‹ La belle Gabrielle drame en cinq actes et dix tableauxChapitre 121 sur 126 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

CRATIENNE, GABRIELLE, ESPÉRANCE. (* u». U .„,i.

rt*U disparu, que Gralirne* «cire. E'Ie «a remanier à U pot U du fend — pals

«Ile outre la petite porte k (Irait*. D.s Reare* w>m*bi *o loin dan* PonurarUtau.)

GABRIELLE, à la porte de gauche.

Est-il arrivé ?

CRATIENNE.

Le voici.

GABRIELLB.

Ami.

ESPÉRANCE

Madame!

GA BAI ELLE

Toute la cour est au jeu du roi... Dans cette salle où nous sommes, personne ne peut venir que pur la galerie, et l'on n'enlèvera pus Graliennc, a:i, comme dan» U forêt... Savez- vous ce qui se passe?

ESPÉRANCE

Vos ennemis préparent un coup décisif; me voici.

Le coup est porté... U s'agissait de remplacer la maîtresse du roi par une autre maîtresse... Ils ont réussi... à l'heure qu'il est, mademoiselle d'Entragues, votre ancienne amie, a entre les mains cent mille écus, et une promesse de mai iage du roi. *

ESpfnuffCB.

Une promesse.

gabrielle.

Oui, au moment où le roi me donnait sa parole, il donnait sa signature à celte femme. Lt moi, je voua sacrifiais, je déchirais mon cœur.

ESPÉRANCE

Cette promesse, je n’ai qu'un mot à dire, un geste à faire, elle est anéantie.

Supposez- vous que je tien no encore à ce que peut réclamer mademoiselle d’Entragues? On dirait vraiment que vous cherches à me consoler) Moi, contester ou combattra les droits d'une pareille rivale! Allons! Espérance, ne nous souillons pas l'esprit et les lèvres à parler de ces fangeuses intrigues ; parlons uc nous, de nos serments fidèles, de nos épreuves si bravement •ubies, reposons-nous de ces trafics infâmes en serrant nos mains loyales. Car je suis bien libre. Espérance, osez dire que je ne le suis pas !

ESPÉRANCE

Oh! prenez garde à la colère, prenez garde & l'indignation. Le roi méprisera demain sa nouvelle maîtresse, il tombera demain à vos pieds.

GAURIELLE.

Tu ne sais rien, malheureux! Demain, dis-tu, je serai la .«nme du ro», je serai reine? Eh bien! demain, la femme du roi descendra chez Zamet le Florentin, la reine soupern chez ce serviteur fidèle. Un de ces lestlns splendides. ..tin les tin d’Italie... ou le poison est sous les fleurs! Demain, à l'heure qu'il est, wwiellc, ta Gabrielle, Espérance, sera un cadavre sur lequel i lorencc veut faire monter la véritable reine Marie de Médicis. — Tu comprends, maintenant?

ESPÉRANCE, k part.

Oh! Léonora!

11 est vrai que ce ne sera peut-être pas précisément demain, lins enfin, c'est demain que vous parlez, Espérance, et ie vou- Uis vous dire un dernier adieu.

ESPÉRANCE, cpoBTintf.

Je dq vis plus de vous savoir ici.

GUliUELLE.

Et moi. depuis que j'ai découvert l’horrible trame, je n'oit* JW plus les yeux... je ne respire plus... U mort est toujours ,a » I e la devine, je la sens!... Tiens ! je brûle, n'esl-ce pas. mes

lèvre? sont arides, eh bien! je n’approcherais pas une goutte d’eau de mes lèvres... c'est peut-être aujourd'hui qu'ils veulent me tuer!

ESPÉRANCE

Assez! Quand partons-nous?

> J'ai fondé une abbaye à Maulevrier, je m'y retire avec mon fils... Demain, aux portes de Paris, de Paris où m'attend Zamet et où je n’entrerai pas, faites-moi préparer des chevaux. Espérance.

ESPÉRANCE

Bien!

Je courrai toute la nuit, au point du jour je serai en sûreté.

ESPÉRANCE, timidement.

Et moi ?

Vous, Espérance, vous m'attendrez un an... voua réfléchirez,,, dans un un, si vous m'aimez encore et si vous me jugez digne de cet honneur, venez chercher votre femme.

ESPÉRANCE, ** Jette A kl futés, aile la rtlnv*.

CRATIENNE.

On a marché dans la galerie.

gabhiellk.

Le roi quitte le jeu peut-être, je vais il se rencontre.

ESPÉRANCE

Je pars.

GABRIELLE, l'srréUot.

Encore...

CRATIENNE.

Laisses-le partir, madame, s'il venait à rencontrer quelqu’un, si on le voyait...

GABRIELLE, lai Irsdaai Ua bras.

Tu ne m'a? pas dit si tu m’aime? !

ESPÉRANCE, A Gabrielle.

Faut-il répondre? (u ravirai, l'rabiw >W( transport.)

GIM TIENNE.

Par grâce, monsieur, parlez, parlez ! (eu* in sépare.)

GAOIUELLB, a U purs* du fend.

Adieu!...

ESPÉRANCE

AdiCUl... (il part. OriUenan I* conduit fur l*« appurleoarati de CaLflalla.)

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