‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 91 sur 123 · RIT · texte numérisé non relu

RIT

Inde. — M. Bateock nous a fait parvenir des semences de l'Inde centrale ; — le capitaine Henderson, des spores de Fougères ; — le docteur Henderson des semences du Yarkaud ; — le capitaine Hobsan et le Dr. Jamieson des semences venant de l'Himalaya; — Il faut noter encore des collections importantes envoyées par les jardins botaniques de Calcutta, Scharunpore, Java, Bombay, Ootacamund et Madras. |

Afrique. — Citons Messieurs J. D. Hay, P. Hanst, G. Maw, Blackmore pour les envois de semences et de végétaux du Maroc. — Le Consul général M. Playfair et M. Riviera à Alger pour des plants de Musa E'nsete; — le D' Kirk de Zanzibar pour d'importantes collections botaniques ;, — M. Bockstadt pour un envoi de Palmiers et d'Orchidées de Sierra Leone.

Afrique Méridionale. — Donateurs : Messieurs Atherstone, Bolus, Button, Hutton Kennedy, Mc. Owan. — Les jardins botaniques du Cap de Bonne-Espérance, de Natal, de la Baie Elizabeth (à qui nous sommes redevables d'une belle collection de 7'estudinaria, de bulbes et d'Orchidées terrestres) ; de l’île Maurice (Palmiers des îles Seychelles et semences) et de Ste-Hélène.

Amérique. — Nous citerons les commissaires du département de l'agriculture aux Etats-Unis, pour l'envoi d’une grande quantité de semences d'arbres et d’arbrisseaux ; Dr. Asa Gray et Dr. Engelman pour un envoi de Cactus nouveaux, d'Aloës, etc. ; MM. Dunlop de Milivankie, Goldsmith du Canada ; le général Lefroy aux Bermudes pour un envoi de Fougères et de plants de Caféiers croissant sur des rochers de Corail ; M. Graham Briggs et le général Munro aux Barbades, M. Nunez à la Jamaïque; les Jardins botaniques de la Trinité et de la Jamaïque ; M: Ernst à Caraccas; le profess. Jameson, du Chili ; Senor Correa de Mello au Brésil ; Dr. Fritz Mueller, à Sainte-Catherine ; R. Sainthill (the Fuegian hollyleaved Barberry).

Australie. — La société d'acclimatation de Queensland nous a fait parvenir des Blandfordia, Xanthoirrhæas ete., le jardin botanique de Brisbane, des Palmiers, des Orchidées et le Doryanthes Palmeri; celui de Sydney, des Palmiers nouveaux, provenant des îles de lord Howe ; celui de Victoria et d'Adélaïde, des collections considérable de semences de l'Australie tropicale ; M. OShanesy, de Queensland, une importante collection de semences.

Iles Sandwich. — Dr. Hillebrandt, un envoi de semences. | Nouvelle-Zélande. — Les Drs. Hector et Haast; Mr. Kirk et le - Rév. archidiacre Taylor. |

La culture de l’Ipécacuanha peut être désormais considérée comme définitivement établie dans l'Inde. Cet heureux résultat a été obtenu à la suite de l'importation en 1866 par le Dr. King, surintendant du Jardin botanique de Calcutta, d'un exemplaire unique de cette plante si utile, provenant de l'établissement de Kew. Le Dr. King rapporte que ce seul plant a été l’origine de plus de trois cents autres cultivés à Sikkim, et qui sont tous dans l'état le plus prospère. Leurs feuilles atteignent une longueur de sept pouces c'est-à-dire près de trois fois leurs dimensions ordinaires au Brésil ou dans nos serres chaudes d'Angleterre.

D'après les ordres de sir J. P. Grant, un horticulteur s'est rendu à la Jamaïque, à l'effet d'y reconstituer l’ancien Jardin botanique. Grâce à cet établissement on a pu continuer l’acclimatation dans la colonie de végétaux utiles venant d’Asie et d'Afrique. Cette acclimatation s’est effectuée avec autant de zèle que le permettaient nos ressources, aidées de subsides fournis par le gouvernement de la Jamaïque. Les louables efforts déployés par M" Grant ont fait naître partout dans les Indes Occidentales, un vif désir de se procurer des végétaux étrangers. C’est ainsi que le surintendant du Jardin botanique de la Trinité (le jardin sans conteste le plus utile de cette région) me fait savoir qu'il lui est tout à fait impossible de satisfaire aux demandes innombrables de plantes et de semences qui lui arrivent de chacune de nos colonies de l'Ouest.

Des cigares fabriqués à la Jamaïque même, remplacent ceux qu’on y importait autrefois. On exporte maintenant de cette ile d'excellentes muscades, encore un produit que la Jamaïque doit à notre établissement de Kew. Les Cinchona, le Mangoustan, l'Ipécacuanha et bien d’autres encore y sont cultivés et promettent un excellent rapport. Le Sené, qui a été introduit à la Jamaïque il y a quelques années, et qui y est maintenant naturalisé en partie, ne réclame qu’un peu d’habileté. À et de soin dans la dessication pour livrer au commerce un produit tout M à fait irréprochable. 4

Aux Barbades, M. Graham Briggs continue d'échanger avec Kew. F une active correspondance. Les tournées d'inspection du général

Nunro, commandant des forces britanniques aux Indes Occidentales, mais qui est en même temps ardent botaniste et horticulteur distingué, ont suscité partout dans ces îles le désir d'y introduire la culture de plantes nouvelles et utiles.

De grands progrès sont en voie d'être réalisés à Natal au point de vue de l’agriculture. La culture du Tabac y a été rétablie au moyen de semences venues de Kew, de sorte que, maintenant, la colonie peut satisfaire avec des produits indigènes aux demandes de cigares qui lui viennent des mines d’or et de diamants de l’intérieur.

Le jardin botanique de Hong-Kong a été pourvu d’un surintendant. Ce poste est appelé à acquérir une grande importance à cause de la multitude de végétations utiles signalées en Chine par les voyageurs, mais inconnues encore pour la plupart en Europe.

La direction de l'établissement de Kew a envoyé un horticulteur habile et un jardinier aux Bermudes pour y former un jardin botanique sous la surveillance du général Lefroy, gouverneur de cette colonie. Les Bermudes fournissent de -fruits et de légumes le marché de New-York, mais ne pouvaient, jusqu’à cette époque, suffire à tous les besoins à cause du manque de jardiniers.

Tableau général des envois faits par l'établissement de Kew pendant l’année 1871.

Page 1