HE MUETTE
Vous inc déshonorez, monsieur!
LA RAMÉE
Je vous sauve l’honneur!... An lieu de vous laisser devenir la maîtresse du rnl, je viens vous chercher pour faim de vous ma femme!.. Un digne couple! Oh! c’est résolu... je vous attends.
■BNtrem.
Voilà une infâme surprise!
LA RAMÉE
hiles un infâme amour t... 1 a haine se comprendrait mieux, n'est-ce pas?
ttnRIETTK.
Ma mère me défcnJra!
LA RAMÉE-
Contre moi, allons donc! Pourquoi vous défendrait-elle? Pour vous réserver au roi?
nENntEfre.
Encore un protecteur, j’imagine.
U RAMÉE
Lui, à qui tout ii l'heure je n'ai rien voulu dire. Mais soyez tranquille, s’il le taut je le lui dirai !
B£, NRIETTI».
Vous oseriez!
LA RAMÉE
Je lui raconterai ce que je sais, ce qu'il ignore! Il saura dans quel nuage de sang a Va exhalé voire premier baiser.
IIEMIIETTE.
Il saura que mort accusateur est un n*sjssin !
U RAMÉE
Que m’importe de me perdre si je vous perds avec moi ? Cl quand j'aurai convaincu te roi, je parlerai a la cour, à 1 1 ville, rapprendrai le nom d’Henriette à l’écho des places publiques, a recho des carrefours. Jo ferai retentir de nu s cris, de mes accusations, de mes blasphèmes tout l'espace infini qui s'étend de la terre au ciel !
HENRIETTE
Et moi, je...
LA RAMÉK.
Vous me tuerez? non. Je vous connais et je suis sur mes gardes ! Allons, vous dis-je, ma patience de cinq années est à bout. Je n'ai pas joué ma tête en venant ici, pour reçu lcr devant vos menaces, même devant vos prières. Allons! lié (lie, impossible pour tout autre que moi, rappelez- vous bien mes paroles : moi vivant, vous ne servi à personne, je le jure! Allons, madame, mes amis s'impatientent, venez !
HEXHIKTTE, S pet.
Je suis perdue...
LA RAMÉE
Ne cherchez pas, ne luttez pas, ne m’irritez pas 1
BKMUETTB.
Eh bien ! quand je devrais... (t«h » c«p «iio »prrc*ii ««r r«niier
Ldonora «nur.itiic ri dclu'ul. Ella »‘iiU<-if«*n(A. Lc’jlo a lai lait ligue de celer.)
J’obéis... je cède, vous avez raison.
LA RAMÉE, dfRanh.
Qu’y-a-t-il?... que cherche- t-ellc ? (n regard. amour a. lu. uWa
K tache derrière le» li*rrru. )
■EMUE 11 K, Tiveitenl.
Mon masque tombé près de ce banc. Vous ne voulez pas que chacun me reconnaisse. On vient. (eu* k im»«m.)
LA RAMÉE, «cd«Unt.
C'est ml 1
l.ÉORORA, lafldli qu’l! fcc OU.
Allez sons crainte, vous n ii ez pas loin.
U MUETTE, h I. n.rnro.
C’est moi qui vous attends... partons ! (u lui pm.i n ■*»<«. iw
ptUil.)
LÉORORA, le» regardant.
Moi qui avais peur de cette femme... Elle me fait pitié, maintenant. (An m«n>*ci eu, ma ntt l'un eh l'auiie, La Ramcc rt IIodii Ile Irarrricul la jardin, ih rcoroi. lient E*pér»Bï*. Tout d*ul «'arrêtent pdlrlAdi. D^rjott, rêveur, oc Ut volt p«».)