SCÈNE VIII
ESPÉRANCE, P 0 NT 1 S, VERNETEL, CASTILLON, LE IIL’GUE- NOT, Gardes, (cm d* *1 rtow brn»«u *« fond.)
LE HUGUENOT
Eh oui, les voilà, on dirait des buffets qui marchent!
PORTO
Victoire! débarrassez-moi de ces trophées, ménageons les volailles, respectons le lard! les plus grands égards pour la dame-jeanne! (TM la* garde» »e ml •ropceu*'» »nloor d'rvt. Pool!» !•!•. oa l'alf io r <«» muM m pial d* terre fumml, ol lirai mm *oo Ira* oo Det CMirdi •( 4 m pigeow P*od«ot i «*o col 00 uotolr. Voroatel «ot charge d oo Lapin d'on pn>o mod n d’on tiür*in do boudin» il do Mocittci... CiHilloo porte inr ion dpooW «ne dimr-jejme . Cm d'uiffiiiolteo.)
LF. HUGUENOT.
Mais dans le plat! dans le plat! qu'est-ce qu'il y a?
PORTO, q«i • eocorrle pl«l ui 11 Vite, le ddpoM A terra.
Tenez!
LE HUGUENOT
Un pâté de hachis l bouillant encore.
PORTO
Ne le laissons pas refroidir. (tom «wpeni d. tnacbei et «oot An ur-
tioei. P*«iVtot c* tempo Poatli Ml.)
ESPERANCE, A port.
Qui donc disait qu'on ne mange pas dans l’armée du roi?
PORTO
Voyons, du feu pour les broches; et pour faire sauter le lapin... (prooint u cnqoo d'o« mMii.) Un casque!
LB HUGUENOT
On vous a donc invités quelque part?
VERRETRL, nnifaiot.
Ah bien, oui, nous frappons à une maison de bonne mine là-bas...
CASItLLOR, mincr.nl.
Bien poliment !
PORTO, pl mu» ni n rtnird.
On nous jette la porte au nez !
LE HUGUENOT
Des ligueurs! Des Espagnols! (cm a’indigMtioa.)
PORTIS
C'est ce que je me suis dit tout de suite, Là-dessus, tous mes scrupules se sont dissipés, je donne un croc en jambe au concierge et nous entrons! où?
Dans la cuisine!
VF.RRF.7FL,
Un feu à rôtir tout Poissy !
PORTIS
Des parfums à faire évanouir Saint Antoine! Figurez-vous que les volailles se promenaient là par troupeaux, dans une cuisine! quelle imprudence ! J'en attrape plusieurs, le concierge crie. Deux valets accourent armés de broches cl de lardoires...
LE HUGUENOT
Vous avez dégainé ?
PORTIS
Contre la batterie de cuisine, allons donc! j’ai fait mieux. J'ai empoigné un tison ou plutôt une massue ardente et Mb -tombé sur cette canaille a grands coups de bûche, (oam.) Eblouis par une pluie de feu ils ont recule, alors j’ai jeté à mon cou ce collier de pigeons et de canards, saisi le plat de hachiN. — Castillon et Vernetel m’imitaient, nous avons tait retraita eu équerre et nous voici.
TOUS
A la santé de Pontis!
PORTIS
A ma santé!
ESPÉRANCE
Voilà un amusant compagnon !
PORTIS
Messieurs, nous n'avons pas dîné hier, nous ne dînerons peutêtre pas demain. — Aujourd'hui joie et bombance!... (imkimh
joyna.)
PORTIS, A tirni.
Ah ça, tout le monde est servi?...