‹ La belle Gabrielle drame en cinq actes et dix tableauxChapitre 37 sur 126 · LE PRIEUR · texte numérisé non relu

LE PRIEUR

Ses amis l’ont retenu au sortir de la chapelle. Il se promène avec eux.

U. o'ESTRÉES, A li.br^U.

Votre visage altéré, vos sanglots, votre désespoir ne Tout pas encouracé à nous suivre, ü e>i voire mari, cependant. fo.'.-.Hr m un.) Oui, je comprends votre silence ; m avançant#! ure de ce mariage, je vous ai enlevé l'illu-tic appui que vous espériez. L'appui de ce roi sans royaume... Vous |*. a -t<./,

3 uand même. Soit, ma tâclve est remplie. J’ai sauvé l'ho;.;n:ur e mon nom; à votre mari de protéger le ah n. M d une. vous voici à votre porte. Je vais rejoindre mon gendre. M- n révérend,

je VOUS SUiS. (M. D E»Ur*« Hbble >lt> mire on nmi ■!« m fille . Il !i rrgardt*, •11» dcmctir. niucr.c, launcAule. Il m »u.ti du Pthmr «l On U*llé«.)

En voilà un qui s’entend à conduire les filles!

ESPÉRANCE , 3*« aliaifUlan , p^nr U pceancr- fou Gabncltc .qui v*

taorn* wi loi.

Je la vois!... Oh!. . .

«ATirtCNE.

Un mot, chère demoiselle, un mot! Pleurer! criez, maudisse x quelqu'un, mais parlez-moi, parlez-moi!

GAHRILLLE, loiabtoi iiuh wr |« |.*u< i dr»il«.

Jo meurs!

ESPÉRANCE, (il fait «a iiiuu>»«i«bI.)

Mais elle souffre! (Uttllu.)

PORTO

Tout cela ne nous regarde pas. Rentrons!

CABRIELLE.

Pauvre roil qui comptait sur nies serments; pauvre abandonné que tout trahit, sujets, amis, fortune et maîtresse.

GRATIRNNE.

Que pouviez-vous faire sans secours?

CABRIELLE.

Je pouvais mourir. Quoi, Henri n'a q».e moi au monde el je ne combattrais pas jusqu’à mon dernier s infll»* pour nu» garder ,'i lui I quand il a ma promesse! Le sciait lâche! Suis-je donc tâche, Gfatiennc Y

, GRATUNNE.

Comment le prévenir?... Ou nous garde à vue... Dix fois, dejnii:. ce malin, j’ai tenté de in 'échapper pour courir au camp de M. Grillon.

ESPÉRANCE

La petite a dit : Grillon.

Croyez- vous Y

ESPERANCE

J'en suis sûr.

Fb bien ! après? Quand elle aurait dit Grillon, que nous im-

|H)rtc ?

ESPÉRANCE

Comment 1 mais rien ne n <us impolie autant que cela, {e»

|wfU»l uni» U m tapi-ro'litf <> C-ibf' «'V.)

CABRIELLE, m leml.

Pour un mot do moi porté au chevalier, je donnerais ma vie. espérance.

Knteuds-tu? (n •'•«««di* mot n n.t n »au.>.) Pardon, madame...

PONTIS, • pan.

Allons, bon!

GRATIENNE, a l'nroilk' < 1 u Caliorl.c.

C’est ce jeune bouline blessé, vous savez; qui demeure chez tes Franciscains.

GABRIbLU»

Oui, oui, je le reconnais bien. Pauvre jeune homme !

POSTLi, le» •rjmanl.

Pauvre jeune liomine, préciséinvul. les médecins lui déf 'futenl la conversation. Nous avons bien l'honneur de vous

saluer, (il «nittèn* E»frriiice.)

f.H A TIENNE.

Le gros est un garde du n*i

GiBRIELLiS.

Du régiment de Grillon ?...

CRAIlENNE.

lih! mais, oui!

GADUIELLE.

Oh ! quelle providence !

CRATIENVE.

C'est vrai. Attendez. (Appelant.) Monsieur, monsieur!

PONTIS, un» tiim »i> i-Mj-a <)*«Bl*oJfe.

Viens, mon ami, viens!

Mais on t'appelle.

rosrn.

Diantre (a OrmUe«nr.) Plait-il. nous sommes bien pressés.

GRATIP.VNE. a rotin,

Monsieur, vous ôtes du régiment de Grillon?

B&PÉRaKCC.

Certainement.

Fli bien?

GAATICNNE.

Eh bien, monsieur, vous pouvez rendre un grand service...

A qui?

ESPÉRANCE

Tu les effarouches! (p»»<4.it i«.. — \ c»iireiie.) Madame, il

ne faut pas être bien clairvoyant [tour deviner b qui l’iinde uou* pci! être utile. Vous tenez if ’iMrciu.iriéepar sur. rlsr*, parlorre, et tout à l'heure vous inv quie* *<i le uuin de Grill ou, du cbevaiier par excellence: CriUon e>t l'ami de tous ceux qui souffrent, l'appelez-vous À votre aide?

GRATIEXNE.

A la lionne heure, celui-là (elfe cm u moue * pmmi«<i«ii w **tm le

dm.)

GABUIELLE.

Ah! monsieur, je ne suis p is heureuse en effet, et j'aurai* bien lie oui d'appui; mais il est des choses qu'un ne peut dire «.l qu’il faut garder en son uctir, dussent-elles le faire éclater.

PONTIS, a part.

G’est quelque énormité!

CRATIENRE, la» a Errance.

Madame c»t timide, elle ne s’expliquera jamais devant deux hommes.

PONTIS, » Kipfniict.

Vous entendez, allons-nous en!

CllATIENNE, ti.» x K>j-cra»».

Devant un seul c’est autre chose.

Délite peste!

ESPÉRANCE

Nous comprenons, madame, voici mou ami l'ont»# ' e P 1U *

Dioitized hv CÎQOfltc

LA BELLE GABRIELLR.

galant des hommes qui va faire le guet du cûté de la chapelle.

Eh!..

bspérancs.

Va! i«cl («r l« (o*d à f*nrh«.)

GRATIENNE

Et moi du cdté du château, (eu* «mi p» i« fu»d b dr«u.)

GABRIELLR

Oui, monsieur, mats...

CPÙU5C8.

Veuillez d'abord écrire la petite lettre destinée à M. de Grillon.

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