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SYNONYMIES,
Fumaria spectabilis. Linn. Amæn. acad. VIE 457. t. 7. — Diclylra spectabilis De. Prodr. 1. 196. sp. 5. — Dielytra spectabilis Lindi. Journ. hort. soc. 11. — Dicentra spectabilis Lem. Flore des serres, 1847, 258.
HISTOIRE BOTANIQUE ET HORTICOLE
Demidoff, ami de Linné, lui fit connaitre cette plante de la Sibérie. Le professeur d’Upsal en parla une première fois dans sa Dissertation sur Ja flore du Kamechatka, mais alors il ne l'avait pas vue. En 1766, un de ses élèves, A. de Karamyschef, publia, sous les auspices du maître, sa thèse Wecessitas historiæ naturalis Rossiæ. Il y attire l'attention de ses compatriotes sur l'utilité d'étudier les sciences naturelles, décrit le Muséum de St.-Pétersbourg et termine son écrit par une liste de plantes de la Sibérie, tirée des manuscrits de Hemzellmann, Gerber, Lerche et Schober, manuscrits que possédait Linné. Il fit enfin précéder cette thèse de la figure du Fumaria spectabilis, qui avait si vivement frappé Pesprit de Linné qu'à propos de son Helleborus trifolius, il s'écrie qu’elle est magnifique et aussi peu de son genre que l’héllebore l’est du sien. Malgré cet éloge, le Fumariu spectabilis attendit encore quatre-vingts ans avant de faire son apparition en Europe.
De Jussieu eut plus tard cette plante dans son herbier, C’est d’après cet échantillon que Decandolle fit sa courte phrase descriptive du Prodrome. Si l’on en eroit Loudon (Hort. britann.), on l'aurait introduite vivante en 1812, mais cette assertion parait être erronnée.
En 1845, M. Fortune, qui l'avait vu cultiver dans les jardins de la Chine, la rapporta vivante en Europe. Voiei ce qu’en dit le célèbre voyageur : « C’est l’une des plantes dont les mandarins chinois sont si passionnés, qu'ils la cultivent avec une extrême variété dans leurs petits jardins féériques. Je la trouvai dans le Jardin de la grotte (ile de Chusan) eroissant parmi les roches artificielles, près du beau Weigelia rosea. Son nom chinois est Hong-Pak-Moutan, wha ou fleur de Moutan rose et blanche. Les botanistes chinois ne tirent pas les caractères de leurs genres, d’après les fleurs, comme nous le faisons, mais bien d’après l’habitus des plantes. Dans celle dont il s’agit, les feuilles sont assez semblables aux mêmes organes de la pivoine en arbre ou moutan. Les fleurs sont roses et blanches, et de là vient le nom chinois. »
« En Chine, continue M. Fortune, le Dicentra (ou Dielytra, si l’on le préfère) s’élève à un ou deux pieds de hauteur, donne naissance à de belles grappes de fleurs roses qui sont incontestablement les plus belles du genre entier.
.….. Je ne l’ai jamais rencontrée dans le midi de la Chine, mais d’après plusieurs autorités, elle s’avance jJusques vers les frontières de la Sibérie. Cette belle plante est tellement propre à orner les appartements qu'à
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Chusan , j'en ai conservé un pied sur ma table pendant trois semaines; elle se maintint belle et fraiche pendant tout ce temps... Les tiges poussent en automne et les racines restent à l’état dormant jusqu’au printemps suivant, époque où la plante se montre de nouveau au-dessus du sol, et fleurit en mai ou juin. Les Chinois la multiplient promptement en divisant ses racines, au premier printemps, avant que la végétation ascendante ne s’y montre. En Europe, on la multiplie aisément de la même manière ou bien en bouturant de jeunes rameaux pendant l’été. Tout sol lui est bon, et elle se plait davantage dans les endroits abrités du vent. »
En 1847, le Dicentra spectabilis était déjà introduit en Belgique. Nos horticulteurs l’ont tellement reproduit que son prix a diminué dans une progression très-rapide. En 1849, on en vendait le pied 10 francs. Au printemps 1850, ce prix était descendu à à fr. Enfin, après l'exposition de Malines, où M. Mergelynck en avait exposé un pied magnifique tout fleuri, on apprit qu'a Borgerhout, près d'Anvers, chez M. Jacques Desweert, horticulteur, le Dicentra spectabilis se donnait à un 1 fr. le pied. Ceci se passait en juillet 1850. Cette progression indique clairement que bientôt nos Jardins les plus modestes posséderont cette charmante fumariacée de la Sibérie.
Nous l’avons vue cultiver avec beaucoup de succès par M. Putseys, directeur au Ministère de la Justice, et l’un de nos plus habiles horticulteurs de Belgique. Il lui donnait un bon terreau de jardin, à fond loameux. Son exposition était sud couchant, et un mur l’abritait contre les vents froids. La plante y venait majestueusement et fleurissait tout l'été. Dans plusieurs jardins, elle a passé l'hiver en pleine terre, le sol étant recouvert d’une couche de feuilles mortes. Ailleurs, on la rentre l'hiver dans l’orangerie, la serre froide ou même une cave où il ne gèle pas. La reproduction se fait par division du pied, avant la plantation du printemps. On sème également les graines.
3, D. rormosa. Dec. syst. 2. p. 109. Cal- 2. D. BELLE. Dec. syst. 9. p. 109. Éperons , earibus binis, subineurvis, obtusis, scapo | au nombre de deux, un peu incurvés, obtus ; nudo, racemo subcomposito ; stigmate bicorni; | hampe nue, grappe subcomposée; stigmate foliis numerosis. bicorne ; feuilles nombreuses.
SYNONYMIES.
Fumaria formosa. Andr. Bot. rep. 1. 393. — Sims. Bot. Mag. t. 1555. — Fumaria eximia. Ker. Bot. reg. 1. t. 50. — Diclitra eximia. De. Prodr. 1. p. 126.
HISTOIRE BOTANIQUE ET HORTICOLE
Cette jolie espèce, déjà très-répandue dans nos jardins, en formait deux dans le Prodrome de Decandolle. Il assignaït comme unique caractère en faveur de l'existence d’un Dicentra eximiu, le stigmate quadran-