NICOLE, LE MARQUIS, MADAME COUR- TOIS, LA TULIPE, STRASBOURG
Madame Courtois. Comment! monsieur le Marquis!., un tambour!.. Me proposer un tambour, à moi !.. Pourquoi pas un fifre... Encore s'il était major, ce tambour!..
{Strasbourg ef Nicole se tiennent à F écart.,
l'un à droite, Vautre à gauche.) Le Marquis. Major! non... Mais il est trèsgentil.
Madame Courtois. Monsieur le Marquis ,
j'ai le dessein d'embellir mon existence ; je ne donne pas dans le roquet!..
La Tulipe. Vous me donnerez bien la préférence sur un tambour.
Madame Courtois. Flanquez-moi la paix,
vous !
Le Marquis. Mais c'est qu'il est très-gentil...
Et tenez... le voici!...
{Malgré les efforts de Nicole pour se cacher ou s'esquiver, le Marquis la prend par le bras et ramène. )
Strasbourg. Cré nom!.,.
La Tulipe, étonné. Cré nom ?...(// examine
Strasbourg d'un air soupçon7ieux.) Nicole , à part. Aie ! . . . aïe ! ... aïe ! ... si nous
nous tirons de là...
Madame Courtois, sans regarder et d'un
ton dédaigneux. Qu'est-ce que je disais!... un
bout d'homme !
La Tulipe. {Jeu de scène de La Tulipe
cherchant à voir la figure de Strasbourg et
Strasbourg se cachant de lui. ) Que drôle de
femme !
Le Maïiquis. Il grandira; regardez donc,
comme il est gentil. (3) Madame Courtois. Pas de barbe, je parie!...
{J Nicole.) Voyons, avancez un peu?...
Nicole, à part. Je suis pincée !..
Madame Courtois. Levez-donc le nez, qu'on
vous dévisage. {La reconnaissant.) Nicole!...
Elle enlève le bonnetde police de Nicole, et on voit sa coiffure de femme. En voijaiit le danger de Nicole, Strasbourg fait un mouvement pour se rapprocher d'elle. La Tulipe^
(1) Nicole, Strasbourg, le Marquis.
(2) Nicole, le Marquis, madame Courtois, la Tulipe, Strasbourg.
(3) Nicole, madame Courtois, le Marquis, Strasbourg, la Tulipe.