V. tab. 49, fig. 1. l Voy. pl. 49, fig
SYNONYMIE
F. PRæÆcox. Hort. angl. — F. rmmacuLarTa. Hort. — F. pyreNaicA. Linn. Dee. Host.
HISTOIRE LITTÉRAIRE , BOTANIQUE ET HORTICOLE
Nous l'avons dit plus haut, ce fut Dodoëns qui donna le premier le nom de Meleagris ou Pintade à cette jolie plante originaire des prairies humides de l’Europe centrale et commune en Suisse, au Caucase et dit-on même jusque dans le nord de l’Afrique. Elle est vivace.
En 1572, de L’Escluse était à Malines chez Dodoëns, ce dernier venant de mettre la dernière main à son troisième petit ouvrage sur les plantes: Un ami de de L’Escluse, habitant Orléans, lui envoya à Malines le Fritillariameleagris qui plut infiniment à nos deux célèbres botanistes. Auger.
de Busbecq, lambassadeur de Charles-Quint à la Cour Ottomane, le même auquel nous devons le lilas et les tulipes, chérissait la méléagre et son dessin en damier. Il en envoya des bulbes à de L’Escluse qui se trouvait alors à Vienne auprès de Maximilien IT, avec prière de les distribuer aux dames de la Cour qui aimaient les fleurs et envers lesquelles l'ambassadeur tenait à montrer de la galanterie. Jean Boisot et Jean Somer furent les deux premiers horticulteurs qui cultivèrent la fritillaire méléagre en Belgique.
On en a obtenu et d’après Kunth on en possède encore des variétés 1° à fleurs blanches qu’on regarde comme trés-rares ; 2° à fleurs couleur de chair, ce qui doit être extrêmement joli; 5° à fleurs jaunes et 4° à dessin en damier pourpre et bleuâtre. Il est certain que si l’on voulait s’occuper de la culture réglée de cette jolie espèce, on en obtiendrait un grand nombre de variétés. La variété à fleurs blanches existe encore en Belgique; nous l’avons admirée dans le jardin de M. Lison, horticulteur distingué à Louvain. |
Sa culture est des plus faciles. Vivace, de pleine terre, elle vient bien dans un sol léger, un peu humide et les Hollandais lui donnent tous les deux ans une fumure d'engrais de cheval consommé. Tous les deux ou trois ans , on Ôte les bulbes de terre aux mois de juin ou de juillet et on les tient dans un lieu qui n’est pas trop sec, à l’air libre. Un mois ou deux après avoir été déterrées, on les replace dans le sol suffisamment mélangé d’engrais, en ayant soin de ne pas les enterrer plus que le double de leur propre grosseur. Les cayeux se séparent avec netteté et il faut éviter de les blesser.
Certaines années, les fleurs portent des fruits où les graines müres sont nombreuses. Quand la capsule s'ouvre naturellement, on ôte les graines qu’on sème immédiatement dans un pot ou terrine placé en terre, à l’ombre et rempli d’un mélange de terre de bruyère, de sol argileux mélangé de sable. On laisse les jeunes plantes germées dans un repos parfait pendant deux ans, puis on les repique en place en automne et à la fin du repos œstival des bulbes.
F. LuTEA. Bieb. flor. 1. 269. Folits lineari- F.sAuxE. Bieb. Feuilles linéaires-lancéolées, lanceolatis, alternis; summis approximatis; | alternes, les supérieures rapprochées, plus floreterminali solitario brevioribus. (Kih.))]. | courtes que la fleur, terminale, solitaire.