‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 104 sur 224 · USAGE DU MAHALEB DANS LA PARFUMERIE · texte numérisé non relu

USAGE DU MAHALEB DANS LA PARFUMERIE

Par M. Cn. MORREN.

Le bois de St° Lucie, le prunier odorant, le quenot, vulgairement le mahaleb (Prunus mahaleb. L.) si connu des horticulteurs comme sujet à greffer les cerisiers à tenir nains, se cultive de même dans nos bosquets, nos bois, même les haies. Cet arbre a plusieurs usages trop peu connus. Nous ne parlons pas de son bois qui est recherché des ébénistes et des tourneurs, ni des propriétés médicales de son fruit purgatif et résolutif, ni enfin de son utilité dans l’art du teinturier. Nous avons seulement en vue les usages auxquels nous pourrions employer son bois et ses fruits dans la plupart de nos familles. Le mahaleb est surtout un arbre de parfumerie. Son bois râpé ou la sciure de ce bois répand une très-bonne odeur et devient la base de pots-pourris auxquels on mélange des corolles odoriférantes. Un peu de sel ammoniac mêlé à cette sciure vieillie fait renaitre lodeur.

L'amande du fruit est excellente pour préparer des pâtes d’une odeur très-agréabie et très-favorable à la peau. C’est pourquoi on mêle cette pate aux savonettes. Dans le midi &e la France, le nord de Fitalie où le soleil brüle les mains et fait gercer la peau, on emploie de préférence la pâte ou le savon de mahaleb à tout autre cosmétique. Les dames s’en trouveront très-bien et ont de l'intérêt à ce qu'on eultive davantage cet arbre aussi utile que beau.

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