‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 23 sur 224 · HISTOIRE NATURELLE, HORTICOLE ET MÉDICALE · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE, HORTICOLE ET MÉDICALE

Cette espèce est originaire des lieux montagneux, des bosquets et broussailles de l'Amérique du Nord; elle est commune dans la partie occidentale le long du fleuve Saskatchawan et la rivière rouge , dans le Canada, la Pensylvanie , la Virginie, la Caroline, la nouvelle Orléans, à St.-Louis, aux environs du Missouri et même dans lé Texas au Mexique et dans les lieux ombragés près de Jaläpa. La variété 8 appartient plutôt aux régions septentrionales.

Loudon rapporté son introduction à l’année 1656 en Angleterre selon Miller, qui fait remarquer qu’elle perfectionne rarement ses graines dans ce pays où il faut la multiplier de racines. La variété pourpre est venue de Hollande d’où MM. Grimwood, de Kensington, l’introduisirent en Angleterre en 1796. On reconnaissait aussi qu'il fallait diviser les pieds pour les reproduire.

M. Bentham ne dit pas par quels moyens il a constaté que les espèces nombreuses signalées comme telles par les botanistes se résument toutes en une seule. Nous cultivons depuis des années le M. media, 1e AT. affinis, le AL. purpurea, le AL. rugosa, ete., qui offrent chacun des ports, des caraetères et des allures au moins si différents entre eux que le sont les différences éntre les A. didyma et AT. fistulosa, et de plus, ces caractères se transmettent par les graines et se conservent. Le temps de la floraison varie beaucoup. Ainsi le A7. media est én fleur quinze jours au moins avant les autres, la floraison pleine se faisant en juillet. :

Le monarda fistulosa est regardé dans la matière médicale de lAmérique comme amer, astringent, tonique et fébrifuge. Dans les États-Unis on s’en sert contre les fièvres intermittentes. C’est une magnifique plante

pour l'ornementation des jardins et il est étonnant qu'on ne la rencontre pas davantage surtout dans les maisons de campagne où elle est si facile

à conserver.

5. M. Conronra, Nob. tab. 6. fig. 4. Caules 2-5 pedales, fistulosi, tetragoni, glabri virides, angulis rectis, obsoletis, rubris , lanalis, pilis albidis mollibus. Folia petiolata, petiolis semipollicaribus , lanato-pubescentibus, 4-5 pollicaria , ovato lanceolata, basi rotundato cordata, lobis æqualibus apice acuta, omnia reflexa , undulato-bullata , serrata , serratulis

irregularibus , apice recurvis, supra glabra,

subpiliuseula, pilis sparsis, minimis, vix conspicuis , subtus nervis prominulis lanatopilosis pilis albidis. Verticillastri bini, terni 1 & v. 2 poll. distantes magni globosi. Folia floralia vel bracteæ exteriores nunc ovata, ulrinque acuminala apice acula, iulegra, supra glabriuscula, subtus molliter pubesceutia , rubro-violacea, horizontalia ; nuncin exterioribus viridiora, lanceolala basi agustata, atro-purpurea, apice serrala , viridia el reflexa , supra glabriuseula , subtus in nervis pubescentia. Bracteæ interiores angustalæ lineari-lanceolatæ, longe acuminalæ, subulata glabræ, purpurea, calyce longiores. Calices semipollicares,extus glaberrimi, atro-coccinei striali, parum ineurvi, ore circulari dentibus Jlanceolatis latitudinem calycis non æquantibus, demum substellato-patentibus, fauce pilis copiosis rigidis, albidis instructa. Corolla viridi-rosea-purpurea, speciosa, cum calyce ultra sesquipollicaris, tubo basi tenui superne ampliato , reflexo, calyce duplo longior, intus glabra, extus et superne pube tenuissimo tecta, labio superiore minori, lanceolato, incipiente anthesi, marginibus retorlis, demum deflexis, apice resupinalo, bidentato , labio inferiore contorto, demum undulato expanso, lobis lateralibus dimidiatis , obtusis, lobo intermedio lineari-elongato, apice bidendato. Genitalia exserta, præsertim fæminea. Staminum filamentis albido-violaceis subulatis antheris albidis, rubro cinetis, slaminum superionum vestigium subulatum, antheram inferiorum fertilem adæquans. Styli lobus superior inferioris dimidium , binis demum involutis, ædæquans. 2} (V. v. e.) — Tab. 6, fig. 1. 10 flos. 11 labium inferius.

3. M. 4 FLEURS conrourtés, Nob. pl. 6, fig. #. Tiges de 2 à 5 pieds, fistuleuses , tétragones, glabres, vertes ; anglés droits, arrondis, rouges , laineux ; poils blancs, mous. Feuilles pétiolées, pétioles d’un demi-pouce , laincuxpubescents ; lames de 4 à 5 pouces, ovaleslancéolées, à la base arrondies, cordiformes; lobes égaux, le bout aigu , toutes réfléchies, ondulées-bullées , dentées, dents irrégulières, recourbées au sommet, au-dessus glabres.

subpiliuscules; poils épars, très-petits, à peine visibles, au-dessous les nervures proéminentes, laineuses-poilues, poils blancs.

Verticillastres au nombre de deux ou trois, distants d’un à ! 4 pouce, grands , globuleux. Feuilles florales ou bractées extérieures lantôt ovales, de chaque côté acuminées , aiguës au sommet, entières, glabriuseules au-dessus, au-dessous mollement pubescentes, d’un rouge violet, horizontales, tantôt et surtout les extérieures plus vertes, lancéolées, étroiles à la base, d’un noir-pourpre au sommet dentées, vertes et réfléchies, au-dessus glabriuscules,au-dessous pubescentes sur les nervures. Bractées intérieutes étroites, linéaires-lancéolées, longuement acuminées, subulées, glabres, pourpres, plus longues que le calice. Calices d’un demi-pouce, extérieurement trèsglabres, d’un écarlate noirätre, siriés, un peu courbés , ouverture circulaire, dents lancéolées , n’égalant pas la largeur du calice, à la fin s’ouvrant en étoile, gorge pourvue de poils nombreux, raides, blancs. Corolle d'un rose ou pourpre vif, très-belle, mesurant un pouce et demi avec le calice, tube à base étroite, plus large en haut, réfléchi, le double plus longue que le calice, glabre en dedans, exlérieurement et au-dessus couverte d’une pubescente très-ténue ; lèvre supérieure plus petite, lancéolée, les bords réfléchis au commencement de lP’anthèse, à la fin fléchis en bas, le bout résupiné, bidenté, la lèvre inférieure contournée, à la fin ondulée, étendue; lobes latéraux raccourcis , obtus, le lobe du milieu linéaire allongé, bidenté au bout. Génitalies exserles , surtout les femelles. Filets des étamines blanes-violets, subulés, anthères blanches , bordées de rouge; vestige des étamines supérieures subulé, égalant en longueur Panthère de l’étamine fertile. Lobe du style supérieur égalant la moitié de Pinférieur, lous les deux involutés. (V. v. €.) — PI 6, fig. 4. 10 fleur. 11 lèvre inféricure.

ER re HISTOIRE NATUREELE, HORTICOLE ET MÉDICALE.

Malgré notre répugnance à nommer de nouvelles espèces dans un genre où tant de créations de botanistes se sont vues à fin de compte réduites à néant, cependant il nous est impossible de ramener ce monarda aux neuf espèces décrites par M. Walpers. Celle-ci tient du M. didyma et du H. fistulosa et s'éloigne néanmoins par des caractères importants. Les tiges aux aisselles des feuilles ne sont pas âpres; les feuilles sont presque glabres audessus, fortement bullées, ondulées, jamais les bractées ne sont ciliées, le calice est décidément poilu à l’intérieur tandis que la corolle ne l’est pas en dedans, les étamines avortées n’ont laissé que des traces aciculaires courtes. Ces caractères ne peuvent le ranger sous l'intitulé du Æ£. didyma. La forme des feuilles, la couleur haute du calice et des bractées, la corolle toujours contournée et tordue, avec sa villosité de dessus, la grandeur des fleurs, l’état ouvert du calice, le temps anticipé de la fleuraison la distinguent suffisamment du 47. fistulosa. Le caractère le plus eurieux cst la contorsion de toute la fleur, mais surtout de la ièvre inférieure.

Cette plante est de toute beauté pour l'ornementalion des jardins, où elle croît vivace et sans soins ctse reproduisant par graines, ee quiladistingue encore. Ses fleurs sont d’un pourpre carminé pur, d’un éclat particulier : de plus elles se développent en nombre et la fleuraison dure deux mois, de juillet à septembre.

Nous avons recu les graines de cette espèce, il y a six ans (1344) du père De Backer, d'Anvers, qui les avait reçues avec d’autres plantes d’un de ses collègues, missionnaire à St.-Louis, dans l'Amérique du Nord. Elle s’est beaucoup propagé et bien conservé en pleine terre au jardin botanique de Liége.

L'odeur de la fleur est suave, aromatique. L’herbe froissée exhale l'odeur propre au genre et décèle des propriétés toniques, fébrifuges, amères.

&. M. Brappuntaa. Beck. in Sillim. amer.

Journ. of sc. X. 260. — Bth. I. e. 517 Ÿ et 726. Foliis subsessilibus, ovato-lanceolatis , basi rotundatis, subtus canescenti-tomentosis, utrinque pilosis floralibus bracteisque exlerioribus basi rotundatis subcordatis coloratis; calycibus glabriusculis striatis, superne contraclis, fauce hirsuta, dentibus subulatis aristatis; corollis ealyce vix duplo longioribus, extus glabriusculis, labio superiore tenuissimo, apice barbato. 2] — Caulis circiter 5 pedalis glaber vel angulis ciliatis. Folia M. fistulosæ sed subsessilia pilis longis mollibus adspersa et ciliata. Verticillastri solilarii, magnitudine M. fistulosæ. Bracteæ late lanceolatæ , basi subcordatæ, uti calyces purpurascentes. Calyces inferne inflati, superne contraeti, ore villosissimo, dentibus Hatilu-

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