‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 106 sur 224 · LENS · texte numérisé non relu

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leur base. Sur les vieux pieds, elles offrent trois sinuosités de chaque côté, mais sur les jeunes pieds ou sur les branches à bourgeons vigoureux, elles restent presque entières. Les lobes sont plus souvent larges et les sinuosités moins profondes que sur le chêne rouge. Leur face supérieure est légèrement duveteuse, à peine luisante, mais glabre sur les vieux pieds. Au-dessous, elles ont du duvet étant jeunes, glabres étant vieilles, excepté à laiéelle des nervures où le duvet existe toujours. La conleus est ordinairement plus foncée que celle des feuilles du chêne « rouge et leur texture est plus épaisse. Parfois, on trouve des feuilles couvertes au-dessous d’un duvet ferrugineux, surtout vers l’aisselle des nervures. Tardivement en automne, les feuilles deviennent rouges, brillantes ou brunes, ou rousses ou enfin oranges et rousses. |

Il y a trois variétés de cette espèce. La première a les feuilles entières et se séparent de leur pétiole, la seconde offre des feuilles absolument semblables à celles du chêne rouge, dont on ne la distingue bien que par la couleur de l’écorce interne, le troisième enfin, présente des feuilles élargies à l’extrémité et plus amincies à la base. Ces variétés sont bien différentes du groupe des chênes-chataigniers. Il est très-probable que leurs bois sont aussi très-différents.

Comme bois de construction navale, le quercitron rivalise avec les meilleurs chênes du monde et le plus souvent, quand il y a choix, on le préfère au chêne rouge ou au chêne blanc /quercus pedunculata de la zone sablonneuse de Belgique). Comme bois à plancher, il est très-recherché, seulement il souffre du fer qui y touche, comme clous, crampons, etc. Le grain est ferme et fin; les pores entre les cercles de eroissance ne sont pas grands, les plaques luisantes provenant des places médullaires (marbrures du bois de chêne) sont rapprochées. Il offre une force prodigieuse et les charrons l’estiment considérablement , comme les charpentiers, menuisiers, ébénistes, ete., car, pour une foule ne il l'emporte sur le chêne connu.

L’écorce est sans rivale pour les tanneurs; elle abonde en tannin. Il est vrai, elle jaunit le cuir et jaunit de même tous les objets avec lesquels elle est en contact, mais souvent c’est une qualité qu’on recherche.

L'écorce est une excellente matière à teindre : on s’en sert dans les teintureries de drap et autres. Avec différentes préparations, on en obtient une foule de teintes jaunes, brunes, bistres, cannelles, oranges. Le quercitron, substance à teindre, s'obtient pure de son écorce interne. Le docteur Bancroft a publié en Amérique un travail sur tous ces usages, qu'on consultera avec fruit. Aux États-Unis on substitue ce quercitron à la gaude sur une large échelle. Les couleurs en sont fixes el permanentes, rien ne les altère, ni le temps, ni l’air. Par le mélange d’autres matières comme Ja cochenille, on obtient des nuances d’une grande déli= eatesse et inaltérables. 1

On ne connait pas assez les ressources qu'on peut tirer de cette écorce, 4

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