ACTE DEUXIEME
Il Ü I. È .N E.
Pour ça, non, par exemple I Tout, excepté cela. Il y sera peutêtre, et je crains ma faiblesse... et puis, les fleurs, les parfums, le vin de Chypre... on ne sait pas... Je vais rester ici, et chercher le sommeil. (Elle s’assied sur lo lit de repos.)
CA (.(; H A S, voulant se retirer.
Alors, grande reine...
HÉLÈNE
Non, je vous en prie, ne partez pas encore, restez près de moi, votre présence me fait du bien.
CA LC II a s.
Trop bonne, en vérité.
I1ÉLÈ NE.
Demandez aux dieux de m’envoyer des songes bienfaisants... (Plusieurs esclaves passent sur la terrasse. Daccliis qui les conduit tire des rideaux qui masquent la terrasse.) Quel est ce bruit ?
CA LC II AS
Ce sont les esclaves.
Ahl oui, ies esclaves... Je vous jure, Calchas, que les terrasses du palais ont élé bien gardées pendant l’absence de Ménélas... Ah! si je pouvais dormir, et si dans mon sommeil je pouvais le voir,
CALCHAS
Le roi?
HÉLÈNE
Non.
CALCHA9.
L’autre ?
HÉLÈNE, baissant les jeux.
Oui... un songe, rien qu’un songe qui me le ferait voir, co Paris que je fuis, ce Paris que j’adore!. ce songe, il me le faut.
LA BELLE Il ËLÉ.NE
Calchas, promeltcz-lc-moil. . Àhl d'abord, si vous ne me le promettez pas, je ne vous aimerai plus I (Elle s’éteud sur le lit.)
CA LC H A S.
C’est que ça m’est difficile.
HÉLÈNE
Non, ça ne vous est pas difficile... ce songe, Calchas, ce songe...
(Elle s'assoupit.)
CALCHAS, la regardant.
Pauvre petite femme, la voilà qui s’endort. Elle est gentille comme ça... oui, très-gentille!... (s’arrêtant.) Eh bien, Calchas, ta Souveraine... (Un esclave enlr’onvre les rideaux, écoute, se décide à entrer, •t touche l'épaule de Calchas. Cet esclave, c’est Pàris. Calchas se retournant.) Ileinl...
l’esclave,
Tais-toi.
CÀLCHAS.
Un misérable esclave... entrer dans la chambre de la reine 1
PAHIS.
Tais-toi, elle se réveillerait.. .
CALCHAS, stupéfait.
Pâri3...
PARIS
J’ai dit à la reine que le troisième moyen était U rusel (Entra Baccbit par la ganche.) Oh! (il se cache an fond.)