Les derniers abbés, p
(( De toute l'œuvre de Walter Scott, fleuve abondant, mais infécond, où chaque adolescent s'abreuve, il n'est resté dans mon cœur qu'une ligure de femme ; elle flotte dans les froides brumes de l'Ecosse, qu'embrasent les mélodies brûlantes de Donizetti. Cette musique, auréole empourprée et apothéose d'une âme, est sortie d'un cri déchirant du vieux Galeb, lorsque Lucie, accourue au signal de son amant, croyant tomber dans ses bras, tombe s'engloutir dans la trappe assassine. «. Oh ! c'est faire bouillir l'agneau dans le lait de sa mère! » s'écrie le vieillard éperdu. Naïf et éloquent sanglot sur une fosse sanglante ! La femme est perpétuellement cet agneau supplicié par l'amour; mais l'agneau lâchement poignardé peut guérir de ses blessures, il se ranime et devient lionceau, il mord à son tour le meurtrier impuni, et devient l'instrument de la justice éternelle ^ »
c( Ne parle plus, continue-t-elle, aie toujours présent ce beau proverbe arabe : «. Qui