LE JARDIN BOTANIQUE DE L'UNIVERSITÉ DE GAND
Extrait du rapport triennal sur la situation de l’enseignement supérieur pendant les années 1867 à 1870.
Le Jardin botanique a une étendue de 2 hectares 20 ares environ, y compris les serres. La direction en est confiée au professeur de botanique qui ne recoit de ce chef ni traitement, ni indemnité. Indépendamment du directeur, le personnel attaché au jardin comprend : un jardinier en chef, un aide-jardinier et un concierge, qui, outre le logement, jouissent respectivement d’un traitement de 2200 fr., 1540 fr. et 960 fr.
Huit ouvriers sont chargés de l’entretien du jardin ; cet entretien donne lieu à une dépense de 5,425 fr. Les frais de chauffage des serres s'élèvent à la somme de 2500 fr. Une somme de 2000 fr. est affectée au matériel de l'établissement.
L'entretien des bâtiments et des serres est à la charge de la caisse communale.
Le jardin continue à entretenir des relations très-étendues avec les établissements du même genre tant du pays que de l'étranger, et se maintient dans la voie de prospérité dans laquelle il est entré depuis longtemps.
Pendant la période triennale qui vient de s’écouler, la direction a recu au moyen d'échanges, un nombre considérable de graines destinées tout particulièrement à enrichir l’école de botanique réservée aux étudiants. Cette école a été entièrement modifiée pendant l’année 1870 ; beaucoup d'espèces nouvelles y ont été intercalées et, malgré la sécheresse exceptionnelle de l'été, presque toutes ont parfaitement résisté à la transplantation. | Les plantes de serres sont dans un état aussi satisfaisant que le permet le mauvais système de chauffage dont l'établissement dispose ; les orchidées surtout ont pris un développement tout à fait remarquable. Les collections de plantes exotiques se sont beaucoup enrichies par suite d'échanges faits avec différents horticulteurs et notamment avec MM. Verschaffelt, Van Houtte et Linden.
Comme le jardin ne peut augmenter ses richesses qu'en faisané des
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échanges, le directeur devrait avoir à sa disposition une serre dite, «à
multiplication » serre dont le coût serait minime et qui jusqu'ici manque complétement dans l'établissement. Il serait également très-désirable que l'administration communale consentit à créer au Jardin botanique un musée tel qu’il en existe à Liége et à Bruxelles. Actuellement les herbiers et les objets de collection sont entassés dans le cabinet du professeur-directeur, local beaucoup trop petit pour contenir les armoires et les vitrines nécessaires aux nombreux objets que la direction collectionne. ge
Le cabinet s’est enrichi d’un microscope de Carl Zein, constructeur à Iéna; à ses herbiers se sont ajoutées de nouvelles livraisons des plantes rares et critiques de Belgique par Van Heurck et du Aickxia Belgica par Thielens et Devos.
Le plan du pare d'agrément a été légèrement modifié ; Les pelouses ont été retournées et valonnées, conformément aux règles actuelles de l'architecture de jardin.