CULTURE ET MULTIPLICATION DES ECHEVERIA
Les Echeveria ne supportent pas la gelée, même la plus légère. Il convient par conséquent de ne jamais les sortir de la serre avant le 15 mai et de les rentrer du 20 au 25 septembre. En hiver il leur £aat un emplacement sec, clair et tempéré : ils ne résistent pas à lliamidité froide et stagnante.
Ils prospèrent dans une terre fertile et légère : on conseille le compost habituel, mélange de terreau, de terre de brujère, de terre franche et de sable; le tout sur un bon drainage.
La multiplication se fait par le talon des feuilles.
Voici d'ailleurs des renseignements pratiques fort bien exposés par M. J. B. Weber, jardinier en chef du jardin botanique de Dijon et qui ont été publiés Tannée dernière dans la Eevue horiicole^ p. 54 :
< Pour avoir des plantes convenables aux usages dont nous venons de parler, il faut une année avant de les mettre en pleine terre, car les sujets faits le même printemps sont trop faibles, tandis que ceux plus âgés s'allongent trop et se dégarnissent à leur base. On doit aussi supprimer les inflorescences à mesure qu'elles apparaissent, parce
qu'elles détrairaient la symétrie et cacheraient le feuillage qui en est le principal ornement.
c La multiplication des Echereria est des plus faciles. Lorsqu'on ne désire pas en faire une grande quantité, on les multiplie de boutures, soit des tiges florales, soit des rejets de la base. Ces derniers sont de beaucoup préférables, car ils forment des plantes qui restent trapues plus longtemps. Il est bon de les laisser quelques jours à sec, c'est-àdire sans être plantés, pour cicatriser la coupe, ensuite les placer à. l'air libre dans une bonne serre tempérée. Si, au contraire, on veut en faire la multiplication en grand, on détache les feuilles, que Ton plante obliquement sur des pots remplis de terre, en enterrant à peine leur base, les racines ne tarderont pas à se développer, puis peu après la jeune plante apparaîtra.
« Les Echeyeria s'accommodent très-bien pendant l'hiver de la serre tempérée; ils doivent être placés près du jour, et tenus assez sèchement pendant tout le temps du repos. Un mélange composé de deux parties de terre de brujère ou de terreau de feuilles, et une partie de terre franche, est celui qui lui convient. Un bon drainage est nécessaire, afin que l'eau des arrosements ne séjourne pas dans le fond des pots. >
. M. Bazin, jardinier-entrepreneur à Clermont (Oise) publiait, en 1854, ce qui suit dans VHoHieuUeur français : « Plusieurs auteurs disent que les Echeveria se propagent par boutures et par les rejet» qu'ils émettent à la base des tiges. Depuis plusieurs années que je eoltiTe cette plante, je n'ai jamais vu ces rejets, et pour le bouturage il faut faire le sacrifice d'un pied , c'est-à-dire qu'il faut couper la tâte d'une plante, pour lui faire émettre des rejets propres à être bouturés.
< Je propage l'Echeveria tout différemment et sans faire le sacrifice d'aucune plante. J'empote un sujet dans un petit pot, de façon qu'il soit gdné, ce qui ne l'empêche pas de fleurir. Je laisse la tige florale se dégarnir enUèrement de fleurs et se sécher naturellement. Aussitôt qu'il n'y a plus de fleurs, la sève se portant toujours néanmoins à l'extrémité de cette tige, fait naître une petite rosette de feuilles; c'est alors que je coupe la hampe dans son entier pour prendre les extrémités que je plante dans des petits pots remplis de terre de
brujère. Au bout de deux ans, j'ai des plantes qui fleurissent parfaits
tement, et le pied que j'ai laissé languir étant remis dans un vase plus grand, redevient superbe. Par ce procédé, je propage autant d'Echeveria que je veux, sans rien sacrifier et sans aucune difficulté. »
BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPfflE.
J. Sachs, Traité de botanique, traduit eu français par M. Ph. Van TiBOHEM, 1 vol. in-S", de 1120 pages et 500 gravures. Paris, 1874, chez F. Savj (20 fr.). — Ce mémorable ouvrage a changé la face de la science et a fait sortir la botanique de Tornière dans laquelle la routine se trônait paresseusement.
Fr. Grépin, Manuel de la Flore de Belgique, S*»' édition, in-12, Bruxelles, 1874, chez Mayolez (6 fr.).
La nouvelle édition du Manuel de M. Crépin sera favorablement accueillie par les nombreux Aoristes qui s'occupent de notre végétation rurale, et elle est d'ailleurs bien composée au point de vue de la détermination des plantes récoltées en herborisation. Cet ouvrage est également utile aux étudiants et aux amateurs pour se familiariser avec les éléments de la botanique descriptive. Nous ne croyons pas devoir ici entrer dans une appréciation détaillée.
Album Vilmorin (Chez MM. Yilmorin-Andrieux, quai de la Mégisserie n'' 4, à Paris). — Les nouvelles planches de cette magnifique publication, véritable album de Tamateur des jardins, sont traitées dans un genre nouveau qui a des tendances artistiques. Les Plantes bulbeuses comprennent les Bégonias tubéreux et autres de plein air en été, et deux planches représentant les Lilium exceisum, Veltheimia viridifolia et Âllium Moly, des variétés de Tulipa turdca et de ZUium Martaqon. La série des fleurs de pleine terre donne sur la planche 23 un bouquet varié de Roses trémières et sur la planche 24 des Digitales, des Reines Marguerites couronnées et le Sainfoin d^Espagne {Hedysarvm coronarium). Enfin deux planches de grand format représentent de succulents légumes.
GraYores da Bon Jardinier, 23' édition, 1 vol. in-12'>, Paris, 1874, 7 fr. — On connaît ce complément utile d*un livre généralement répandu, mais la nouvelle édition qui vient de paraître mérite d^être signalée : elle est améliorée et embellie. Ce petit livre à bon marché est vraiment utile pour Tamateur ; on y trouve beaucoup de bonnes indications.
Situation de l'fSnseignement agricole, Bruxelles 1874, 1 vol. in-folio, — Le rapport triennal (1870-72) sur les écoles de Curegbem, de Oembloux, de Vilvorde et de Gand vient d'être distribué.
La Fédération des Sociétés d'horticoltare a tenu, le 15 mars der^ nier, une assemblée générale, sous la présidence de M. le sénateur de Cannart d'Hamale. La Société horticole des bords de l'Ourthe, à Chanxhe, avait envoyé son adhésion et a délégué son président, M. Charles de Macar. L'assemblée a décidé de contribuer au mausolée qui doit être élevé à Paris, à la mémoire de Barillet-Deschamps, Le grand prix de la Fédération (500 fr.) a été attribué pour 1874 à la Société de Liège et pour 1875 à la Société d'Anvers. Nous avons appris que cette dernière Société se propose d'affecter ce prix au concours de 20 Palmiers en grands exemplaires. Toutes les mesures ont été prises pour organiser la participation de la Belgique aux floralies de Florence. M. Éi!nile de Damseaux, président de la Société horticole du Hainaut, à Mons, a été élu membre du comité directeur.
Une exposition internationale de Roses aura lieu à Liège, le
5 juillet prochain, par les soins de la Société royale d*horticulture. A la même époque un congrès international de Rosiéristes se réunira à Genève.
Le règne de la Rose, un instant troublé par toutes sortes de fleurs et de feuillages, non sans mérites mais sans droits, est de nouveau acclamé : on revient à la légitimité. Voici que le Roi des Rois, le Shah de Perde, devenu amateur de jardins, depuis sa visite à FEurope, vient, nous apprend le Gardeners Chronicle, d'ordonner de vastes plantations de Rosiers qu'il a commandés à M. John Wills, à Old Brompton.
L'exposition de Roses qui aura lieu à Liège, le 5 juillet sera extrêmement nombreuse et remarquable : Tempressement est très-
grand de la part de tous les producteurs. Leurs Majestés le Roi et la Reine des Belges ont daigné mettre des prix à la disposition de la Société : d*autre8 prix importants seront également distribués par
le jury.
En même temps aura lieu le grand concours d'Orchidées exotiques auquel est attribué le grand prix de la Fédération (500 francs).
Enfin le programme comporte des concours pour tous les produits de la floriculture, de Tarboriculture fruitière et ornementale, du jardin légumier et des arts et manufactures horticoles. Nous adresserons ce programme à toutes les personnes qui nous le demanderont.
La Société de Maestrioht a donné, le 12 mai, à Toocasion des fêtes jubilaires du royaume des Pays-Bas, une belle et riche exposition d'horticulture. Un magnifique contingent d'Azalées, de Rhododendron et d'Amaryllis avait été envoyé par M. le notaire Beaucarne, d'Audenarde : des Palmiers, des Fougères en arbre, un trophée de Népenthes, des nouveautés, parmi lesquelles nous avons remarqué avec infiniment d'intérêt un Nidularitm Marr$nîanwn et beaucoup d'autres beaux contingents, venaient de la maison Jacob-Makoy et G^, à Liège. Le concours d'Orchidées a été vivement disputé entre MM. Linden et Oscar Lamarche, lequel a remporté le l*' prix. A l'occasion de cette exposition, l'excellent président de la Société, M. Ludewig, a reçu son portrait encadré avec infininient de goût, offert par ses amis et collaborateurs du conseil d'administration.
Exposition internationale d'horticulture à Florence. — C'est le
11 de ce mois que s'ouvre, à Florence, l'exposition internationale d'horticulture organisée par les soins de la Société royale toscane d'horticulture.
Un contingent considérable est expédié en Italie par les horticulteurs belges, qui n'ont pas reculé devant les frais et les difficultés da transport, ainsi que devant les conditions défavorables de la lutte qoi résultent de la différence du climat.
M. le ministre de l'intérieur a désigné MM. de Cannart d'Hamale, Linden, Morren, Ronnborg et Bernard, comme délégués du gouvernement auprès de l'exposition et du congrès de botanique, qui doit se tenir à la même époque à Florence.
M. Koxinbei^, directeur au ministère de Tintérieur, et M. Berns^rd, secrétaire de la Société rojale Linnéenne, ont, en outre, été chargés, le premier comme commissaire et le second comme commissaireadjoint du gouvernement, de veiller aux intérêts des exposants mgjas.
Nous apprenons aussi qu'un grand nombre d'horticulteurs et de botanistes belges se proposent de se rendre à Florence pour visiter cette exposition et assister comme membres, du jurj ou du congrès de botanique.
Nous rendrons compte ultérieurement du résultat de cette Bolennité horticole, à laquelle prennent part toutes les nations de TEurope.
Un congrte intemational des sciences géographiqnes est convoqué à Paris, par la Société de géographie de Paris, pour le printemps 1875. La deuxième section de ce congrès comprend dans son programme la géographie botanique et la météorologie générale ; elle sera présidée par M. de Quatrefages ; secrétaire M. Jules Garnier, ingénieur civil des mines. Le congrès de géographie peut offrir le plus grand intérêt pour les botanistes et pour les horticulteurs.
Une exposition des insectes utiles et de leurs produits, des insectes nuisibles et de leurs dégâts, organisée par la Société d*apicaltnre et d'inseetologie, aura lieu à Paris, du 15 septembre au 11 octobre 1874, au Palais de Flndustrie. Le programme détaillé de cette exponitton instructive et intéressante a paru dans le ifanUeur hélge du 23 avril de cette année.
Ufie liarborisation dans les Hantes-Alpes, sous la direction de
la Société botanique de France, aura lieu à la fin du mois de juillet prochain. La séance d'ouverture aura lieu à Gap. Les membres de la Société rojale des sciences de Liège et de la Société rojale de botanique de Belgique sont invités à prendre part à cette excursion et jouiront de tous les avantages qui ont été gracieusement accordés pour se rendis à destination.
Floraison de PAnona Cherimolia Mill. {A. iripetala Ait.) — Le
fruit de cet arbre, que Ton dit originaire du Pérou, mais que la culture a répandu partout aux Indes occidentales, passe pour la plus exquise de toutes les Anones. Un de nos amis, M. le D' Candèze, à
Liège, cultivait en serre tempérée deux pieds de cet arbre fruitier des Tropiques, qui étaient venus de graine. L'année dernière, suivant le conseil que lui avait donné M. Jean Van Volxem, il a mis un de ses arbustes, dès le commencement de l'été, en pleine terre, au soleil, contre un mur : l'expérience paraissait devoir être défavorable ; la croissance fut presque nulle, tandis que le spécimen demeuré en serre, continuait à s'allonger ; néanmoins il fut rentré dans la serre à la fin de septembre et en ce moment (mai 1874) il est prêt a fleurir. L'air libre et le soleil lui ont donc été plus favorables que Tatmospbère fraîche et ombreuse de la serre.
Orchidées : liste des floraisons dans la collection Kegeljan, à Namur :
6 Avril 1874 : Aerides œmutum; Cattleya Shinneri; Cppripedium Eookeri; Dendrobium crepidatum, infuiidibulum; DendrochUum çlnmaceum; Lycaste haUamea; Odontoçlossum cariniferum, Cervanieri, crUtatum, luteopurpureum,8ceptrum, naevium; Onddium leucochiltm; Phajus grandifloms, maculatus; SaccolaHum Harrùsoni; TrichopUia coccinea, crispa marginata; Vanda suavis Veitchi, suavU RoUmm, tricolor cifinamomea,
27 avril : Cattleya Shinneri, Leopoldi, amethystiglossa; Cypripedium barbatum, Hookeri, superbiens, mllosum; Dendrobium Dev&nùinuin, if^undiàulum, Lycaste biseriata, Warscewiczi; Odontoglossum carimferum, Cervantesi, cristatum, naevium, pdehellum ; Oncidium leuoochi' lum, Schtimmi; Saccoîainum ffarrisoni; TrichopUia caccinea, crispa marginata; Vanda suavis BoUissoni, suavis Feitchi, tricolor aurea, tricolor cinnamomea.
Hoplophytom gigantenm Ed. Mn. — En 1862, M. J. Linden a introduit dans nos serres une Broméliacée de grande taille qui, n'ayant pas fleuri, a été cultivée sous le nom de Billbergia giçantea : elle vient de fleurir au jardin botanique de Bruxelles, grâce aux soins assidus de M, L. Lubbers et l'analyse que nous avons pu en faire nous porte à croire que la plante doit entrer dans le genre ffoplO' phytum, par conséquent sous le nom de H. giganteum. L'inflorescence n'est pas fort remarquable au point de vue de lornementation des serres : elle consiste en un épi composé et compacte s'élevant moins
haut que les feuilles et formé de fleurs à sépales un peu scarieux et roses et à corolle poljpétale blanche et tubuleuse.
Semis et Yég^tatioii des Broméliacées. — Nous extrayons les utiles renseignements qui suivent d'une lettre récente de notre excellent ami M. Glaziou, directeur du Passeio publico à Rio de Janeiro :
i c'est regrettable, en effet, que les Broméliacées ne grandissent
pas plus vite dans vos serres. Les espèces que j ai eu le plaisir de vous offrir en graines, moins le Tillandria usneoîdei Linn., vivent sur la nuditë des roches en plein soleil, où le thermomètre centigrade donne une moyenne de 28 à 35 degrés ; j'ai remarqué souvent, et pour les Vriesea surtout, que les semences tombées du scape dans les aisselles des feuilles où il y a toujours un agglomérat d'eau croupie et de résidus végétaux, germaient plus activement que celles qui se trouvaient placées sur la roche même et croissaient bien plus rapidement.
c Lorsqu'il m*arrive de cultiver en pot quelques espèces saxicoles, je je les mets simplement dans un compost de cailloux granitiques mêlé à une légère dose de débris de feuilles et de bois; ensuite les plantes sont mises au soleil et copieusement arrosées avec de Teau amortie.
• Pour les espèces arboricoles, je remplace ordinairement le granit concassé par de gros morceaux de bois dur avec écorce et quelque peu de vieilles feuilles. Ainsi traités ces végétaux se comportent admirablement sous notre climat.
t Les Pitcaimia, par exemple, vivent dans un amas de mousses, de débris végétaux, et toujours à l'ombre sur les rochers humides qui donnent naissance aux ruisseaux.... »
Gaenrbita Zapallito. — On pourrait croire d'après le nom trivial de cette Cucurbitacée, ZapallUo de tronco, qu'elle s'attache au tronc des arbres parce qu'elle serait coureuse ou grimpante (voy. Bdç. hort. 1874, p. 137). C'est le contraire qui est vrai. D'après M. Vavin, l'introducteur de ce végétal, le nom de ZapallUo de tronco veut dire que la tige n'est point coureuse. MM. Vilmorin, dans le supplément 1872-1873 de leurs catalogues, en parlent comme d'une petite courge non eoureuse, à fruit aplati avec l'écorce d'une teinte vert grisâtre ou brunâtre à côtes assez marquées : chair jaune verdâtre orangé. Quant à la qualité supérieure qu'on lui prête, MM. YUmorin ne l'ont
pas encore bien ocmstatée et attendent de nouyeanx essais avant de se prononcer.
Anthnrinm Boheneriannm var. Williamsi. — On sait que VÀnthurium Scherurianum a été envoyé du Guatemala à H. Schott, de Schoenbrunn par M. le consul d'Autriche, actuellement à Smjrne. Cette plante s'est rapidement embellie dans les cultures et elle est aujourd'hui fort recherchée et payée cher. Elle a donné une variété à spathe blanche que M. B. S. Williams offre aux amateurs.
Ooehlearia offldlialiçi Linn. ^ Cette intéressante Crucifère, Vherbt auû> euiUers, préconisée comme antiscorbutique, n*est connue -en Belgique, d'sprès la récente édition du Manuel de M. Crépin, que dans la r^ion du littoral. Nous croyons donc intéressant de signaler son existence dans la province de Liège aux environs du territoire neutre de Moresnet. D'ailleurs, Lejeune {Flore de Spa, II, 1813, p. 53), l'avait déjà récoltée entre Verviers et I>ison,le long d'un ruisseau, et Courtois dans le Compendium (II, 1831) confirme ce renseignement. Garcke (Flora, 18Ô3) et Wirtgen {Flora, 1870) mentionnent aussi le Ooehlearia officinal aux environs d'Aix-la-Chapelle, mais en rattachant la forme qu'ils ont observée au C. pffrenaïca de De Candolle {Sy9t. II, 1821, p. 365) : la nôtre a tous les caractères du (7. qfidnalit génuin. n pourrait se faire que la présence de cette plante se rattachât à quelque source saline.
Iiilas blanc : Seine des Pays-Bas. M"'' Legraje, fleuriste, rue
Hocheporte, à Liège, vient de nous présenter un Lilas blanc qui serait, dit-on, issu de semis et qui est vraiment fort beau : les thyrses sont amples et fournis : les fleurs grandes et fermes sont du blanc le plus pur et au centre du tube les étamines se laissent apercevoir comme un point doré. Le jury de l'exposition internationale de Maestricht, en lui attribuant un premier prijc, lui a décerné le nom de Reine des Paye^-Boe.
Tôgétation des Etats-Unis d'Amériqne. — M. Emile Planchon,
de Montpellier, après son retour d'Amérique où il avait été envoyé par le gouvernement français pour des études relatives au PhjUoxera de la vigne, a communiqué quelques-unes de ses impressions de vojage à la Société d'horticulture de l'Hérault.
La flore de la Caroline da Nord est très-belle et très-intéressante; le terrain sablonneux qui en constitue le sol en partie permet à beaucoup de végétaux très-ornementaux, non-seulement de vivre, mais encore de prospérer et de prendre des dimensions extraordinaires. Les plus beaux arbres qu'il a vus se trouvent en Marjland, dans des bois inondés, où le Cyprès chauve vient superbe. Le Tulipier de Virginie est très-commun. M. Planchona pu rapporter le Dionaea musàpula, plante qui ne se trouve, parait-il, que dans deux ou trois endroits du monde.
Oonifbres rustiques. — Parmi les Conifères rustiques en Belgique, on recommande particulièrement les espèces suivantes : Pinus cembra, canadenris^ Lamhertiana, austriaca, pinaster, Pinsapo, SaHniana, Fremontiafia; Abies Nordmanniana, DouçUui, orientalis; Picea brocieaia, nobilis; Cupressus Lawsoniana,Nutkaensts, Toutefois ces arbres ne prospèrent pas également dans toutes les situations.
Empoisonnement par l^Hellébore. — Â.u mois d'avril de cette année, toute une famille, habitant au hameau de Burnon, commune de Fauvillers près de Bastogne (Luxembourg) s'est trouvée empoisonnée après le souper. Un jeune homme de 29 ans a succombé en deux heures de temps : il avait le face tuméâée, et il avait souffert de vives douleurs dans les membres ; il éprouva quelques vomissements mais point d'évacuations alvines. Quatre autres personnes furent gravement atteintes et souffrent encore un mois après l'événement.
Cette famille avait fait usage au repas du soir d'une salade coupée dans le jardin et qui devait être de la chicorée sauvage, mais qui se trouva composée d'une autre \ievhe,'VffeUebaru8fiBtidus Linn., plante commune, admise quelquefois dans les jardins sur les rocailles et que Von sait être très- vénéneuse.
Un remède contre Phydrophobie a été préconisé par le Prof. Maisch devant le collège pharmaceutique de Philadelphie. On le nomme Trompatilla et il vient du Mexique. On l'obtient des tiges du BùUidardia iriphylla. Puisse cette drogue, qui vient de loin, être plus efficace que le fameux Condurango.