‹ La belle-mère; comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 17 sur 25 · C A ARLES · texte numérisé non relu

C A ARLES

On dit qu'il l'a aimée ?

M. DUVERSIN.

Je le sais., après ?

CHARLES

Après, après.'.' et s'il l'aimait encore., s'il osait le lui avouer., si cette lettre contenait la preuve de sa tendresse?.

M. DUVERSIN.

Il se pourrait !

CHARLES

Oui, mon père., voilà ce que je n'osais vous dire

Maintenant vous pouvez voir par vous-même.. m. duversin , prenant la lettre, et lisant V adresse. C'est bien cela.. A madame Duversin..

( 77 sonne. )

CHARLES

Il est des circonstances où Ion peut vérifier... où il est

permis de s'assurer.... Enfin, mon père, puisque vous savez...

m. duversjn, a un domestique qui entre. Tenez , portez celle lettre à ma femme.

( Le domestique sort. )

CHARLES

Comment , mon père , vous l'envoyez ?

M. DUVERS1N.

Air : Un jeune page aimait Adèle. Monsieur , je pense au fond de l'âme, Qu'il est encor des vertus... et j'y crois. Du moins jusqu'à présent ma femme De me tromper n'a pas encor lés droits ; Car jusqu'ici je n'ai rien fait moi-même

Qui méritât un tel oubli ;

Mais soupçonner celle qu'on aime ,

C'est mériter d'être trahi.

CHAULES.

Et si mes soupçons étaient fondés?... si le colonel était aimé... Si ce soir, un rendez-vous?..

M. DUVERS1N.

Charles, taisez-vous., je ne croyais pas crue chez vous la haine pût aller si loin.

CHARLES

Quoi! vous m'a^cu^ez de calomnie!.... Eh bien! c'est vous qui me forcez à parler... Oui, je l'ai vu... je l'ai entendu... je le jure... je le jure, sur 1 honneur.

M. DUVER61N.

O ciel !

CHARLES

Et si vous voulez, je puis vous rendre témoiu d'un entretien...

M. DUVERSIN.

Ecoute... j'aime ma femme... jel' estime; et oser douter de son amour, est un crime que ie ne pardonneiais ni à moi, ni à qui que ce fut... Mais je veux te confondre... j'accepte: et souviens-toi bien d'une chose — Si tu me trompes... si tes soupçons étaient injustes... je te chasse de ehez moi... je ne te reverrai jamais.

CHARLES

Mon père., je me soumets à tout.

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