‹ La belle Gabrielle drame en cinq actes et dix tableauxChapitre 119 sur 126 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Us Meus, LÉONORA.

iUmmU près A*

Me voici 1

HENRIETTE

Viendra-t-il?

LÉONORA

U vient.

UNRIKTTE.

J’en étais bien sûre... je le connais!

LEONORA

Votre avis anonyme, il est temps de l'envoyer au roi.

HE NRIETTE, t'ii montrant lo Roi d- |>lo* aa plut toiabre.

Ces4 fait. Regarde!

LÉONORA

fl ne peut soupçonner d’où part la dénonciation? lEHBflVVI.

Impossible. Voici ma phrase : «Certaine dame qtie vooscroyet * seule, attend cette nuit de 1 » compagnie. »

(TarnU* n'iVHe parle, le Roi ■ tir* la lettre iU M pocha, il U tel. nui» Il IfM» et la jette as leu. il ac IAt« eufia et arpenta U tfùttm M adaMC.)

L’A TACS, •« Bai.

Madame la ducitesae prie Votre de l'excufcr çc s ou .

Elle souiïre, et voudrait demeurer chez elle, sauf les ordr es du roi.

LE ROI, » HO

Ah ! (nam.) Au fait, dema n de bonne heure elle part pour aller faire ai* dévotions à Paria. Mieux vaut quelle *e rentre ce soir. Cela te regarde un neu, Zâniet, toi qui lui offres Vhusp.talité. Une hospitalité royale, n'esi-ce pas?

ZAMET

Je ferai de mon mieux, sint.

LE ROI, à lui-uaJlM.

Elle reste chez elle!

Et moi, sire, la chasse d’aujourd'hui m’a brisée,.. Je supplie Volt* .Urtjealé de permettre que je. me relire.

LS ROI

Vous au»... li est vrai aue la chasse de Fontainebleau cal fatigante pour les dûmes! Allez, mademoiselle, allez... quelque regret que nous cau-e votre absence. (EU* »'ioUii*e.)

RrJkHIUIE, Ut * Lèùu-Jta.

Dans deux heures, notre destin à tous sera fixé, (eiu tort p*

U **Wvke.)

LEONORA, è pari.

Pauvre Espérance! (am .< «w p*r u port» a* dr»m.)

LE ROI

Nous n’avons pas de bonheur ce soir avec les dames , mt« brave Criilon... A propos, quand uuus quille»- lu pour Courir lis champs?

CRIU.ON.

Le plus tôt possible... s’il plail à Voire Majesté... Demain!

L8 ROI, «a «oupir.

Va, Grillon, va, et tâclie de te divertir. Tu n’es pas roi, loi!

CAILLOU

Heureusement!

LE ROI H remet & marcher. Il aperq*U à t’eitnioiité. à droite, on garde qu a'cet endormi nr une banquette. A Crilloa.

Dis donc, voilà un de tes gardes qui ne se gène guère.

GRILLON

En faction, harnibicul (Reeonoaiiaaot ftwtia.) Ah! bon! bon! Ne faites pas attention, sire, c'est notre désespéré.

(Chacun regarde le donneur, que le* flambeaux «t le bruit ne revaillent p«a.) LE aoi.

Pourquoi désespéré?

GRILLON

Il m'a conté cela tout à l’heure... Une brouille avec son meilleur ami... pour des bêtises... pour des femmes... Damnés oiseaux ! (Secouant rontia.) llulà lié! (Pool», effare, *c «veille et ac drcuc.)

LE «Ol.

Je le connais... c'est un bon soldat.

Cmillon.

C'est votre meilleur. Un sacripant qui vaut son pesant d’or.*. U veut sc noyer ou se rendre ermite... Il m’a dit^u’ü déserterait... Oui, déserte, tête de buis, je te ferai hacher en petits morceaux.

l' ORTIE, aUniW.

Cela m'est bien égal.

LE EOL

Reste à mon service, cadet... Je te trouverai des occasions.

(Le Roi redevient pccHf. — P>ntia regagne m place.) GRILLON , bat h Ponti*.

Voyons, je parlerai demain à B pérance. (lui prenant u menton.) C'est qu'il est déjà changé, bamibieu!... Quel Ane !

(Il lui trappe tur l’épaule, Pond* tombe écraaé aur ton ûagctl *c relève auuit&i.'i LE ROI, rêvant.

M'assurer par moi-même... De l'espionnage... impossible ! Ne pas surveiller... qui sait? Cette Henriette... hum!... pi secoue la tâte.) Elles sont logées toutes «leux sur le même degré... Du milieu de la galerie on verrait chez l’une et chez l’autre... J’ai muü moyen... (il h***, <**»< r»*»r<l rr*iM l« regard brillant Sa Pontl a.) Je* tiens mon homme! (Haut.) Eh bien! messieurs, si nous allions jouet? J’ai idée que je gagnerai ce soir!... Passez toujoni», je

VOUS suis... (Un jrjoJ non.br»- do ci*»rt«»n» torloul de la aalie. Qu, ni il • nun pw n ports* de la vola, à ponu» : ) Viens ç.i, garde! Je vais te placer dans un passage à chaque extrémité duquel il y a uue porte.

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