‹ La Belgique sous le règne de Léopold IerChapitre 162 sur 178 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

362 31 OCTOBRE 1852—30 mars 188o.

gouvernements , et accordant à la Belgique quelques faveurs douanières, en échange du profit que la France allait retirer de Tabolilion de la contrefaçon des œuvres de ses littérateurs. Cette convention fut signée le 22 août. Ce fut alors que M. Frère se sépara déflnilivement de ses collègues, et que ceux-ci consentirent à reprendre leurs portefeuilles.

Mais bientôt se produisit un incident auquel on était loin de s^attendre. Le cabinet belge avait envisagé la convention litléraire comme le terme et le couronnement de ces longues négociations; il croyait que tous les produits non énumérés dans cet acte allaient être placés sous le régime du droit commun. Sa surprise fut extrême lorsque, dès le 9 septembre, il fut sommé par la France de remettre immédiatement les rapports commerciaux des deux pays sous le régime du traité de 1845, sauf à discuter plus tard les mesures propres à^ améliorer ou à étendre les clauses de ce contrat international. Le ministre des Affaires étrangères de Paris ajoutait que , dans le cas d'un refus , son gouvernement se verrait forcé de modifier, au préjudice de la Belgique, le système des taxes établi sur les houilles et les fontes dans la zone de la frontière du nord. C'était placer nos ministres dans une position d'autant plus critique que, par l'abandon de l'industrie des réimpressions, ils se trouvaient privés du seul moyen réellement efficace d'obtenir de nos voisins des concessions sérieuses. Us consentirent néanmoins à reprendre les négociations; mais ils refusèrent de remettre en vigueur le traité de i845, sans obtenir au moins quelques-uns des avantages que la Belgique était en droit de réclamer, pour

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