LE PRIEUR
Ses amis l’ont retenu au sortir de la chapelle. Il se promène avec eux.
U. o'ESTRÉES, A li.br^U.
Votre visage altéré, vos sanglots, votre désespoir ne Tout pas encouracé à nous suivre, ü e>i voire mari, cependant. fo.'.-.Hr m un.) Oui, je comprends votre silence ; m avançant#! ure de ce mariage, je vous ai enlevé l'illu-tic appui que vous espériez. L'appui de ce roi sans royaume... Vous |*. a -t<./,
3 uand même. Soit, ma tâclve est remplie. J’ai sauvé l'ho;.;n:ur e mon nom; à votre mari de protéger le ah n. M d une. vous voici à votre porte. Je vais rejoindre mon gendre. M- n révérend,
je VOUS SUiS. (M. D E»Ur*« Hbble >lt> mire on nmi ■!« m fille . Il !i rrgardt*, •11» dcmctir. niucr.c, launcAule. Il m »u.ti du Pthmr «l On U*llé«.)
En voilà un qui s’entend à conduire les filles!
ESPÉRANCE , 3*« aliaifUlan , p^nr U pceancr- fou Gabncltc .qui v*
taorn* wi loi.
Je la vois!... Oh!. . .
«ATirtCNE.
Un mot, chère demoiselle, un mot! Pleurer! criez, maudisse x quelqu'un, mais parlez-moi, parlez-moi!
GAHRILLLE, loiabtoi iiuh wr |« |.*u< i dr»il«.
Jo meurs!
ESPÉRANCE, (il fait «a iiiuu>»«i«bI.)
Mais elle souffre! (Uttllu.)
PORTO
Tout cela ne nous regarde pas. Rentrons!
CABRIELLE.
Pauvre roil qui comptait sur nies serments; pauvre abandonné que tout trahit, sujets, amis, fortune et maîtresse.
GRATIRNNE.
Que pouviez-vous faire sans secours?
CABRIELLE.
Je pouvais mourir. Quoi, Henri n'a q».e moi au monde el je ne combattrais pas jusqu’à mon dernier s infll»* pour nu» garder ,'i lui I quand il a ma promesse! Le sciait lâche! Suis-je donc tâche, Gfatiennc Y
, GRATUNNE.
Comment le prévenir?... Ou nous garde à vue... Dix fois, dejnii:. ce malin, j’ai tenté de in 'échapper pour courir au camp de M. Grillon.
ESPÉRANCE
La petite a dit : Grillon.
Croyez- vous Y
ESPERANCE
J'en suis sûr.
Fb bien ! après? Quand elle aurait dit Grillon, que nous im-
|H)rtc ?
ESPÉRANCE
Comment 1 mais rien ne n <us impolie autant que cela, {e»
|wfU»l uni» U m tapi-ro'litf <> C-ibf' «'V.)
CABRIELLE, m leml.
Pour un mot do moi porté au chevalier, je donnerais ma vie. espérance.
Knteuds-tu? (n •'•«««di* mot n n.t n »au.>.) Pardon, madame...
PONTIS, • pan.
Allons, bon!
GRATIENNE, a l'nroilk' < 1 u Caliorl.c.
C’est ce jeune bouline blessé, vous savez; qui demeure chez tes Franciscains.
GABRIbLU»
Oui, oui, je le reconnais bien. Pauvre jeune homme !
POSTLi, le» •rjmanl.
Pauvre jeune liomine, préciséinvul. les médecins lui déf 'futenl la conversation. Nous avons bien l'honneur de vous
saluer, (il «nittèn* E»frriiice.)
f.H A TIENNE.
Le gros est un garde du n*i
GiBRIELLiS.
Du régiment de Grillon ?...
CRAIlENNE.
lih! mais, oui!
GADUIELLE.
Oh ! quelle providence !
CRATIENVE.
C'est vrai. Attendez. (Appelant.) Monsieur, monsieur!
PONTIS, un» tiim »i> i-Mj-a <)*«Bl*oJfe.
Viens, mon ami, viens!
Mais on t'appelle.
rosrn.
Diantre (a OrmUe«nr.) Plait-il. nous sommes bien pressés.
GRATIP.VNE. a rotin,
Monsieur, vous ôtes du régiment de Grillon?
B&PÉRaKCC.
Certainement.
Fli bien?
GAATICNNE.
Eh bien, monsieur, vous pouvez rendre un grand service...
A qui?
ESPÉRANCE
Tu les effarouches! (p»»<4.it i«.. — \ c»iireiie.) Madame, il
ne faut pas être bien clairvoyant [tour deviner b qui l’iinde uou* pci! être utile. Vous tenez if ’iMrciu.iriéepar sur. rlsr*, parlorre, et tout à l'heure vous inv quie* *<i le uuin de Grill ou, du cbevaiier par excellence: CriUon e>t l'ami de tous ceux qui souffrent, l'appelez-vous À votre aide?
GRATIEXNE.
A la lionne heure, celui-là (elfe cm u moue * pmmi«<i«ii w **tm le
dm.)
GABUIELLE.
Ah! monsieur, je ne suis p is heureuse en effet, et j'aurai* bien lie oui d'appui; mais il est des choses qu'un ne peut dire «.l qu’il faut garder en son uctir, dussent-elles le faire éclater.
PONTIS, a part.
G’est quelque énormité!
CRATIENRE, la» a Errance.
Madame c»t timide, elle ne s’expliquera jamais devant deux hommes.
PONTIS, » Kipfniict.
Vous entendez, allons-nous en!
CllATIENNE, ti.» x K>j-cra»».
Devant un seul c’est autre chose.
Délite peste!
ESPÉRANCE
Nous comprenons, madame, voici mou ami l'ont»# ' e P 1U *
Dioitized hv CÎQOfltc
LA BELLE GABRIELLR.
galant des hommes qui va faire le guet du cûté de la chapelle.
Eh!..
bspérancs.
Va! i«cl («r l« (o*d à f*nrh«.)
GRATIENNE
Et moi du cdté du château, (eu* «mi p» i« fu»d b dr«u.)
GABRIELLR
Oui, monsieur, mats...
CPÙU5C8.
Veuillez d'abord écrire la petite lettre destinée à M. de Grillon.