreau. On dit qu’elle a été introduite du Mexique par M. Hugh Cumming. Sur notre planche l'E. metallica est représenté au quart de la grandeur naturelle : dans le fond, une feuille est figurée dans ses dimensions. et sa forme réelles. |

Les fleuristes distinguent trois sous-variétés :

metallica grandis, metallica lucida, metallica crispata BAKER, Ref. bot., 1869, ad tab. 65. Les feuilles sont très-larges et ondulées le long du bord.

E. glauca BAKER, Ref. bot., 1869, pl. 61.

Mexique. Petite, acaule, feuilles cunéiformes, avec une petite épine rouge et l'épiderme glauque : les fleurs viennent en petite grappe courte, simple et unilatérale : le calice est court et régulier; la corolle est rouge et jaune. Cette charmante plante est maintenant recherchée pour former des bordures autour des broderies végétales dont on orne les jardins : elle se plaît au soleil : l'hiver, il lui faut la serre tempérée, sèche et éclairée.

Le catalogue de M. L. de Smet comprend deux formes :

ÆE. glauca metallica, E. glauca roseo-cincta.

X E. glauco-metallica (Verrcu), Hamburger Gart. und Blumenzeit.. 1870, p. 320 ; 1873, p. 7.

On le dit hybride entre les deux formes dont il porte le nom. Quoi

qu'il en soit, c'est une plante que les jardiniers multiplient beaucoup pour les bordures des parterres en broderie.

E. globosa Hort.

Cette forme horticole que les catalogues (L. de Smet) mentionnent comme synonyme de rosacea, semble être une variété du glauca : elle est recommandée pour les mêmes usages.

E. gracillima MuxLpr., Hamburger, 1873, p. 7; Catal. L. DE ee 1874. Variété de l’Æ. secunda, à feuilles minces.

E. grandifiora Haw. Synonyme de l'Z. gibbiflora. E. grandis Horr. Variété de l'Æ. gibbiflora.

E. Grayii Baker, Ref. bot., 1869, n° 33. Synonyme de l'ÆZ. paniculala GRAY.

E. Greeni (Port-Natal), Cafal. L. DE SMET.

Plante grêle, dressée : les feuilles par leur disposition et par leur forme ressemblent à celles des Portulaca, mais elles sont trois fois

plus grandes. La plante fait singulière figure parmi les Echeveria.

E. Hookeri LEM., JU]. hort., 1863, p. 80. — Diostostemon Hookeri SALM Dycx.

E. lanceolata NuTT., dans Torrey et GRAy, F1. N. Am., I, 561; ToRREY, Mex. Boundary, t. 24.

Californie; fleurs en panicule. Rapporté par M. Baker à l'Z: caespilosa.

E. laxa. Californie; fleurs jaunes, 1847 (Paxt. Bot. Dict.).

E. linguaefolia LeM., ZU. hort., 1863, misc. p. 81. — Pachyphytum lingua HOoRT.; BAKER, Ref. boë., I, pl. 58.

Mexique. Petite espèce insignifiante pour l’amateur des jardins.

E. lurida Linpe., Bot. Reg., 1841, pl. I; BaAKeER, Ref. bot., 1869, pl. 69.

Mexique. Acaule, rosette compacte de feuilles étroites, creusées, glauques, teintées de pourpre ou de brun. Belles fleurs rouges en grappe simple. M. Baker rapporte à cette espèce l'Æ. racemosa de Schlechtendal. La plante réclame un terreau léger et sablonneux et

elle se plaît dans une serre sèche et chaude. Elle ne supporte pas l'eau en hiver.

X E. luteo-gigantea Horr.

Hybride du refusa par le macrophylla obtenu par M. Rendatler, horticulteur à Nancy.

E. macrophylla Hort.

E. metallica Horr. Voy. Z'. gibbiflora.

E. misteca, Cat. L. DE SMET, 1874.

Plante petite ; feuilles longues de 0"025, glauques, terminées par un mucron rouge.

E. mucronata SCHLECH., Linnaea, XII, 41 et Hort. Hal., fasc. II (1853), p. 19; BAKER, Ref. bof. I, n° 4.

Cette espèce acaule a été observée au Mexique par C. Ehrenberg, mais il ne paraît pas qu’elle se trouve dans nos jardins.

E. navicularis, Cat. L. DE SMET, 1874.

E, navicularis. var. rubra, Cat. L. DE SMET, 1834.

E. nodulosa BAKER, ef. bot., 1869, pl. 56.

Mexique. Petite, caulescente, feuilles en rosette, vertes avec un liseré rouge : fleurs en grappe simple.

E. nuda BaAKeRr, Ref. bot., I, 1869, pl. 57; Gard. Chron., 1856, p. 280.

Envoyé du Mexique par Botteri. Petite, caulescente ; feuilles assez distantes, un peu rougeaudes au bout : fleurs en grappe et d’un rouge vif, à pétales soudés assez haut.

E. Pachyphytum Baxk. Voyez Æ'. bracteosa.

E. Pachyphytioïdes.

« Superbe hybride entre Pachyphytum bracteosum et Echeveria metallica : les feuilles ont la couleur de celui-ci et la forme de celui-là, mais deux à trois fois plus grandes. » Cat. L. pe SMET, 1874.

E. paniculata S. Gray, in PI. Texano-Mexican. (Smiths. Contrib., XII, art. V, p. 76). — Syn. : £. Grayii BAx.

Mexique septentrional. Fleurs en panicule.

E. peruviana Meyen, Reise um die Erde, I, 418. Wazp., KRep., bot. V, (1845-46), p. 794; BAKrER, Ref. bot., no 10.

Pérou, Cordillère de Tacna. Acaule, feuilles en rosette serrée, trèsglauques : fleurs en grappe simple. Ne semble pas être en culture.

E. Pfersdorffii Horrt. Petit; feuilles vertes. Quid?

X E. pruinosa.

Hybride entre linguaefolia et coccinea d'après le cat. W. Buzz, 1874.

E. pubescens SCHLECHT., Linnaea, XIII, 411 et Aort. Hal., fase. III (1853), p. 17, pl IX, 1-5. Wazp., Ann., V, 1858, p. 12; Baker, Ref. bot., 1869, ne l; 1870, pl. 197.

Caulescente ; toute couverte d’une molle pubescence : inflorescence en épi simple; fleurs d'un beau rouge.

E. pulverulenta NuTT. dans Torr. et Gray, FU. N.-Amér., I, 560; CH. LeMm., Hort. univ, VI, 1845, p. 132, cum ic. ; Z Giardini, 1866, p. 481, pl. color. Van HouTtTE, F{. des serres, XIX, pl. 1927-28; Barker, Ref. bot., 1869, pl. 66.

Californie méridionale. Il est intéressant de comparer la planche

publiée en 1845 par Lemaire et celle que M. Van Houtte a donnée

récemment. Sur la première l'#. pulverulenta est représenté avec

une rosette de 15 centimètres environ, tandis que sur la seconde c’est

Fig. 5. — Echeve

une ample plante de 30 à 40 centimètres de diamètre. Cependant la

planche de M. Van Houtte n’est pas trop flatteuse et l'amélioration de

la plante sous le rapport de la beauté est un effet de la culture. La tige

peut s'élever à 8-12 pouces : les feuilles sont poudrées de blanc « cette

superbe plante fait à M. Louis de Smet (qui n’est pas orfèvre) l'effet

d’un véritable objet d'art en argent massif. » Les fleurs sont en pani-

cule simple ou rameuse et unilatérale.

E. pumila Lem., dans Cuf. Van HOUTTE, 1846, Wacp., Ann. bot., V, (1858), p. 12; Baker, Ref. bot., 1869, pl. 62.

Elle forme de belles petites rosettes de feuilles serrées, étroites, allongées, glauques : les fleurs sont en grappe unilatérale. Elle ressemble au glauca et au secunda, mais elle est plus petite que cette dernière et d’un plus beau glauque. Convient parfaitement pour les parterres et passe l'hiver en serre tempérée à l'abri de l'humidité.

E. quitensis Linpr., Journ. Hort. Soc., VII, p. 269; PAxT., F1. Garden, 1852, 150; Cofé. Gard.,\858, XIX, 164: c. ic.; BAKER, Ref. bof., I, n°5; SEDUM QUITENSE H. B. K., Nov. Gen. VI, 46.

Andes de la Nouvelle-Grenade. Plante insignifiante : les feuilles ne sont point en rosace, mais espacées et vertes : l’inflorescence est en

grappe.

E. racemosa SCHLECHT. et CHAM., Linnaea. 1830, V, 554; XIII, 1839, 410: Alig. Gartenz., 1837, 247; 1838, 70; Bot. Mag., pl. 3510; Horticulteur belge, IV, 1837, p. 258.

Les feuilles sont ‘en rosace, longues de 15 à 20 centimètres, vert foncé, creusées, liserées de fauve pâle: fleurs en grappe simple. La figure donnée par Scheidweiler dans l’Æorticulteur belge est convenable. D’après M. Baker, l’#. racemosa devrait être rapporté au lurida, cependant le nom de racemosa est, pensons-nous, antérieur.

E. reflexa crispa, Cat. L. DE SMET, 1874.

Mexique ; feuilles longues de 4 pouces, glauques, bordées de rouge et ondulées ; les fleurs sont grandes, nombreuses, précoces et orangejaunâtre.

E. retusa LinpL., Jowrn. of. the hort. Soc. II, 302, 306 adn ; Bof. Reg., 1847, pl. 57; Allg. Gartenz., 1848,7; PAXTON, F1. Gard., TI, pl.73; Gardn. Mag. of Bot., 1850, p. 129, pl. 12; Ann. de Gand, III, 463; Hamb. Gartenz., 1853, p. 416; BAKER, Ref. bot., 1869, n° 22.

Mexique, dans les montagnes près de Anganguco. Caulescente; feuilles, au nombre de 10 à 15, rapprochées en rosette, émoussées et quelquefois échancrées, glauques : grappe bifide à fleurs unilatérales, rouges de corail et très jolies. Cette plante est fort recherchée des fleuristes pour les belles fleurs qu’elle donne tout l'hiver au moins quand elle est bien cultivée en serre chaude et sèche, dans un bon

terreau. L'Æ. fulgens de Lemaire (Jard. fleur., TIL, 1852-53, pl. 244; Baker, Ref., 1869, pl. 64) ne diffère pas du retusa.

Cette espèce à donné :

X Floribunda splendens. Hybride obtenu par M. Rendatler, de Nancy. X Miniata. Mème origine.

X Retusa glauca. Hybride du retusa et du secunda (cat. W.Buxx, 1874.)

E. rosacea (?) LINDEN et ANDRÉ, Z/!. hort., 1873, p. 64, pl. 124.

Forme jardinique, acaule, en rosette de 10 à 15 centim. de diamètre, régulière, glauque, mais on ne parle pas des fleurs. On l'appelle aussi FE. globosa en jardinage. C’est une plante voisine de l’Z. secunda et qui ressemble beaucoup aux Z. glauca et pumila de Baker. On la cultive ex gros pour la confection des parterres-broderies. |

E. rosea LinpL., Ref. bot., 1842, pl. 22; COURANTIA ECHEVEROÏDES LEM., Jard. fleur., I, suppl., p. 91; COTYLEDON ROSEATA BAKER, Ref. hort., I, n° 3.

Mexique. Le nom de rosea lui vient de ses bractées roses : les fleurs

sont jaunes ; la plante, qui est caulescente, n'a pas l'apparence d'un

véritable Echeveria : lire à ce sujet les Voées inédites de Jacques, dans le Journal de la Sociélé d'horticuliture de Paris, 1862, p. 637. M. Baker a cru devoir changer le nom spécifique parce qu’il existe en Sibérie un Cotyledon rosea de Lessing. |

E. sanguinea HorT. — Voyez E. atropurpurea BAXx.

X E. scaphylla (DELEUIL). La Belg. horticole, 1872, p. 205; TH. Moore, the Filor. and Pom., 1872, p. 250 c. ic. xylogr.; The Gard. Mag., 1874, p. 197, C1C. x y.

La Belgique horticole a été la première à signaler cette plante.

M. Deleuil, de Marseille, assure qu'elle est hybride de Æ. agavoïides

par le linguaefolia : nous ne la connaissons que par la description et la gravure noire, et celles-ci rappellent l'Z. secunda : c'est d’ailleurs une jolie plante, en rosette acaule très-fournie : recommandée et recherchée pour les bordures des parterres-broderies. |

E. Scheerii LinpL., Bot. Reg., 1845, pl. 27; Ann. de Gand, 1845, p. 230; BAKER, Ref. bot., 1869, n° 19.

Du Mexique et introduit à Kew, vers 1842, par M. Fr. Scheer,

amateur d’horticulture. Grande espèce caulescente; feuilles en rosette

ovales-aiguës, atténuées en pétiole et d’un blanc d'argent.

E. secunda Linpt., Bof. Reg., 1838, mise. n° 112; 1840 pl. 57; Æorticulteur universel, IL, 158; Allg. Gartenz., 1841, 56; BAKER, Ref bot. n° 14.

Mexique; introduit vers 1837. Plante charmante en petite rosette acaule bien fournie et régulière : c’est une espèce bien caractérisée et à laquelle on doit, en botanique, rapporter beaucoup de petites espèces et des formes jardiniques; elle ressemble à une joubarbe qui aurait les feuilles glauques et divergentes. L'inflorescence est une petite grappe simple et unilatérale. Kunze lui avait donné au jardin botanique de Leipzig le nom d'Z. spilota, qui est d'ailleurs resté manuscrit.

On distingue en horticulture les variétés :

Var. glauca, Revue horticole, 1869, p. 299. — En rosettes de 6-10 centimètres. Très-recherchée pour les parterres et employée par le Fleuriste de Paris.

Var. glauca major (Cat. W. BULL., 1874, p. 174). Var. pumila. En rosette plus petite.

E. spathulata, Caf. W. Buzz, 1874.

E. spathulifolia, Caf. L. DE SMET, 1874.

Petite plante caulescente, tout à fait glabre, vert herbacé, feuilles espacées, obovales, obtuses, étalées ; nulle apparence d’être un Echeveria et elle ressemble à une Crassule.

E. Sprucei BAKER, Ref. bot., 1869, n° 31.

Andes de l’Ecuador où il a été récolté par Spruce.

E. stolonifera Bax., Ref. bot., 1869, pl. 63.

Mexique ; introduit chez M. W. Saunders, vers 1865. Petite espèce drageonnant beaucoup ; feuilles vertes et luisantes sur les deux faces ; jolie floraison : se plait en serre chaude et sèche.

E. strictiflora A. Gray, dans PJ. Wrightianae (Smithson Contrib., XII, art. V, p.76); BAKER, Ref. Bot., 1869, n° 17.

Des montagnes du Texas. N'est pas en culture.

E. subspicata BAKER, Ref. Bot., 1869, n° 30.

De la Colombie, près des neiges éternelles, caulescent, glabre, voisin du coccinea.

E. subulifolia BAKER, Ref. bot., 1869, no 32.

M. Baker donne ce nom à l’Æ. teretifolia DC. parce que Thunberg a déjà décrit un Cotyledon teretifolia du Cap de Bonne-Espérance.

E. teretifolia DC., Prodr., III, 401 ; DE CaND., Crassulacées, pl. 6. Syn. : C. subulifolia Baker. Grappe bifide ; fleurs unilatérales.

E. tortuosa HoRrT., Quid ?

X E. undulata, Cut. L. De SMeT, 1874. On le dit hybride de l’atropurpurea et du metallica.

E. Van Celsti, Cat. L. DE SMET, 1874.

E. Vervlieti HORT. Quid ?

E. villosa, Cat. L. DE SMET, 1874.

E. yuccoïdes Horr. Quid? Peut-être l’Agavoïdes de Lemaire.

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