SCÈNE II
Les Mêmes, BR1SSAC, hui du ««Miu fr«»ç*i».
■iissac.
Eh! là, là, messieurs les Espagnols! doucement! voilà bien du bruit.
Ü. JOSÉ
Monsieur le gouverneur, la Porte-Neuve doit rester murée,
îmic
Monsieur le capitaine, elle restera ouverte jusqu’à ce que j’aie donné un ordre contraire.
D. JOSÉ
Mais, monsieur, j’ai le poste à garder.
DM86 AC.
Et moi, j’ai Paris.
D. JOSE
J’ai reçu l'ordre de chasser vos travailleurs.
(U le montre A Brimu.)
BRISSAC, ItUBI.
« Signé La Ramée? » Qu’csl-ce que c’est que cela, La Ramée?
D. JOSÉ
Le nouveau commandant nommé par nous et M. de Mayenne.
BIUSSAC.
Ne l’écoutez pas, car si l’on touche à un seul de mes piocheurs, ie connais les Parisiens, ils se fâcheront et jetteront vos Espagnols à la rivière.
D. JOSÉ
Monsieur...
BRISSAC
Ah! monsieur, ne m'en parlez pas, depuis que le roi s'est fait catholique, c’est surprenant, on dirait que les Parisiens ne sont plus du tout espagnols.
D. JOSÉ
Mais nous le sommes, nous, et l'on verra.
BRISSAC
Corbleu, si l'on verra! je crois bien !
(Am.ro lu iniopei un Umboar ta lHe, * lia* K riofoal «ai l'bpUaida. ) D. JOSÉ.
Qu’est-cc que ces troupcs-Ià ?
BRISSAC
La garde montante. Est-ce que d’habitude le service ne sc fait pas moitié par vous, moiiie par nous?
D. JOSÉ
Nous sommes déjà soixante Espagnols ici, pas de Français!
pas de Français! (Arrive d'au peloton de milice bnnrgftoiM »yj»l umi ■■
uat>ovr *a lit*.) Encore?... Qu'est-ce que ceux là?..
BRISSAC
La milice bourgiyise que je vous présente. (o« rit.) Vous étiez inquiet pour votre poste, plus vous aurez de monde, plus vous serez tranquille.
D. JOSÉ
Et vous comptez sur ces gens-là pour défendre Paris! regardez-moi ce peloton ! voilà des tournures. (oa ai.)
BRISSAC.
Ce font des apprentis tanneurs et quincailliers qu’on arme pour la première lois, vous ne pouvez pas leur demander d’être des César. Et puis, enfin, il? sont un peu chez eux, ici... Lesquels prenez-vous? ceux de là-bas ou ceux d’ici?...
D. JOSÉ, dcifaçniBi lot ba*f*eoi«.
Eh bien, je choisis ceux-là! (ri** d** eipk»»i>.)
BRISSAC
Vous avez la main heureuse. (Am bomft*ii.) Entrez, messieurs!
(La poJotoa mira »u p»m». )
UON JOSE, A ar< bornait».
C’est égal : au premier mouvement suspect, feu sur eux!
BRISSAC, A dtmi-Toii, «ut bourftoi».
Garde à vous, Parisiens ! (mm.) Je continue ma ronde. Paris a quatorze portes, messieurs, et six lieues de tour! (u •‘«loigma m*
dam J«M, «torté du dàl»elMMl — Laa baurRaou •'kiaUliMl.)
LA BELLE GABR1ELLR.
SCfcXE III.
Espagnols, groupé* » fo*d. Les Bourgeois, ESPÉRANCE.
ESPÉRANCE, an Iran* par U Port* N<u*f.
Disparue... Envolée comme im rêve... Oh! G.-ibrieWe - ! api es Luit jours de celte tendre et chaste amitié! disparue lamHs que je l'attendais sous les saules, où depuis le départ de Ponlis, elle et moi, nous nous promenions «f doucement lous les soirs!
— Ni violence, ni bruit, — ni traces de son départ. S’est-elle réconciliée avec son père, — avec ron mari?... Les Franciscains gardent bien un secret!... Cependant Gabrielle était entrée dans ma cellule ; — c'est bien elle qui a écrit sur ma table : Adieu, pour jamais; — c’est bien elle oui, penchée pour écrire, a laissé tomber ces deux larmes que jai baisées... — Elle était riante et douce, elle me regrettera. — Je l'aimais! — Voyons* me voici à Paris; l'hôtel de Sourdis est près de la Porte-Neuve, on m'y donnera de scs nouvelles. — On me dira la vérité sur ce départ mystérieux, (il wi ptmr.)
ONE SENTINELLE, placé* I droit*.
On ne passe pas.
ESPÉRANCE
Je vais dans Paris.