‹ La belle-mère et le gendreChapitre 43 sur 50 · DARCY , GÉRARD , DUCHEMIN , ÉLISE · texte numérisé non relu

DARCY , GÉRARD , DUCHEMIN , ÉLISE

DARCY

Elle n'est en ces lieux (jue d'hier.

Et déjà ma maison est changée en enfer!

GÉRARD

Croyais-tu par hasard, dans ton erreur grossière, Trouver le paradis près d'une belle mère? De \otre autorité tous les deux dépouillés, A chaque instant du jour blessés, humihés. Divisés entre vous , ou brouillés avec elle , Vous aurez en ces lieux une guerre éternelle. Préférerez-vous donc un tel sort au bonheur Dont ce matin encor vous goûtiez la douceur ? Si vous berçant d'espoir et d'illusions folles, Vous vous laissez séduire à de ilouces paroles, Vos yeux à tous momens verront s'évanouir Ce bonheur désiré dont vous croirez jouir. Toujours nouveaux débats suivis de paix nouvelles, Un calme passager et de longues quc^relles. Voilà votre avenir. Les racommodements Perdent bien de leur charme à devenir fréquents. Moi , je les aime assez, maisc'est quand ils sont rares. Et je fais peu de cas de ces amis bizarres , Toujours brouillés, et prêts, dans leur étrange ac- A se raccommoder pour se brouiller encor. [ cord , Que la raison tous deux à la fin vous éclaire , Et prenez un parti cruel, mais nécessaire. Que votre mère quitte au plus tôt la maison : Cest là le seul remède.

DARCY

Oui , Gérard a raison.

Ce que nous disons là, mon Élise, t'afflige : Pardonne, à ce uarti tout ici nous oblige.

Sans doute ; ferez-vous , par amour filial , D'une maison tranquille un séjour infernal?

ÉLISE

Ah! je songe au chagrin que nous allons lui faire.

DARCY

Mais comujent .nuener un départ volontaire ?

GÉRARD

Il faut qu'un de vous deux se charge de ce soin , Et dans un entretien l'y prépare de loin.

KLISL

Ce ne sera pas moi.

sÇb

DARCY

Ni moi uon plus,

GÉRARP.

Courage !

Je ne puis m'en mêler pourtant , et c'«st dommage : Car il faudrait ici pour négcjciateur Quelque esprit ferme à qui le bruit ne fit pas peur.

nCCHEMIN, se levant

Me voilà.

DARCY

Quoi! vous-même affrontant sa furie?...

DUGHEMIN.

Oh! moi, je n'ai pas peur d'une femme (|ui crie.

GÉRARII.

D'un message pareil Monsieur peut se charger. Et l'oncle de Daroy n'est pas un étranger. Son titre est d'un grand poids dans cette circonstance, Et ce sera traiter de puissance à puissance.

DUCHEMI^.

Acceptez-vous mon offre?

DARCY

Ah! quel remercîment !

ÉLISE

Il faudra lui parler avec ménagement.

DARCY

Sans doute, avec douceur vous lui ferez comprendre...

DDCHEMIK.

Laissez donc ; je sais bien comment il faut m'y pren- GÉP..\RD. [dre.

La voici justement.

ÉLISE

Je tremble !

DARCY

Je m'en fuis.

Que mon oncle lui parle à l'instant.

ÉLISE

Je te suis

GÉRARD

( A. Duchemin.) Moi, je vous accompagne. A vous.

DUCHEMIN

Soyez tranquille.

eeeesâeeeeoooesset^oeegeoeseoooeoMeeMeQeaseeegoaeeMgeeeesMeee

Page 1