ESPÉRANCE, PONTIS
( Espérance sort du pavillon, reconduit ptr G retienne qui referme ta porte *ur 1*1. Il traverse la terrasse ; k peine est-il k IVitrémilé où aboutit l'escalier de droite, qu'un homme se lève de la terraue et le soit.)
ESPÉRANCE
Mtf suivrait-on? (Il descend pour aller â la grille de l’Orangerie, il \ trouve ua poste de soldats qui allument du feu. U rebrousse chemin et, voyant toujours i*bomme qui a descendu derrière lui, il se blottit dans un angle et altérai.
L’homme va droit à la grille, comme avait fait Espérance, et rcbrosissc chemin ainsi que lui, eu cherchant dans les ténèbre*. — Espérance profile d'un moment où I espion a le dos tourné pour courir à une porte qu'il ouvre cl referme sur lot, Ce»e porte rat celle de l’escalier tournant, qui remonte vers une autre aile du chAleau.ll gravit quelques marche* et s'assied k la fenêtre du premier étage pour sc reposer . riant silencieusement de la décuntenuede son espion. Tout k coup II entend crier la serrure. L’espion a une clé comme lui. Il ouvre une fenêtre et saule eo bis. L'eqiiuo arrive* son tour, cherche, trouve la fendre ouverte, et saute aussi. Espérance l'altend, résolu d'en finir, puis, lorsqu’il le voit marcher «ur lui, il s'élance et lui enveloppe la tête de son manteau. — Lutte. — L'homme renversé tire son épée. - Espérance revient, brise cette épée dans le drap même du manteau, pais y roule plusieurs foi* l’espion et t’élsnee vers le treillage, qui. du toi de l'Orangerie monte jusqu'au fal’e du mur.
Cependant l'espion s'csl debarrassé — Il respire. - Il cherche, écornant de fureur. — Tout à coup la lune s« lève, au moment où Espérance atteint U crll* du mur. L'autre, c'est-à-dire Pontii, l’aperçoit ; une seconde de plus, Espérance va disparaître.
LA BELLE C. A RIl I ELLE
MRIH, noMMinl ton pilefel.
J'ai dit que je verrais son visage. (u ur».) Jcle verrai.
(La tfill»** pli*. E*f>dr«aca UciW tj xcracba <natulut/mrai, ei total* A U tant en*.)
PONT», awc aa* joie «aor»fe.
Ah!
ESPÉRANCE
PONTIS, frappé «la ni «le cette vois.
Espérance!
ESPÉRANCE, faiblement.
Tu m'as tué.
pontis.
Ah! j’ai tué Espérance ! — Oh! mon Dieu, c'est mon ami que j’ai tué ! — Oh ! mon Dieu!
espérancs.
Tais-toi. Aide-moi à sortir d’ici. Porte-moi, soutiens-moi. — Non, tu m’étoufles, laisse couler mon sang, je meurs, roms.
Ne dis pas cela, ou je m’arrache le cœur à tes pieds.
ESPÉRANCE
Eh bien, cache-moi, enterre-moi vivant, qu'on ne me trouve nas, ou Gabricilc est perdue. — Tu vois bien qu'on vient. — Sauve sou honneur, ou je te maudis!
PONTIS, frippo iCom iDipiratioa.
Sois tranquille! (u arracha la rtllquair* de la poilfiae d'Kiplrasce, en lira la billet, j>»U ta loia la boiu d‘or. EapSriace t'adame A l’««e»li*r , detoal, •Micas far PrnUa.)
ESPÉRANCE
Je te comprends I merci.