J'AUL
C'est vous , utonsieur Gérard ?
GÉiunn.
Oui, Paul, je viens savoir si, depuis mon départ, La concorde chez vous est enHn rétablie.
l'AUL.
Ron! comment voulez-vous qu'on se réconcilie, Et que dans la maison les thoses aillent mieux? Celle qui brouille tout est toujours en ces lieux.
GERARD
Tout me semble pourtant dans une paix profonde.
PAUL
Ah! c'est qu'après avoir querellé tout le monde. Dans son appartement elle a fui comme un trait, Entraînant dans ses bras sa fdle qui pleurait. Sur elle à double tour elle a fermé la porte. C'est en vain que Monsieur sonne, prie et s'emporte Pour obtenir au moins un moment d'entretien : Sourd au fracas qu'il fait, on ne lui répond rien. Ah ! si vous le voyiez! la fureur le domine ; Contre la belle-mère il tempête , il fulmine.
GÉRARD
Allons, c'est quelque chose... et l'oncle Duchemin?
l'ALL.
De la salle à manger il a pris le chemin. Le cher oncle est réglé : qu'on gronde, rie ou pleure, Il faut que tous les jours il dîne à la même heure. 1! est encore à table, el, tranquille à l'écart. Du festin de la fête il mange seul sa part.
GÉRARD
Je veux troubler un peu ce repas solitaire. Va viJ;e de ce pas chercher la belle-mère; Dis-lui que Duchemin demande à lui parler : Elle quitteia tout pour l'aller quereller.
l'AUI..
C'est contre lui surtout que la fureur l'anime.
GÉRARD
lîon ! tandis qu'il sera sa tranquille victime, Obtiens que, sans tarder. Elise vienne ici; Mais d'abord hâte-toi de m'envoyer Darcy. Je veux absolument terminer leur querelle.
l'AUL.
Je vais , pour vous servir, joindre l'adresse au zèle. Mais, si l'on veut qu'ii-i la paix puisse durer. De notre belle-mère il faut nous délivrer. Point de salut pour nous sans cela.