‹ La belle-mère et le gendreChapitre 28 sur 50 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Pbécédests, ÉLISE.

De son amour pour toi l'on veut punir ta mère, Ma fille, et ton mari, contre moi furieux. Prétend, sans nul égard, me chasser de ces lieux.

DARCT.

Qui, moi? je n'ai pas dit...

ÉLISE

Monsieur.je vous conjure De ne point ajouter une nouvelle injure Aux outrages cruels que ,sans les mériter, Je me trouve aujourd'hui réduite à supporter. D'une épouse sitôt trahie et délaissée Que la mère par vous ne soit point offensée.

DARCY

Elise, que dis-tu? moi, te trahir, jamais! Peux-tu croire?...

MADAME DORFECIL.

Fort bien ; niez tous vos forfaits.

Nous n'en attendons pas ici la confidence : Mais d'un oncle chéri l'excessive prudence N'a pu les dérober à mes regards perçants.

DUCHEMIN

Encore moi!

DARCY, h part.

Je crois qu'elle a perdu le sens.

MADAME DORFEUIL, à DuchemiD.

Vieillard pervers , c'est vous , vous sur-tout que DUCHEMIN. [j'accuse.

Moi?

MADAME DORFETTIL.

Vous, qui paraissant étranger à la ruse, Sous les dehors trompeurs de la simplicité. Cachez un cœur affreux par le vice gâté. Mon fendre est bon , sincère ; il adorait sa femme : Vous l'aurez entraîné dans quelque piège infâme. Affreux machinateur!

DARCY

Je ne vous comprends pas.

ÉLISE

Ma mère, calmez-vous.

DUCHEMIN

C'est du galimatias.

MADAME DORFECIL, à Ducliemin.

N'êtes-vous pas honteux déjouer, à votre âge. Dans une telle intrigue, un pareil personnage? Est-ce ainsi qu'un vieillard, un oncle doit agir? Aider le vice, fi! vous devriez rougir.

DUCHEMIN

Je voudrais de mon crime être informé d'avance : Car je ne puis vraiment rougir de confiance.

DARCY

Plus clairement enfin, madame expliquez-vous.

MADAME DORFEUIL. [nOUs!...

Quelle audace!... ah! ma fille, avec qui sommes- Dans quel moment encor la trahison s'apprête! Le jour de mon retour et celui de ta fête.

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