ESPÉRAIS CB
Ah! il y a une personne... oui... sans doute!... Et vous voudriez que cette personne fût instruite?..
De mes larmes... de mon désespoir !
Je les comprends! séparée à jamais de celui qu'on aime, et vous aimez loyalement, j'en suis sûr, vous, madame, tendrement !
G AB RI ELLE
Ce n'est pas que j'aime cette personne comme vous l’entendez.
ESPÉRANCE, fin.
Ah!
GABRIELLB.
Non, monsieur, mais je lui ai voué lant d’admiration, de respect, que je souffre à ridée seule qu’il m’accusera d’ingratitude.
ESPÉRANCE
D’ingratitude. Oh! il ne faut pas!... Madame, le courrais moimémo porter votre message à Ni. de Crillon, mats je suis encore bien faible pour monter à cheval.
gabrielle.
Je vous le défends!
ESPÉRANCE
Mon amiPontis, au contraire, est de force à faire cent Heurs. 11 va partir tout de suite. Rassurez -vous, le colonel aura votre billet ce soir, et demain vous auiczla réponse.
GABRIELLE, ^omhIR.
Demain! ah! monsieur, je suis perdue!
ESPÉRANCE
Comment ?
Cette personne, cet ami à qui je m'adresse, s'il était là, ne me laisserait pas sans secours, et son secours est tout-puissant. Mais ie suis mariée, monsieur, mon père va ramener M. d'Armeval. Demain il sera trop tard !
ESPÉRANCE
C’est vrai!... le mariage n'est qu’une menace, le vrai danger c'est le mari.
Vous voyez qu'il faut m’abandonner à ma misère.
ESI HIUNCE.
Moi!., vous abandonner, oh !... ne nom» troublons pas. Ce qu'il vous faut, c’c-1 la liberté, la sécurité jusqu'à la réponse de votie protecteur. Celte journée et celle nuit, n’esl-cc pas?
Qui sait ?
C’est impossible, à moins don miracle.
ESPÉRANCE
Pour vous j’essaierai de le faire.
» G.tbKlKLL*.
Votre bon cœur s'y épuisera !
ESPÉRANCE
Dieu m'a fait un cœur intarissable.
Ah ! monsieur, en vous écoutant j'oublie, en vous regarda W j’espère!
ESPÉRANCE
Vous avez bien raison ! On m'appelle Espérance, vous lises mon noin dans mes yeux! Allez, madame, allez!
GABRIELLE, à ellrMM.
Espérance ! (cru m «hom ««n t* ■»>»».)