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ESPÈCES EXCLUES OU PEU CONNUES

T. bilobata Spreng. = Pauijlora bilobata, Juss.

T. Buohaiianl Lbm. 77/. hort., 1867, pi. b\9.-'B€lff. Aor/., XVIII, 8. »> P. vitifblia H. B. K.

T. oanalioulata Juss. = P.glandvlosa Cav. Var. T. oitrifoUa Juss. = P. cUrifolia Mast. T. Fookeana Miqubl = P. glandidosa Cav. T. glandulosa Juss. = P.çlandulosa Cav.

T. grandiflora Hort. Eamb. Cfart. und BlwmenuUung, 1854. p. 186. Qtadl T. Ignea Hort. = T. manieata var. ?

T. laevis Bbnth. = P. r^exi/lora Cav.

T. Mansoi Mart. = P. Mansoi Mast.

T. pnbesoens DC. ^^P.quadriglandtUosa'SuojyecKù. T. quadridentata DC. = P. quadriçlandulosa Rodschd. T. refleadflora Juss. = P. r^exi^ra Cav. T. Bohxiaaa DC. = P. glandulosa.

T. sangroinea DC. Hook. (nec Sm.) = P. quadriglandtêlosa Rodschd. T. BansToinea Bbnth. nec DC. = P. eitifolia H. B. K. T. iplnosa Pobpp. etENDL.= P. spinosa Mast.

T. •plendens Hoht. mihi ignot. (Mastxrs). T. Stoapyana X. = P, quadriglandulosa Rodsckd. T. sabooriaoea Gabckb=P glandulosa Cay.

T. Yiridiflora Juss. = P. viridijlora Cav.

BDLLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE

Ordre de Léopold. — Par arrêtés royaux du 31 juillet, ont été nommés dans Tordre de Léopold, à Toceasion de TËxposition orgs^ nisée à Bruxelles, par la Société agricole du Brabant-Hainaut : officier, M. A. Ronnberg; chevaliers, MM. L. Dumont, C. Jacquet, E. Parisel, P.-J. Raze, H. Yan Yolxem et parmi les membres étrangers du jurj MM. G. Hamoir, à Saultain, J.-Â. Barrai, à Paris et Eoltz , garde-général à Luxembourg. Deux de ces noms sont particulièrement connus dans le monde de Thorticulture , ce sont ceux de M. Ronnberg et de M. Barrai ; on a éprouvé une vive satisfaction en apprenant la distinction qui leur avait été décernée.

H. Alphonse de OandoUe vient d*étre élu associé de rAcadémie des sciences de llnstitut de France, en remplacement d*Agassiz. On sait que le nombre des associés étrangers est de huit seulement et que ce titre est la plus haute distinction qui puisse être conférée à un savant. Il j a 45 ans que M. de GandoUe a publié son premier mémoire.

inta-Lanr. «Apoll. Fée est décédé, à Paris, le 21 mai de cette Année, à Fâge de 84 ans. Fée était naguère professeur de botanique à la faculté de Strasbourg et la Société botanique de France venait ^ le nommer son président : il a publié d'importants ouvrages sur les Lichens et les Fougères : il écrivait avec élégance, et la Belgique hfrticole a publié quelques communications de ce savant aimable et <&tingué.

Le grand Oonconrs international de Bosee qui a été ouvert à

^iége, le 5 juillet dernier, sous les auspices de la Société royale d'horticulture , a eu une grande importance. Les rosiéristes de Brie- (^mte-Robert (Seine-et-Marne), ont envoyé 5-6000 roses que leur

aimable et deToaé président, M. Camille Bernardin est vena installer loi-même dans la salle de la Société d*Émalation. Les principaux exposants étaient M. Ghtatreau, père, M. Scipion Cochet, M. Aubin Cochet, M. Jouas, M. Jules Motteau, M. David, M. Denis Guérin, tous cultiratears de roses dans le département de Seine-^t-Marne d*on Tiennent presque toutes les roses qui fournissent le marché de Patîs, pendant la belle saison. M. C. Bernardin a beaucoup contribué par son zèle incessant à répandre à letranger la réputation de ses roeiéristes. La médaille en or, offerte par S. M. le Roi des Belges, Léopold n, a été décernée à M. Gautreau, père.

Les roaiérîstes belges nëtaient pas fort nombreux, mais l^rs fleurs étaient bien choisies et fort variées. Le grand prix de S. M. la gracieuse Reine des Belges a été remporté par M. Nizet, hortîcaltenr, quai Coronmeuse, à Liège.

Parmi les roses de grande culture qui ont figuré le plus avantageusement à ce concours, il faut citer Paul Nénm, Boule de NeÎ0$, Gloire de IHjom, ÉUea BoeU, COine Forestier, M^ SdpM Cockd, ÉiouÊri Morrem et Louie Van Houtte.

Le gnuid iieaaema d'Orahidées exotiques qui a eu lien à Liège,

le 5 juiUet, pour le prix de la FédénOUm des SodéUe d'horUcÊfUm de Belgique (500 francs), a été vivement disputé entre deux amateors d'élite M. Oscar Lamarche-de Rossius et M. Jules Pirlot. Le jury, non sans hésitations, a décerné le prix à M. Oscar Lamarche, en tenant compte, nous a-t-il paru , de l'admirable culture des plantes.

L'SzpesitiQn de Spe, le 12 juillet passé, a par&itement réussi : elle a fourni aux rosiéristes de Brie-Comte-Robert Toccasion de nouveaux succès. M. Aub. Cochet (à Grisj) avait la collection la mieux variée comprenant 232 variétés et de vastes corbeilles de Muréckal Niel, Lu France et B*^ de BUkeckOd, M. Gautreau avait envoyé 600 Paml Néron, 150 Maréchal Niel, 150 Charles MargMM et une collection considérable de roses de collection; toutes ces fleurs formaient au centre de la salle un bouquet d'une incomparable beauté. M. Jouas avait envojé des variétés choisies et plusieurs centaines de GlMre de Dijon, etc. ; M. David, une coUection de 200 Maréchal Niel; M. Guerin, près de 5,000 Bases du Bai.

Les roses de Brie étaient par&itement arrivées.

L'AsBodatian britfiimiqiie pour l'aYaneement des soienoeB

tiendra cette année sa 44* réunion à Belfast : la session s'ouvrira le 19 août, sous la présidence du professeur Tjndall.

L'Assodatioii française pour l'aTancement des sciences tiendra

sa troisième session à Lille, du 20 au 27 août 1874. Outre les séances générales et les séances de section, des excursions scientifiques seront organisées par les soins du Comité de Lille. Le président du Comité local est M. Kuhlmann, membre correspondant de TAcadémie des sciences. Ce Comité est composé des notabilités scientifiques et industrielles de la ville de Lille et du département du Nord. M. Ad. Wurtz, membre de l'Institut, est président de l'Association pour Tannée 1874. Pour tous les renseignements, s'adresser au secrétariat de l'Association, 76, rue de Rennes, à Paris.

Exposition internationale d'AnTors. — Une exposition extra*

ordinaire s'ouvrira à Anvers le 4 avril 1875, sous les auspices de la Société rojale d'horticulture et d'agriculture de cette ville. Le programme vient d'être publié et il est considérable : il comprend 128 concours auxquels des prix fort importants sont attribués ; ainsi : 200 fr. pour 40 plantes fleuries, 300 fr. pour 25 Camellias, 400 fr. pour 30 Azalea indica, la médaille d'or du Roi pour 12 Orchidées, 200 fr. pour 30 Amaryllis, 200 fr. pour 60 plantes bulbeuses, la médaille d*or de la Reine pour 50 Rosiers, le grand prix de la Fédération (500 Ir.) pour 20 Palmiers, et ainsi de suite. Les amateurs qui n'auraient pas reçu le programme feront bien de le demander à M. Alphonse de Cock, secrétaire de la Société, afin de se préparer aux concours. L'exposition d'Anvers aura sans aucun doute beaucoup de succès et elle est organisée sur les bases les plus larges.

Le scénographe da D' Oandèse est un petit appareil photographique de poche, ne pesant pas plus de 500 grammes et à l'aide duquel chacun peut faire de la photographie sans en avoir jamais rien appris. Nous connaissons cet instrument depuis quelque temps déjà et maintes fois nous l'avons vu employer par son habile inventeur, M. le D' Candèze, membre de l'Académie rojale de Belgique. Tout l'appareil consiste en une canne et une boite du même volume qu'une lorgnette de théâtre : il n'est donc pas encombrant ni

fttigant à porter. Les glaces à négatif sont préparées d^avaace et elles sont tellement sensibles que nous avons yu réussir des inupressions presque instantanées. Il ne faut être ni chimiste ni habile manipa- Uteur pour photographier à Taide de cet ingénieux appareil.

Il est hors de doute qu*il rendra aux botanistes et aux horticulteurs des services qui seront appréciés. Veut-on fixer limage d^nne plante intéressante, il suffit de la présenter pendant deux ou trois minutes à lobjectif du scénographe : cela peut se faire non-seiilement chez soi, mais aux expositions, en voyage, en visite. Veat-on le dessin réduit d'un arbre, la vue d*un parc, d'un square, d'un établissement d'horticulture, rien n'est désormais plus facile et plus rapide.

Nous n'entrons pas ici dans de plus grands détails. M. le D^ Candèze, qui habite à Giain-lez-Liége, a publié sur le scénographe une brochure où Ton trouve toutes les explications nécessaires. L*appareil fabriqué à Paris chez M. Loiseau est en vente maintenant chez la plupart des négociants en fournitures photographiques : nous citerons M. E. Dejrolle, 23, rue de la Monnaie, à Paris, et M. Ch. Jonniaux, rue St-Denis, à Liège.

A notre avis les amateurs d'horticulture auront un grand plaisir à se former à l'aide du scénographe un album des plantes rares qui auront fleuri par leurs soins. Ajoutons enfin, ce qui ne gâte rien à l'affaire, que le prix d'un scénographe complet est de 50 fr.

Hoaveanx Maraata (Galathea) de MM. Jaoob-Makoy. — Aux

expositions de Gand et de Liège, MM. Jacob-Makoj ont présenté quelques spécimens d'un nombreux envoi de Galathea qui leur est arrivé du Brésil. Ces Galathea sont les suivants : (7. mirabilis, fenilies lancéolées, étroites, allongées, ornées sur les nervures secondaires de macules sessiles, décurrentes, foncées, se détachant en fo'rme de flamme sur un fond gris. G. pulcheUa, feuilles mignonnes avec des macules étroites de forme lancéolée, alternativement courtes et allongées et d'un vert foncé sur un fond vert pale. C, mediofieta, feuilles ovales-lancéolées parcourues par une bande blanche de la base au sommet. C. Wiotiana, macules foncées, ovées, sessiles, allongées et quelquefois courtes. C. applicata, feuilles cordées à la base, pea élevées, courtes et larges : sur un fond grisâtre et clair se détache un dessin vert, presque noir, figurant une feuille pennée à folioles en

forme d'olive et pétiolalées. Ces Maranta, sur lesquels nous reviendroAS, sont d'excellentes acquisitions pour les serres.

Aiiaiitiim limillatam Burm. — Cette remarquable et intéressante Fougère vient d'être introduite dans rétablissement de MM. Jacob- Makoj à Li^e. Elle a figuré cette année dans quelques expositions sous le nom provisoire de A. ambulator. En effet, on pourrait rappeler, en français la fougère qui marche. Ses feuilles sont trèalongues, une fois pennées, à folioles en forme de demi-lune, élégamment courbées : à l'extrémité de cbaque feuille il se forme une nouvelle plante qui se comporte de même et ainsi toute une colonie se forme bientôt. Cette charmante végétation rappelle la Mère de famille (8ax\fraga sarmeniosa), élégante Saxifrage bien connue de tous les amateurs de jardin. VA, lunulatum, se trouve presque tout autour du monde dans Thémisphère austral.

La Campanule carillon ((7. mediwm L.) est une belle plante bisannuelle que nous voulons rappeler au souvenir des amateurs. Elle a donné des variétés simples et doubles à fleurs bleues, roses et blanches : la rose simple est, à notre avis, celle qui plait davantage : elle orne parfaitement les rocailles et les parties un peu rustiques du jardin. La plante se plait en plein soleil dans un terrain frais et elle donne ses fleurs en juin et juillet.

Les Soaea de la saison. — Un amateur anglais, M. W.F. Radcljfle, écrit au Journal qf ffortieuUure de MM. G. Johnson et Robert Hogg (numéro du 25 juin 1874) quelques appréciations sur les roses nouvellement introduites dans son jardin : Etienne Zevet et Claude Zefoet sont Tune et l'autre de belles roses, mais leur centre n'est pas très-plein : quand elles s'ouvrent elles montrent un œil jaune et pour les exposer il convient de les couper avant leur complet épanouissement. Les roses qui ont le plus de succès aux expositions parmi les nouvelles venues sont Comlene â^Ostford, Madame Creyion^ Biouard Morren, Perfection de Lyon, Alice Bureau, Louis Van ffoutte, Maréchal Nid, Marie Raiy et Alfred Colomb; elles sont bien pleines au centre et de croissance vigoureuse. Baron Chaurand est une rose charmante et parfaite, mais elle n'est pas grande. Maxime de la SoeheUrie est vraiment splendide comme M. Van Houtte Tavait annoncé : sa fleur est une grande rosette frangée, d'une riche couleur

poorpree avec le cœur bien fourni ; Tarbaste est de croiBflanre rigoarense ; cette roee est dans le genre de VBmperew â% Maroc, mais beancoop plos grande et d'an port dressé. Banm de BonêUUen est de bonne croissance et semble devoir rivaliser avec Louis Van HoutU ; sa conleor est toat à Cut la même. Clémence Raoux est une fort jolie rose. AtbéBramerd a fort bonne tenne : la fleor est en rosette bombée: sa coalear est noanoée de poarpre foncé; elle tient évidemment de Bugème Appert. Quant à la Perfedùm de Lyon, je crains qu'elle ne soit point remontante. Je ne dois pas omettre la VieonUeese de Vedne qui est très-florifere et bien fournie : elle ressemble à une BaronnePreeoet qu'on aurait fait rougir : elle est d'allure rustique et d'un grand effet dans le jardin. Enfin Edouard Morren est vraiment magnifique; cette rose et la précédente sont les deux plus robustes parmi les productions des années précédentes.

Les OlaXeuls donblea. — Dans l'une des deux dernières séances de la Société d'horticulture de la Haute-Garonne, nous avons eu l'occasion de faire connaître à nos collègues l'apparition dans un semis de Glaïeuls fait par M. Bernard Nantais, d'une belle variété à fleurs trèsdoubles que nous avions vue, l'année dernière, chez cet horticulteur. Ainsi que cela est arrivé pour d'autres plantes, \e Pélargonium zonale, par exemple, des phénomènes de duplication paraissent s'être produits dans les Glaïeuls chez plusieurs semeurs, presque en même temps. Pans la Sevue horticole du 15 novembre dernier, M. Carrière, après avoir entretenu ses lecteurs des Glaïeuls nouveaux obtenus en 1873, dans les cultures du célèbre semeur M. Souchet, signale la tendance très-prononcée à doubler que présentent certaines variétés de Glaïeuls du même semeur, ce qui fait espérer que, dans un avenir prochain, on possédera des séries de Glaïeuls doubles. Déjà, il croit pouvoir désigner comme doublant ou semi-doublant d'une manière presque constante les variétés suivantes :

Octavie, plante semi-naine et Tune des plus merveilleuses nouveautés de 1872; puis aussi fforace Vemet, variété de 1870, qui double un peu moins que la précédente, mais dont les fleurs qui terminent les rameaux sont fréquemment monstrueuses et semi-doublss. Il en est de même de deux variétés Prince qf Walee et ipectaMie, dont les fleurs, notamment celles de l'extrémité des épis, ont une tendance

à doubler et sont souvent composées d'un nombre de pièces plus grand que six, qui est le chiffre normal.

n est à remarquer, nous ditM. Carrière, que ces fleurs semi-doubles ou à pièces multiples, sont d'une plus longue durée, et produisent, jusqu'à un certain point, plus d'effet que celles qui sont simples ou normales. (F. Astiâ, Ann. de la Soe. éThart. de la Haute^&anmne^ 1874, p. 98.)

Infloenoe des forets sur le climat. — Des observations trèsexactes et faites déjà pendant plusieurs années par la direction des forets du canton de Berne, il ressort :

1* Que rhumidité moyenne de Tair dans les forets est, suivant le vent, de 10 à 20 pour cent plus grande qu en rase campagne ;

2* Que la température moyenne de Fair dans la forêt est plus basse aussi qu'en rase campagne ;

3^ Que la température des arbres est plus basse à la hauteur d'un homme que dans la couronne de Tarbre ;

4^ Que la température moyenne du sol de la forêt est considérablement plus basse que celle des champs ;

5** Que la hauteur de la pluie et de la neige était en rase campagne plus considérable que dans la forêt ; et enfln

6° Que dans la forêt une quantité bien plus considérable de la pluie s'infiltrait dans le sol qu'en rase campagne. (Joum. de la Soe. açric. du BrabatU, 1874, p. 367).

Origine dn Ghasselas de Fontameblean* — M. Capmas a fait

connaître à la Société centrale d'horticulture de France, séance du 25 juin 1874, un document historique intéressant qui lui a été communiqué par M. L. Brun, ancien Directeur des contributions indirectes à Cahors (Lot), comme la reproduction textuelle d*un acte que renferment les archives de cette ville. Il résulte de ce document que la célèbre et historique treille de Fontainebleau, qui a fourni tous les éléments des plantations de Chasselas qui sont devenues une source de richesse pour les environs de cette ville, a été créée sous François I ftTec du plant que ce souverain fit venir de Cahors et qui fut planté, puis dirigé, pendant deux années consécutives, par un habile vigneron de cette ville.

Voici la traduction de cette note qui se trouve dans le livre noir

(Archives) de la ville de Cahors. i L*an 1531, le mois de juin, farent envoyées certaines trois missives du Roj notre souverain seigneur François premier à M. le Senechal et demandait le seigneur qu*il lui fut envojé un vigneron de Cahors pour planter et soigner un dos de vigne à Fontainebleau, et les seigneurs Consuls, après avoir assemblé la plupart des vignerons de la ville, il fut conclu d^envoyer Jean dol Rival, surnommé Prince, vigneron de Cahors, qui y alla en novembre. Pendant deux ans il fut réuni grand nombre de plants des vignes de Cahors et transporté à Fontainebleau près Paris et le Rival dit Prince qui y était retourné vint faire un autre voyage pour le Roy, lui rapporta d'autres plants et vingt barriques de vin qu'il chargea sur trente mulets. >

Oerens peravianns var. monstrosus Otto. — M. G. Demoulin, président de la Société dliorticulture de Mons et grand amateur de Cactées, nous écrit le 31 juillet dernier : c Depuis quelques années, j obtiens sur mon Cereus monstrosus un petit nombre de fleurs. Pour la deuxième fois il se produit d'une même aréole une double fleur soudée par les ovaires. Ce phénomène me paraît déjà digne d'attention puisque je ne Tai jamais remarqué sur les centaines de fleurs que j*ai pu observer sur le Cereus peruvianus ordinaire; mais voici qui me parait tout à fait digne d'être signalé; c'est une fleur monstrueuse figurant les sinuosités de la plante et que je vous expédie pour que vous puissiez en juger de visu. §

La floraison du C. monsirosus est en elle-même un fait digne d'être signalé : quant à la monstruosité de sa fleur elle était à prévoir tant elle est d'accord avec la théorie botanique. On sait en effet à n'en pouvoir douter, que le tube réeeptaculaire qui enveloppe l'ovaire des Cactées et qui forme le tube calycinal de leurs fleurs est d'origine axile, c'est*à-dire de même nature que la tige elle-même.

Paooinia Malvacearam. — Ce détestable petit cryptogame, parasite des Malvacées, que nous avons signalé au commencement de cette année (page 41) n'a pas manqué d'envahir toute l'Europe sans épargner la Belgique : il s'attaque aux Mauves sauvages et aux Roses-Trémières des jardins : nous avons vu, aux environs de Hervé, dans la province de Liège, les Roses-Trémières complètement

ravagées par cette Paccinie. M. J. Belleroche Ta également observée dans les jardins d'Anvers. Jusqu'ici cependant le dommage n'est pas général dans les jardins. Ce cryptogame apparaît à la face inférieure des feuilles sous forme de petites pustules nombreuses et serrées. On sait qu'il est originaire du Chili d'où il a passé en Australie et c'est par cette voie qu'il est arrivé Tannée dernière en £urope. Il constitue en oe moment une menace pour les planteurs de coton.

Toxicité des fruits du Oui. — On lit dans le Journal de pharmacie et de chimie : Le docteur J. Dixon , de Whitehaven , a fait connaitre dans le Briiish médical Journal du 21 février, un cas d'empoisonnement résultant de l'ingestion des fruits du Viecum album, observé chez un jeune garçon de 14 ans, qui fut trouvé étendu sans connaissance dans la rue, environ trois quarts d'heure après qu'il avait absorbé ces fruits. On trouva dans les vomissements, provoqués par un émétique, huit de ces fruits imparfaitement mâchés. Les symptômes étaient ceux d'une forte hjpérémie cérébrale contre laquelle on fit un traitement approprié, et le malade se trouva bien le lendemain. Il fit connaitre que, quelques minutes après avoir avalé les fruits de gui, il commença à éprouver des vertiges et, dès ce moment, perdit connaissanee.

Germinatioil des graines. — MM. Dehérain et Ed. Landrin ont soumis à TAcadémie, dans sa séance du 25 mai, une note relative à une des questions les plus cui^ieuses de la physiologie végétale. On sait depuis longtemps que le contact de l'air et la présence de l'eau sont des conditions nécessaires à la germination des graines, mais on ignorait le mode d^action de ces agents indispensables. MM. Dehérain et Landrin se sont proposé de porter la lumière dans ces mystérieux phénomènes, et ils sont arrivés à reconnaître que l'eau a pour effet de ramollir les enveloppes de la graine au point de les rendre perméables aux gaz. Dès qu'ils sont suffisamment imbibés, les tissus de la graine acquièrent la propriété de condenser les gaz. Or, cette condensation ne pouvant avoir lieu sans production de chaleur, l'oxygène qui a pénétré dans les iAssv^ arrive à une température suffisante pour déterminer l'oxydation et par suite le réveil de la vie végétale.

D'après MM. Dehérain et Landrin, c'est la condensation des gaz

dans la graine qui est le point de départ de la germination. Si ce phénomène ne se produit pas, soit par suite du manque d'eau, soit parce que l'air ne peut arriver jusqu a la graine, il ne peut j avoir aucune formation des principes immédiats nécessaires à l'évolution du germe. Les recherches de MM. Dehérain et Landrin, toute scientifiques qu'elles sont, offrent au point de vue pratique un intérêt réel, car elles permettent au cultivateur de se rendre compte de l'influenee que peuvent avoir sur le succès de ses semis la compacité du sol, la sécheresse, l'excès d'humidité, la profondeur à laquelle les graines sont placées. L expérience a bien donné sur ces points d'utiles enseignements, mais les méthodes scientifiques qui viennent corroborer les observations d'expérimentateurs inconscients peuvent seules donner les moyens de combiner les procédés culturaux pour obtenir les effets voulus . (Annales forestières) .

[. Sonport 6t NOtting) rosiéristes à Luxembourg, ont obtenu la médaille d'or à l'exposition de Spa : leur contingent était d'une incomparable beauté et d'une fraîcheur ravissante. Ces Messieurs excellent dans la culture des rosiers délicats.

Les noaveanx Pelargoniiims sonale de M. Jean Sislej, mis au

commerce par M. Alégatière, à Ljon, ont fleuri sous nos yeux et nous pouvons certifier qu'ils sont en tous points conformes à la description que l'obtenteur en a publiée. Les principales nouveautés de 1873 étaient Aline Sisley (Jean Sisley) que l'on croyait devoir être double blanc {Belg. hort., 1872, p. 326) mais dont quelques fleurs rentrent dans le rose clair, ce qui ne constitue pas précisément un mérite. — Asa Oray, double, chamois saumoné. — Jeanne Alégaiière^ double, rose. Les nouveautés de 1874 sont : Georges 8and (J. Sisley), double blanc, mais tournant aussi au rose chair ; François Pertusati (J. Sisley), double, aurore bordé blanc ; Cari Vogt, double saumon orangé ; Talabot, double, amarante foncé ; Louis Blanc, double, cerise lilacé : De Beaunant, simple blanc à grandes fleurs ; Ernest Faivre, bas florifère, blanc zone de rose.

Inflaenoe du gas d'éclairage sur la végôtation. — Des expériences ont été faites au Jardin botanique de Berlin, avec un érable et deux tilleuls de 3 i/s à 5 i/s pouces de diamètre, à l'effet de déter-

miner rinfluence du gaz à éclairage sur la végétation. Le gaz arrivait à 3 ou 4 pieds des arbres par des tuyaux enfouis à 2 i/s pieds dans le sol et se partageant en deux branches. L'un des tilleuls recevait 50 pieds cubes de gaz par jour; les deux autres arbres, 100 pieds cubes. Les expériences avaient commencé le 7 juillet, et à la fin de septembre ces arbres avaient perdu toutes leurs feuilles, tandis que les autres arbres non soumis au gaz étaient encore parfaitement verts .

On trouva les radicelles complètement mortes ; les ramifications plus anciennes des racines avaient souffert à leurs extrémités. Le 7 janvier suivant, l'expérience fut arrêtée sur deux des arbres, et continuée sur un tilleul. Malgré cela, Térable avait péri, et les deux tilleuls ne tardèrent pas à périr également. D'autres expériences ont montré qu'une quantité de gaz de 25 pieds cubes, répandue journellement dans 576 pieds cubes de terre, suffit pour faire périr rapidement les arbres de toute essence, et cela d'autant plus vite que la couche supérieure du sol est plus compacte. [Journ, de la Soc. agric. du Brabant, 1874, p. 367).

Origine da Guano. — Nous avions longtemps cru, et bien d'autres avec nous sans doute, que le guano, ce puissant agent de fertilisation en agriculture, se composait des excréta accumulés depuis des siècles de myriades d'oiseaux de mer. Le D** Hahel, qui de longue date s'est livré sur le guano à des expériences de diverses natures,chimiques, microscopiques, etc., renverse sur ce point les idées en cours. En traitant le guano chimiquement, il a obtenu un résidu insoluble, composé d'épongés fossiles, d'animaux marins et de plantes marines. D'un autre côté, on sait que dans le voisinage des Chinchas et autres iles à guano, les ancres des navires ramènent quelquefois du g^ano du fond de l'Océan. De ces faits et d'autres encore, le docteur américain conclut que les dépôts du guano sont le résultat de l'accumulation de plantes et d'animaux fossiles dont la matière organique a été transformée en une substance azotée, la partie minérale restant intacte.

Quoi qu'il en soit de cette opinion, l'épuisement rapide des bancs de guano du Pérou, fait qu'on s'occupe un peu partout, mais particulièrement en Amérique, de la création de guanos artificiels, dont les déchets de poissons sont la base principale.

A vrai dire si les nouvelles récentes reçues du Pérou ne sont pas empreintes de quelque exagération, il n'y aurait plus tant à s'inquiéter de la diminution dos dépôts des îles Chinchas. Une Commission scientifique, nommée par le gouvernement péruvien pour étudier la question des gisements de guano, aurait annoncé la découverte de couches considérables de cette substance sur la terre ferme. Les anciens habitants du Pérou connaissaient lexistence de ces mines d'un nouveau genre, et Ion retrouve en grand nombre des traces de leur exploitation. A Pabellon de Piea, les sondages ont permis de constater Texistence d'une couche évaluée à six millions de tonnes. La pointe de Lobos en fournirait deux millions, et d'autres sites en auraient révélé deux autres millions encore, mais de qualité inférieure.

Certaines couches mesurent en épaisseur 60 à 90 mètres. Elles sont recouvertes d'un stratum de formation calcaire.

Les études auxquelles se livre la Commission péruvienne sur ces découvertes, jetteront sans doute une nouvelle lumière sur Torigine du guano. Les lieux où cette substance se rencontre en dépôts si considérables ne permettent guère de croire que les oiseaux ont été les seuls instruments de sa formation. (Octave Sachot, Bull, de la Soc. d'acdimation, 1874, p. 430).

Les possessions hollandaises des Indes orientales comprennent

un vaste groupe d'îles, situées entre le 5* degré nord et le 11'' degré sud de latitude, et entre le 95* et le 140* degré est du méridien de Paris.

Les plus considérables sont Java, Sumatra, Bornéo, Célèbes et les Moluques; parmi les îles secondaires, on peut citer Madoera, l'archipel de Riouw, Bangka et Biliton, Bali, Lombock, Timor et Soembawa. La superficie totale de ces îles est, en y comprenant la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée, de 15,274 mjriamètres carrés, le triple de retendue de la France.

Situées sous les tropiques, ces îles présentent, grâce à l'élévation de nombreuses montagnes et au voisinage de la mer, des climats très- variés, torrides dans les plaines basses, tempérés sur les hauteurs.

Sur la plage de Batavia, la température moyenne est de iSf centigr. ; à Buitenzorg, situé à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, la

température moyenne n*est déjà plas que de 22"^ céntigr.; dans les montagnes, le thermomètre descend au-dessous de zéro.

Les îles des Indes-néerlandaises sont d'une fertilité remarquable, et grâce à la variété du climat, les cultures les plus différentes j prospèrent, les produits les plus divers j sont récoltés eo abondance.

Cette note est extraite d*un mémoire sur les productions agricoles et forestières des possessions hollandaises aux Indes orientales, par M. Ed. Prilleux, inséré dans le Bulletin de la Soc. S acclimatation de Paris, 1874, p. 359.

Ans aux explorateurs. — c Les plaies, surtout celles des membres inférieurs, demandent une attention particulière sous les tropiques; le voyageur ne saurait trop se prémunir coptre leur danger; je puis citer mon propre exemple, car une simple écorchure, négligée au début, a failli me coûter la vie. Dégénérant en un ulcère calleux, profond, extrêmement douloureux, cette plaie fut à la an guérie, au moment où je redoutais la gangrène, par an remède banal que la Providence m'envoya : je veux parler de l'onguent basUiçum. c Un habitant de Flores qui avait éprouvé à Belize Teffet de ce médicament, en possédait une boite qu'il mit généreusement à ma disposition ; j'étais perdu sans cet heureux concours.

I Je joins à cet avertissement la formule d'un onguent çmployé avec succès à la Havane contre les plaies rebelles et les ulcères invétérés. Cire, 4 parties,

Térébenthine de Venise, 1 partie.

Alun, un huitième, Camphre en poudre, un huitième.

«On fait fondre aubain-marie la cire et la térébenthine, puis on ajoute Falun et le camphre, en remuant le mélange jusqu'à ce qu'il forme une

masse bien homogène. Ce médicament s'emploie à l'état liquide : après l'avoir exposé au feu dans une cuiller, on en verse quelques gouttes

sur la plaie, on recouvre de sparadrap et l'on change tous les trois

jours.

« Quant aux morsures de serpents venimeux, je conseillerai l'emploi de caustiques très-actifs, comme l'acide nitrique ou l'acide sulfurique concentrés, et mieux encore le chlorure d'antimoine qui agit avec beaucoup de promptitude, mais dont l'application demande quelques

précautions, parce qull se décompose au contact du sang. Le venin du trîgonocéphale jararaca est singulièrement actif; lorsque la plaie est pénétrante, il est rare que le patient survive au delà de quelques heures; si la dent du reptile a rencontré sur son trajet quelque portion notable du système nerveux, la mort ne se fait guère attendre plus de dix minutes. C'est en raison de ce danger que les courriers, dans TAmérique centrale, ne marchent jamais isolés. Il est donc essentiel que le voyageur soit toujours muni d*un remède prompt et énergique. (A. Morelet, Voyage dans T Amérique centrale, 1857, II, p. 312-13).

Florionlture populaire. — Nous croyons bien faire de consigner ici un fait divers des journaux quotidiens ; il est d*un bon exemple.

La princesse Louise, fille de S. M. la reine d'Angleterre, présidait, jeudi dernier, à Londres, un meeting des plus originaux et des plus touchants.

Il ne s'agissait de rien moins que de la culture des plantes d ornement sur les fenêtres et derrière les fenêtres, dans les quartiers pauvres de Londres.

Depuis quelques années, cette gracieuse et innocente coutume a fait de grands progrès en Angleterre et en Ecosse. Grâce à la température généralement douce et humide du pays, on voit des fougères tropicales, des bégonias du Mexique et du Brésil végéter et fleurir derrière les vitres des maisons d'ouvriers à Londres et à Manchester.

Encourager cette coutume nouvelle, mais intéressante au point de vue de la science elle-même, est digne de tout éloge. Aussi, S. A. la princesse Louise de Lomé a-t-elle fait œuvre méritoire en récompensant les industriels et les ouvriers de Londres qui ont trouvé le temps, pris sur leur labeur quotidien, d'orner leurs demeures de jardins, bien modestes, mais souvent remarquables par la qualité et la rareté des plantes qu'ils renferment.

Un grand port comme Londres, qui reçoit ses arrivages de tous les bouts du monde, voit se répandre forcément sous le 41* degré de latitude nord des espèces exotiques qui s'y reproduisent et égayent la demeure du travailleur.

Le doyen Stanley, le marquis de Lorne, époux de la princesse Louise, et beaucoup d'autres personnages de distinction assistaient à

cette intéressante solennité dont Foriginalité et l'utilité peuvent se passer certainement de tous commentaires et de tons éloges. Plus de 1,000 liv. st. de prix ont été distribués aux cultivateurs et jardiniers en chambre.

Oaraguata. — Dans la dlagnose que nous avons donnée Tannée dernière (1873, p. 312} du genre Caraguata, il convient de changer les mots t Semina numerosa, loculos replentia, a summis loculis pendentia, cjlindrica, elongata, sessilia, ad chalazam longe comoso* caudata. i par la phrase suivante : c Semina numerosa, cjlindrica, elongata, e basi dissipimentoruro ad summum loculorum cauda longissima sublata. >

Oilles-François Godin. — M. Félix Nève, membre de l'Académie royale de Belgique, vient de communiquer à la Fédération des Sociétés d'horticulture une notice biographique sur un botaniste d'origine liégeoise qui était peu connu jusqu'ici. Gilles-François Godin est né à Liège, le 25 février 1757, et il est mort à Lille le 20 avril 1844 : il avait été chirurgien aide-major dans les armées françaises. Il vécut à Lille dans Tintimité de Thémistocle Lestiboudois et de Henri Desmazière. Le premier de ces botanistes dédia à Godin une section du genre Lysimachia, sous le nom de ffodindla, et le second attacha son nom au Spkaeria Godini : il avait été, à Strasbourg, élève de Fée. On lira avec intérêt la notice de M. Nève dans le prochain bulletin de la Fédération actuellement sous presse.

J. Q. Baker, Révision of the gênera and spedes of Tniipeae;

broch. in-8^, extr. du Linnean Society's Journal, Londrtê 1874. — M. Baker, conservateur-adjoint à l'herbier royal de Kew, vient de faire paraître un travail important pour la botanique horticole ; c'est une monographie des Liliacées à fruit capsulaire et à divisions du périanthe libres, en un mot la tribu des Tulipées. Elle comprend les PrUillaria, TtUipa, LUium, Calochortus, Erythronium et Lloydia, D'après le relevé de M. Baker, les Tulipées connues sont au nombre de 179 espèces, savoir : 55 Fritillaria, 48 Tulipa, 46 Lilium, 21 Calochortus, 5 Erythronium, 4 Lloydia. Cette tribu occupe les régions tempérées de Thémisphère boréal. Le plus grand nombre do Lilium se trouve en Californie et au Japon : ce genre s'étend jusqu'aux

rivages de Tocéan atlantique, mais la structare des bulbes est différente dans les espèces de Tancien et du nouveau continent. Les Fritillaria s arrêtent aux Montagnes Rocheuses. Les Tulipes sont confinées sur le vieux monde depuis TEspagne, TAngleterre et la Scandinavie jusqu*au Japon et à THimalaya. Les Calochortus sont propres au Mexique et au versant occidental des Montagnes Rocheuses. Un Erjthronium se trouve sur Tancien continent et les 4 autres sont du Nouveau-Monde. Plusieurs Llojdia sont orientaux et sibériens. Lhydia zerotiim est la Liliacée dont Taire est la plus vaste.

Oademans, de Flora Tan Hederland, 3 vol. in-8° et 1 atl. in-4*.

Amsterdam (chez Funke), 1872. — L'étude de la flore nationale est perfectionnée en Néerlande : on s'y occupe de crjptogamie et la connaissance de la végétation rurale est vulgarisée. M. le professeur Oudemans, d'Amsterdam, vient de faire paraître un important ouvrage sur la flore rustique de son pays : il nous parait fort bien fait pour guider et instruire toute personne dont Tesprit est cultivé et qui vent apprendre de la botanique : Tatlas est un véritable secours pour les étudiants.

H. B. Goeppert, Ueber innere Yorg&nge bei den YeredelH der Baeaine und Staraeacher, Cassél, 1874, br. in-40 avec 8 planches.— Notre savant confrère de Breslau, le D'' Goeppert, continue sans se lasser, ses observations sur Tanatomie et la physiologie des arbres. Son récent mémoire traite du greffage : Tauteur constate que le sujet n'exerce d'influence que sur les caractères accessoires du greffon, par exemple la vigueur : ainsi un fort sujet, tout en imprimant au greffon une végétation vigoureuse, n*en modifie aucun trait caractéristique : on peut citer le Pommier qui greffé sur Paradis reste de petite taille, tandis que greffé sur franc il prend une grande taille. En ce qui concerne l'infiuence du greffon sur le sujet, M. Goeppert rappelle les observations que nous avons publiées sur la contagion de la panachure Abutilon.

Dans Topinion du D' Goeppert la greffe en fente est le procédé le moins rationel, pour ce motif qu'il met à nu une grande surface de tissu ligneux qui se dessèche ou se putréfie.

Beniardin, Yisite à l'Exposition de Vienne, Oatid, 1874,

}r. i«-8". — M. Bernardin, professeur à Melle-lez-Gand, a exploré minatieusement la vaste enceinte de Texposition de Vienne en recherchant tous les produits naturels nouveaux qui pouvaient s'y trouver, spécialement les matières d'origine végétale.

M. Bernardin termine son intéressant et utile opuscule par une observation ^ppante de vérité : c Comme on le voit par les notes qui précèdent, beaucoup de produits encore inexploités, et pouvant donner lieu à de nouvelles applications industrielles, existent dans toutes les parties du globe ; tel produit qu'on croit aujourd'hui peu important se trouvera plus tard un article de premier ordre; le caoutchouc ne servit pendant 50 ans qu'à effacer les traits de crajon ; le guano, signalé par Humboldt en 1804, figura comme échantillon dans nos mnsées, jusqu'à ce qu'en 1841, M. Bosch-Spencer, consul de Belgique à Lima, en envoya le premier chargement en Europe ; et actuellement le caoutchouc alimente de nombreuses fabriques, et le guano rapporte 60 millions de francs par an au gouvernement péruvien, t

F. DaTillers, les Parcs et les Jardins (à Paris, chez V auteur,

15, Avenue ie Saxe), — Ce bel ouvrage, dont nous avons déjà parlé quelquefois, est maintenant complet. Il a été l'objet d'un rapport élogieux adressé à la Société botanique de France par MM. Chatin, Fournier et Henry Vilmorin. En outre, l'auteur a reçu la souscription da département de llntérieur en Belgique.

MfOOtheca oniTersalis. — M. le baron F. de Thumen, à Beyrouth en Bavière qui publie déjà avec le meilleur succès, des collections de champignons, en fascicule, sous les titres de Fungi austriaci extkoH et de Herbarium mycologicum œconomicum, annonce une nouvelle publication qui, sous le titre de Mycotheca universalis, est appelée à rendre service à la science et à l'instruction. Elle contiendra les champignons de toutes les classes et de toutes les parties du monde. Nous avons reçu à ce sujet des circulaires détaillées que nous nous empresserons d'envoyer aux personnes que ce document pourrait intéresser.

D' E. Prantl, Lehrbaoh der Botanik. Leipzig, 1874, 1 vol. in-8".—

M. la D*" Prantl, attaché au laboratoire botanique de Wurabourg vient de faire paraître en un volume de deux cents et quelques pages un manuel de botanique rédigé sur les principes du D*" J. Sachs.

L'arborionltenr, rédigé par M, D. Buissereê, professeur à Thuin (Hainaut). — Ce journal a été fondé le 1" mai de cette année : il parait un numéro de 8 pages in-8'* tous les quinze jours ; le prix de TaboDnement annuel est de 3 francs. Cette petite revue s'occupe spécialement d'arboriculture fruitière et publie des annonces.

Le Balletin horticole^ organe de plusieurs Sociétés de la province de Liège, vient de faire son apparition dans la presse belge. Ce Bulletin pourra rendre de véritables services et nous savons que sa rédaction est en bonnes mains : nous lui souhaitons la bienvenue, prospérité et longue vie.

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