‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 35 sur 123 · OBSERVATIONS SUR LES ESPÈCES DU GENRE LARIK OU MÉLEZE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LES ESPÈCES DU GENRE LARIK OU MÉLEZE

PAR M. En. REGer.

traduit du Gartenfora, (1871, p. 99), par M. René Lucion.

Le genre Mélèze est fort naturel et bien distinct des autres Conifères par ses feuilles caduques herbacées, linéaires et fasciculées à l’extrémité de courts rameaux latéraux (1) ; plus tard les rameaux s’allongent et les feuilles s’espacent. Du reste, la persistance des écailles des cônes différencie les Zarix, du genre voisin, des Pseudo-Larix. ;

Les Mélèzes sont exclusivement propres à l'hémisphère boréal. Les uns ont le Nord pour patrie, les autres croissent sur les montagnes des régions tempérées et même sur celles de la zone tempérée chaude. Ils sont au nombre des plus beaux arbres de jardin. Ils s'y font remarquer autant par le vert clair et gai de leurs feuilles linéraires développées aux premiers souffles du printemps que par leur port tantôt en pyramide comme les sapins, tantôt irréguliers. Par là ils produisent dans les parcs des effets charmants.

Mais la distinction des espèces de ce genre n’est pas sans difficultés. Voici pourquoi : les différentes espèces possèdent souvent une aire de dispersion très-étendue et se présentent sous des formes nombreuses, d'autant plus propres à tromper qu'elles revêtent des caractères employés ordinairement à la distinction des espèces. C’est ainsi qu'il existe de notables différences dans le port des arbres, la longueur et la largeur des feuilles, la grandeur et la forme des cônes, la forme des écailles, la forme et la grandeur des bractées proportionnellement aux écailles. Endlicher à aussi attaché quelque importance à la conformation des ailes de la graine selon qu'elles paraissent entières ou déchirées. Mais c'est là une erreur : il n’y à pas d'espèce de Larix ayant les ailes des graines déchirées. Il faut dans ce cas que l’illustre auteur ait eu sous les yeux des fruits fort anciens, commencant déjà à se décom-

(1) Dorénavant nous désignerons ces ramules sous le nom de coussinets. Ce mot, ilest vrai, possède habituellement une signification un peu différente, mais il nous évitera la répétition fastidieuse de la périphrase allemande.

> Oh

poser ou bien altérés par d’autres circonstances. De même ce ne peut être que par erreur qu'il est parfois question de cônes dressés ou pendants. Tous les cônes de Larix sont dressés ; et'si cela ne paraït pas toujours être le cas dans les exemplaires d’herbiers, il faut l’attribuer à la direction des rameaux, chez telle espèce qui sont dressés, chez telle autre horizontaux ou même pendants. De là ce fait que les cônes, toujours dressés, occupent par rapport à leurs rameaux, les positions les plus diverses.

Page 1