LÉONORA, ZAMET
ZAMET
Quoi, vous êtes Léonora?
LÊONORA.
Oui.
ZAMET
ha sœur de lait, la favorite de notre jeune duchesse Marie de Médicis?
LÊONORA.
Oui.
ZAMET
Et vous venez de la pari du grand duc?.*.
LÉONORA
Vous trouver à Paris, car le temps presse.
ZAMET
Pourquoi faire?
LÊONORA.
Pour réparer celui que vous avez perdu Avez-vous oublié que notre jeune duchcs-c veut devenir reine de France?
ZAMET
Non. Mais puis-jecommabder aux événements?
LEONORA
Vous pouvez les préparer.
ZAMET
Suis-je cause que le roi ne prend pas Paris, faute d’argent?
LÊONORA.
Que ne lui en iournissez-v nus ?
ZAMET
Moi? sur quoi?
LÉONORA
Sur les deux millions qui dorment à Florence dans la cave de votre cousin, le fondeur; secouez ces millions-là!
ZAMET
Deux millions, vous osez dire...
LÊONORA.
C'est le grand duc qui le dit.
ZAMET. «WlURl.
Soit, mais mou argent ne fera pas que le roi s'occupe de ses affaires au lieu de s’occuper de ses amours.
| LÉONORA
Quels amours?
ZAMET
Une jeune fille, belle, noble, Gabriellc dT.sbrécs, dont il est épris jusqu’à la folie.
LÉONORA
S'il l'aime an point de s'attacher à elle, comment déjà n'estelle pas remplacée? Vous le savez, tout pour notre duchesse, pour sa fortune, pour sa gloire, tout! fut-ce ma vie!
ZAMET, A pirl.
Fût-ce mon argent!
LEONORA
Accompftgnet-moi d’abord, pour que je délivre le seigneur Speranza et que je reprenne Concilie.
ZAMET, & lur-^éü*.
Le liancé ne vient qu'aprèa. (hm.) Et puis?
LEONORA. '
El puis, à Paris, vous me prendrez à votre service, et nous commencerons tous deux à préparer à la duchesse son glorieux avenir! Sachez, Zamet, qu'à Florence on est mécontent de vous.
ZAMET, A pari.
Et qu’on lient la clé de la cave!...
LEONORA, apeicc»*Bt ttomy.
Silence !