Lippra A FEUILLES APRES. Rich Cat. hort
med. Paris, p.67. Arbrisseau droit, tout-àfait poilu , au-dessous couvert d’une pubescence glanduleuse et poncluée ; rameaux presque cylindriques et pédoncules strigueux-poilus, irès-àpres; feuilles opposées, ternées, lancéolées ou oblongues-lancéolées, base enlière atténuée en un péliole couri,acutiuscules ou obtuses, dentées, nerveuses, nervures profondes, rugueuses au-dessus, strigueuses el scabres au-dessous , surtout le long des nervures , pubescentes ou poilues, blanchätres, pédoncules axillaires , géminés ou seuls, fili-
lindrico-ovoideis, bracteis arcte imbricatis rhombeo-subrotundis abrupte acuminatisapieulatisve strigoso-hirsulis canescentibus tubum corollæ æquantibus ( Schauer).
formes ouverts, plus courts que la feuille ; capilules réunis , globuleux, puis cylindriquesovoïdes, bractées finement imbriquées , rhomboïdes subarondies, brusquement acuminées, apiculées, strigueuses poilues, blanchâtres , égalant le tube de la corolle (Schauer).
SYNONYMIES.
Verbena globifera. L’'herit sirp. nov. p.95, t. 12, (selon l’herbier de Dec.) — Zapania globifera. Poir. Enc. 8. p. 840. — Zapania lantanoïdes Lam. Hlust. p. 246.— Zapania odoratissima Scop. Delic. 1, t. 15. — Zapania odorata Pers. syn. 2, p. 140. — Lantana lavandulacea Wild. sp. pl. 3 , p. 319 ; Jacq. hort. Schoenb.3 , p. 59, t. 361. — Verbena capensis Thunb. f.
jap. p. 447. — Lippia capensis Spreng. syst. vejel. 2, p. 751. — Lippia scabra Hochst. in Flora 28, p. 68.
HISTOIRE BOTANIQUE ET HORTICOLEK
Cet arbrisseau ligneux est originaire des champs âpres et secs de l’Amérique méridionale, à Venezuela, dans les provinces de Cumanä, Bordones, dans la Guyane francaise , d’où Leblond l’a rapporté. Martius l’a rencontré dans le district des mines du Brésil. Gillis l’a vue très-fréquemment sur les plaines de la Plata près de Cordova. Drèze et d’autres l’ont retrouvée ensuite en Afrique, au Cap de Bonne-Espérance, dans les broussailles entre Keiskamma et Buffel-Rivier. On l’a trouvé aussi au bord des bois autour de Natalbay et dans les campagnes dénudées de l'ile Zanguebar. Cette plante répand une forte odeur aromatique, les feuilles entre les nervures se lèvent en bulles et sont rugueuses. Les pédoncules se réunissent au
Sommet des rameaux et sont comme paniculés. Les capitules sont petites,
de la grandeur d’un pois; les fleurs sont petites, lougues seulement d’une ligne, la corolle blanche. Schauer n’a pu appercevoir aucune différence entre les plantes d'Amérique et d'Afrique, sinon que dans ces dernières les bractées sont acuminées et les fleurs un peu plus grandes. Cette plante,
jolie par le nombre de ses capitules, est si facile à cultiver, qu’elle croît spontanément au Jardin botanique de Berlin.