LES HOMMES
Aliké!... la jeune fille,
Quel présent peut vous toucher?
Est-ce l’étoile qui brille?
Au ciel j’irai la chercher.
Aliké! Aliké!
LES FILLES. N
Va mignon, Néan Keddé !
(Ils forment une ronde nutniir de la rroii.)
LA BELLIv AU BOIS DO B. MA NT.
LES hommes.
Aliké!... ma douco belle, yucl présent peut vous toucher?
Est-ce un pauvre cœur fidèle.
Que Dieu fit pour vous aimer?
•MikèlAliké!
LES FILLES
Va mijtnon ! Mé ! ia ! ié !
pnys«nnr*s qui'Ueni l 05 paysans, et viennent s'agenouiller nu pied de la croix, en y déposant leurs bouquets. — t'n poysan atlarbe au milieu de la croix une grande couronne de feuillages et de (leurs. — Madeleine, se détachant du groupe et s’approchant d’Hoêl.)
MADELEINK.
Eli bien! [lère Iloël, esl-ce que vous ne descendez pas avec nous jusqu’à la ferme... nous allons danser toute la nuit sur l'aire neuve... cela vous distraira.
Il O Ë L.
Je n’ai pas le cœiir à la joie... passez, ma fille!
MADELEINE
Vous pensez à la demoiselle?... et moi aussi, allez... j'ai beau faire, j’ai plus envie de pleurer que de chanter... mais elle l’a voulu , vous savez... elle ne veut pas que nous perdions courage... Voyons, venez, père Hoël... il n’y avait pas de bonne fête sans vous autrefois... vous me porterez bonheur,
IIOËL.
Je ne porterai bonheur à personne celte nuit... Passezl
MADELEINE
Eh bien! priez pour moi, n’est-ce pas, llool? (lps poysannes sp
rplévpnt.)
HOËL
C’est moi qui ai besoin de vos prières, enfant... Passez!
MADELEINE
A revoir, père Hoël !
ACTH TROISIÈMH.
Adieu !