Système vertical
Nous voici arrivés au véritable point de la question, j'ai déjà fait observer que ce système repose sur la grande faculté végétative qu'a une plante lorsque la sève peut monter verticalement ; aïnsi dans le cas où nous nous plaçons , nous ferons usage d’un treillage grossier de 6 pieds
(2 mètres) carrés, maintenu par des pieux un peu forts, planté : à À pied
(54 centimètres) de la cloche sur le cône même, et orienté au midi. La figure ci-contre représente un cône surmonté de la cloche et accompagné de son treillage (fig. 2, pl. 70.)
Dès que les plantes seront allongées de manière à pouvoir être palissées, la tige Le sera au milieu et deux branches de chaque côté; ce qui veut dire que nous conserverons quatre branches à chaque tige. Ces quatre bras
sortent, l’un après l’autre des quatre gemmes placés à l’aisselle des quatre pr emières feuilles.
La branche première née sera palissée à droite, la seconde à gauche, la troisième à droite, la quatrième à gauche ; la tige et ses quatre bras seront palissées sur le treillage perpendiculairement de manière à ne pas gêner la circulation de la sève.
La plante grandira ainsi, les fruits ne tarderont pas à se montrer en grand nombre, mais il en tombera une certaine quantité, cependant pas assez pour qu ‘on ne soit obligé, plus tard, d'en supprimer encore, Car pour que les melons viennent à une belle grosseur, on n’en doit laisser qu'un sur chaque branche, soit huit par cône. Iei se présente une difficulté dont la solution est bien simple; le fruit a grossi, et son poids devient tel que bientôt la moindre agitation fera casser la branche qui le soutient ; on va parer à cet inconvénient, au moyen d’une tablette, soit au bout de la planche qui aura 8 ou 40 pouces (21 ou 27 centimètres) de large et À pied (52 centimètres) de long.
Le derrière de la planchette sera garni de deux longs clous , rss mis à cheval sur la latte transversale du treillage, le plus près possible du fruit, la fixeront de maniere à ce qu’elle ne puisse ni reculer ni avancer, le devant de la planchette sera soutenu par des fils de fer attachés aux deux extrémités de droite et de gauche, et qui, également fixés à la latte transversale supérieure du treillage , l'empêcheront de vaciller. C’est sur cette tablette qu'il faudra placer le melon. Mais il faut ne pas oublier de la faire pencher un peu pour que la pluie n’y séjourne pas, et que le fruit y soit toujours sèchement (voy. fig. 5, pl. 70.)
Voilà en abrégé, toute la théorie nouvelle que l’on propose. C’est une méthode fort simple, et qui a donné des résultats assez satisfaisants pour mériter votre attention et dont la figure ci-contre vous donnera une idée complète (voy. fig. #, pl. 70.)